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& dans cette mcme acception, probité gauloise 3 fran-chise gauloise.
Le peuple ne voyant que fourberie & infidélité dansnotre siècle, s’imagine que les vieux Gaulois étoíentplus simples, plus loyaux & plus gens de bien quenous. Mais on ne fait en quel temps il faut mettre cesvieux Gaulois si pleins de bonté , de candeur & defranchiíe. Les uns donnent le nom de vieux Gauloisaux gens de la vieille Cour. Les autres les placent furla fin du dernier siècle ; les autres fous le règne deCharles VII & de Louis XI. D’autres les vont cher-cher fous la seconde race , & d’autres encore re-montent jufqu’à l’origine de la Monarchie, & disentque c’étoient les Francs, qui faifoient voir dans leursprocédés cette droiture, cette bonté & cette simplicitéqu’on ne voit plus dans nos actions. Mais qu’on aillede siècle en siècle , c’est vainement qu’on y cherchecette innocence & cette pureté qu’on loue fans fon-dement. Les vieux Gaulois Sc les François d’aujour-d’hui, ne font différens que parleurs habits, & par-leur langage. Ils n’étoient ni plus sincères, ni plusgens de bien que nous. M. Es p. C’est-à-dire , qu’ily a eu des fripons & des honnêtes gens dans tous lestemps , quoique de tour temps les Auteurs fe soientplaints de la méchanceté de leur siècle, & aient louéla bonté, la vertu, la franchise , la simplicité des siè-cles passés , & du bon vieux temps, qui tel qu’on ledécrit, n’a jamais étéqu’en peinture & dans l’idéc desPoëtes.
Gaulois, signifie aussi, grossier du vieux temps. CeProvincial a les manières un peu gauloises. Qui vou-droit maintenant regarder un Voëtç gaulois 3 Scr\mriaque des mots barbares ? G. G.
Nos bons bourgeois débitoient leurs fleurettes 3
Pleurs & soupirs 3 gémissemens gaulois.
La Font.
GAULOIS, f. m. Le langage Gaulois. Parler Gaulois.Ce livre est écrit en vieux Gaulois. Notre languen’étoit dans son origine qu’un misérable jargon, demi-Gaulois , demi-Latin, demi-Tudefque. Dès que lesRomains fe furent rendus maîtres des Gaules , lalangue Romaine commença à y avoir cours. Les Gau-lois oublièrent insensiblement leur langage ; ils le cor-rompirent en le mêlant avec celui des Romains, & decette confusion, il résulta je ne fais quel jargon qu’ilsappelèrent Roman , pour le distinguer du Latin. LesFrancs qui chassèrent les Romains , au lieu d’abolirce langage barbare, s’y accommodèrent eux-mêmes.Ils donnèrent feulement le tour de leur langue à ceLatin corrompu, en l’assujettissant à l’uíage des ver-bes auxiliaires être Se avoir, qui font propres à l’Al-lemand. Les Rois de la première race tâchèrent depolir ce langage brut & rustique ; mais l’entreprisei fut inutile : outre que les François étoient encore assez,barbares, ils furent íi occupés dans les guerres, qu’ilsn eurent pas le loisir de cultiver les sciences. Le lan-gage ne commença proprement à changer que vers lafin de la seconde race de nos Rois. Alors le Romanl’emporta tout-à-fait fur le Tudcfque , qui éuoic lalangue naturelle de nos premiers Rois. C t Roman pritune nouvelle forme. Par exemple , on y ajouta desarticles dont on n’ufoit point. La langue fe fortifiafous le régné de Philippe Auguste, & les Poètes quiparurent alors fous le nom de Trouveres Sc de Jon-gleurs, furent les premiers qui ôtèrent à l’ancien iîo-man ce qu’il y avoir de plus grossier & de plus bar-bare. Les Auteurs qui vinrent fous Philippe le Belcommencèrent à l’orner. Le Roman de la Rôle estle premier livre François qui ait eu quelque réputa-tion. Guillaume de Lorris en elt 1 Auteur ; il fut fur-
i nommé le Père de l’Eloquence Fiançoile : Sc Jean deMeun, surnommé Clopinel, fut le Continuateur duRoman de la Rose. La langue Françoise le purifia pen-dant le règne'de Philippe de Valois, & acquit de nou-velles grâces fous celui de Charles VII. Elle changeaplus considérablement fous le règne de François I Scde Henri II. Les beaux esprits qui fe trouvèrent en
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foule à la Cour de ces deux Princes , donnèrent á lalangue un caractère d’élégance Sc de doctrine qu’cllcn’avoit point. Enfin, les foins que l’on a pris dans lafuite à réformer Sc à polir la langue, l'ont amenée aupoint de perfection où elle est aujourd’hui. Pasq.Bouh. Bochard prétend que le vieux Gaulois étoit undemi-Hébreu, parcequ’il en dérive plusieurs mots,comme chable de cheble, chiffre defìjfra 3 valet devaledj baudet de badel , &c.
On dit d’un vieux mot, d’une vieille façon de par-ler, que c’est du Gaulois 3 quoiqu’ils soient de la lan-gue Françoise. Acad. Fr.
GAULON. C’étoit anciennement une ville de Judée.Gaulon. Elle étoit dans la demi-Tribu de Manassés ,au-delà du Jourdain , laquelle porta ensuite le nomde Trachonite. Gaulon , capitale de la Gaulonitide,petit pays situé vers les montagnes de Galaad, étoitenviron à quinze lieues de la mer de Galilée ; c’étoitune de ces villes qui avoient été destinées à servir derefuge aux meurtriers involontaires. Maty. Le paysoù étoit Gaulon s’appelle aussi Bafanitide, c’est-à-dire,dans le Royaume deBaían. Elle íe nomme encore Go-lan , Deut. IVj 43. Il en est parlé , Jof. XX 3 S , &1 Parai. VI 3 71. Gaulon fut ville Lévitique & villede refuge. Jofephe ,L. 7 , deBello 3 c. /jq.&Eusèbemettent Gaulon dans la Batanée: celui-ci dit, que deson temps c’étoit un gros bourg; ailleurs, Jofephe dis-tingue la Gaulanitide de de la Batanée. Quelques-unsdisent Golan au lieu de Gaulon , pareeque dans letexte Hébreu, Jof. XXI 3 27, il y a un Keri, qui ditqu’au lieu de pbj Galon , il faut lire Golan 3 commeau Deuréronome, IV 3 43.
GAULONITE. f. m. Sc f. Qui est de Gaulon. Gauloni-tes.
Gaulonite. f. m. Sc f. Nom d’une ancienne factionparmi les Juifs, Sc non pas de secte. Gaulonita } Gau-lotites. La faction des Gaulonites eut pour Chef uncertain Judas, que les Actes des Apôtres, r. 3 7, nom-ment Judas Galiléen, Sc Jofephe tantôt Judas Gaulo-nite 3 Antiq. L. XVIII 3 c. 1 3 Sc tantôt Galiléen,comme S. Luc, Antiq. L. XVIII , c. 2. Ce Judas ferévolta contre le Président Romain, à l’occaíìon d’untribut qu’il voulut imposer. Ainsi ce fut un séditieux,qui fit une faction, Sc non pas un hérétique qui fitune secte. Ce Judas périt, comme dit S. Luc, Aci. V337 3 Sc son parti fe dissipa. Voye% Jofephe cité, Sc deBello 3 L. VII , c. 2S. Godwin, Moses and Aaron 3 L.L c. / 3 -
GAULONITIDE. Territoire de la ville de Gaulon. Gau-lonìtis. La Gaulonitide étoit à l’orient du Jourdain.Jofephe, L. III, de Bello 3 c. iS 3 dit, que la Gama-litique, la Gaulonitide , la Batanée Sc la Trachoniti-de , étoient entre le lac de Tibériade & le mont Li-ban. Au huitième Livre des Antiquités il étend hGaulonitide jufqu’au Liban , & au troisième Livre dcla Guerre des Juifs, il dit que la Galilée est termineeà l’orient parl’Hippene, parlaGadaridc ct par la Gau-lonitide. D’où il est ailé de voir que la Gaulonitideétoit le long du Jourdain. Réland. Cela est vrai; carquoique Jofephe semble quelquefois érendre la Gali-lée au-idelà du Jourdain , de forte qu’elle renfermela Gaulonitide, puiíqu’il en distingue ici la Gauloni-tide , ou il ne l’étend point juíques-là, ou il n’cntendparler que de la Galilée propre, qui étoit toute cn-deçà du Jourdain.
GAULT. Voye^ Gaut. .
GAULTIER'& GAUTIER, f. m. Nom d’homme. Gu* 1 '
tenus.
GAUMER. Voye^ Vilmer.
GAUMIER. Voye-3 Garmier. „
fET GAUMINE. Terme de Jurisprudence. On íl PP c _, 1mariage a la gaumine > ceux qui íont conna^ 1présence du Curé , mais malgré lui, & fans ^ ucU allbénédiction , ni de lui, ni d’aucun autre , me sliesujet des mariages des Protestans'de France 17V’,GAVON. f. m. Terme de Marine. Petit cabinet vcC ^poupe d’un vailleau, Sc qui tire fa lumière des ca-nettes.
GAVOT. (Lepays de) Petite contrée de Savoie ,
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