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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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ou du château de Clermont qui en étoit proche. Ilen fut fait Evêque malgré sa résistance vers fan 656,Sc gouverna cette Egíiíe juíques vers l’an 66z qu’ilmourut, selon le P. Hcníchenius, Acl. Sancl. Jun.T. I j p. 322. Il y a encore un Saint Gênés 3 Comted’Auvergne, qui a vécu quelques années après SaintGents 3 Evêque de Clermont. Un autre Saint Gê-nés j martyr ; un Saint Gênés 3 Comédien de Rome.Il y a en Auvergne beaucoup d’Eglií'es dédiées tous le110m des trois premiers Saints Gênés. Saint Gênés 3Bateleur Sc Comédien d'abord, puis Chrétien &martyr, souffrit pour la foi vers l’an zSy ou z86.Voye3 Genies.

GENEST. Foye^ Genet.

GENESTE. f. f. Nom d’une plante qui jette des feuil-les longues comme celles du lin : íeS Heurs font jau-nes , faites en croissant, comme les gousses des pois :elle n’a point de pointes comme le genêt, duquel elleapproche beaucoup. Elle produit d’une leulc tigequantité de verges longues & termes; ta graine vientdans les gousses, comme celle de la vesce. Elle Heu-rit en Mai & Juin, & l’on en trouve presque par-tout dans les collines & les bois. Chcmel dit qu elleprovoque , iubtiliie , nuit au cœur & à l’estomac,que l’cau des fleurs distillée est bonne pour la pier-re , aulli- bien que la graine pilée &: bue au poidsd’une demi-drachme. On la corrige avec de la grainede fenouil ou d’anis.

GENESTE. (Colle de Genefie.) Ordre de Chevalerie.K rvey au mot Cosse.

GENESTRALE. f. m. Spatium. Arbrisseau dont il y adeux espèces. La première a la tige haute d’un piedSc demi, groste comme le pouce, l’écprce rude Sccannelée, se divisant en plusieurs rameaux verts dela mcrne longueur , lesquels jettent de petites vergessemblables à du jonc, grêles, Hcxiblcs, chargées aucommencement de quelques petites feuilles oblon-gues , qui tombent dès que les Heurs commencent àparoître. Ces Heurs font légumineuses, petites, jau-nes , tans odeur, attachées à des pédicules qui sor-tent des petites verges. Il leur succède des capsulescourtes, oblongues, ou presque rondes, cartilagi-neuses , ressemblant à un petit haricot jaune rougeâ-tre. Il n’y a ordinairement dans chaque capíule qu’unesemence en forme de rein, dure, noire. Sa racine estdure Sc ligneuse.

La seconde elpèce est beaucoup plus grande : elleégale ou surpasse la hauteur d’un homme. Ses ver-ges font plus pliantes Sc plus tendres. Il n’a point defeuilles. Ses Heurs font plus grandes Sc blanches,Sc cependant les fruits Sc les semences font plus pe-tits. L’une & l’autre espèce croissent dans les payschauds, principalement en Espagne, en terre sablon-neuse Sc stérile. Les sommités, les Heurs Sc les fruitsgenestrale purgent par haut Sc par bas, commel’ellcbore noir.

GENESTRAY. f. m. Ce mot se trouve dans quelquesCoutumes ; il signifie une terre où il y a du genêt.Ager genistis consitus.

GENESTROLLE. t. f. C est une plante qui vient natu-rellement Sc tans culture , qui sert aux Teinturiersà teindre en jaune. Genijla tincìoria. Ils Rappellentaussi l 'herbe du pâturage. Son port est le meme quecelui du genêt ordinaire,. Sc c’est pour cela qu’onRappelle genêt des Teinturiers. Ses verges font plusminces & plus courtes, de même que ses feuilles,ses Heurs & ses gouttes. C. Bauh. Pinac^çp, Rap-pelle genifta tincìoria 3 tincìoria germanica.

GENET. f. m. Genijla. Arbrisseau dont les Heurs fontlégumineuses. Le genet ordinaire 3 geniflascoparia 3ou cytiso genijla scoparia vulgaris 3 Injl. R. herb.s’élève jusqu a‘la hauteur de trois à quatre pieds,quelquefois il est plus haut. Il donne pluíieurs bran-ches ou rameaux droits, longs, minces & verdâtres,à trois, à quatre ongles , Sc garnis de feuilles ver-tes . petites le plus souvent, au nombre de trois,portées fur une même queue, Sc quelquefois feulesfur une queue. Ses Heurs font jaunes Sc suivies d unegousse plate, composées de deux cosses d un pouce

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& quelques lignes de longueur , fur un quart depouce de largeur, & qui renferme des semences tail-lées en forme de rein. Ses Heurs tout vomitives. Lescendres de toute la plante font diurétiques. Ses bran-ches servent à faire des balais.

Le genêt d’EÍpagne, genijla juncea 3 J. B. se dis-tingue du précédent, non-íeulcment par la grandeurde toutes ses parties, par Rôdeur douce de tes Heurs,Sc par tes branches pleines d’une moelle fongueuse,mais encore par ses feuilles, qui ne font jamais partrois fur une même queue. On cultive dans les jar-dins le genêt d 3 Espagne.

Le genêt des Teinturiers se distingue pareillementdu genêt 3 ordinairement par tes feuilles, qui ne fontjamais par trois. Voye\ Genestrolle.

11 y a un genêt à plusieurs coins dont on fait desbalais, que C. Bauhin appelle genifla anguksa cfscoparia : Plin. 395, ou cytiso genijla scoparia vul-garis flore luteo. Tournefort, Inst. rei herb. 649 3 ungenêt de l’ile d’Elbe, 6’c. On fait des cordages denavire avec des genêts d’Afrique Sc de Murcie , quifont de bon usage en eau douce & talée, Sc on enfaiíoit même dès le temps de Pline.

Genifla vient de genu 3 genou , pareeque le genetest Héxible comme le genou.

Genêt blanc. Le genêt s’élève si haut & si prompte-ment , qu’on pourroit le compter avec .les arbres :il pousse plusieurs branches, desquelles s’élève unequantité de petits brins délicats & pointus, qui Re-tendent jusqu’à la hauteur d’un pied & demi, ou.douze pouces, Sc tes brins jettent de certaines peti-tes feuilles faires comme celles de 1- rue, & desHeurs en grande quantité , qui íont rouges par I efond Sc routes blanches au reste, lesquelles étant deprès attachées aux branches, semblent autant de per-les destinées pour leur ornement. Ce genêt veut lesoleil médiocrement, une terre à potage ; dans ÌÇ Schaleurs il faut l’arrofer, Sc parcequ’il vient de grai-ne , on en seine. Morin.

Genêt piquant, t. m. Scorpius. Arbrisseau qui s’élève*différentes hauteurs, suivant les lieux où il naît. Rpousse des verges de couleur verte-brune, rances,garnies de toutes parts d’un grand nombre d’epist eSde différentes grandeurs ; mais toutes dures Sc fortpiquantes. Il y paroît aussi au printemps quelq ueSpetites feuilles étroites Sc pointues qui tombent enpeu de temps, Sc font place aux épines. Ses Heur*font légumineuses, petites, jaunes ou pâles; elles lotftsuivies par des capsules fort courtes, où l’on trouv®quelquefois des semences pâles, qui ont la foHï> ed’un petit rein. Sa racine est ligneuse Sc pliante. Ce treplante croît dans les lieux incultes. C’est apparer» 1 ^ment celle qu’on appelle vignon dans plusieurs P r0vinces de France.

L’Ordre du genêt. Ordre de Chevalerie quedans son Théâtre d’honneur, Sc après lui ì’Abbe J 11tiniani, hflor. di tutti gV Ordini milit. P. II 3 c • 4'Ip. s92 3 S93 3 disent avoir été institué par S. L« l1l’an 1 z34, à l’occasion de ses fiançailles avec Marg urite, fille de Raimond, Comte de Provence, St 130pas de Bérenger, comme dit Justiniani. L’habit dChevaliers du Genêt étoit un manteau de 0 3111blanc , avec un chaperon violet. Leur collier ÇO^

sistoit en une chaîne ornée alternativement o

Heur de genêt Sc d’une plaque d’or carrée,quelle étoit une figure de Heur-de-lis. De lapendoir une croix terminée aux quatre bouts p 31fleurs-de-lis. _ l3 js

On dit aussi genêt d’un cheval d’Espagnc > sbien des gens croient qu’il faut dire en ce ^genet 3 Sc non pas genefl. Voyez l’articlc qu> , jg

GENET. f. m. La dernière syllabe est brève.

.cheval venant d’Eípagne ou de Portugal, ^vspa-petite taille , mais bien proportionné. Equus Jniensis , Lusitanus, il étoit monté fur un ê e Ç e ’ oUCe mot originairement signifie un ca J aU ys í ailhomme de cheval. Il a été transporte du Gav s -cheval même, Mén. après Covarruvias. O.uns le dérivent du Grec wymt 3 qui sisi n !

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