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grande maison, mais c’est une fort }o\ïc gentilhom-mière. Il est: du style familier.
GENTILLSME. f. m. La Religion des Païens. Ethni-cismus. Prononcez l’j, Ce mot est peu en uíage ; ondit comunément Paganilme.
GENTILITÉ. í. f. Le temps du Paganisme, Sc le lieuoù il a été en vogue. Gentilitas. Les Dieux de lagentilité. Il se dit principalement des períonnes, Sclignifie les Gentils, toutes les nations Païennes. Laconversion de la gentilité étoit une œuvre réservéeau Mellie. Ross.
GENTILLÂTRE. s. m. C’est ainsi qu’il faut écrire, &mouiller les 11 . Petit Gentilhomme de nobletle dou-teuíe dont on fait peu de cas, & qui n’a ni bien,ni mérite. Je me luis trouvé à la campagne avec unelociété de gentillâtres , qui faisoient profession des’enivrcr dans les repas qisils se donnoient les unsaux autres. Ch. de Rior. Vôtre bonne amie fut vi-sitée l’autre jour par un gentillâtre campagnard. Mad.du Noyer.
GENTILLE, f. f. Nom d’une tulipe chez les Fleuris-tes. Elle est colombin changeant Sc chamois. Morin.
GENTILLEMENT. adv. Voye\ r Gentiment.
GENTILLESSE, f. f. Ce mot est du style familier. 11signifie ce qui est gentil, agréable, loir en beauté,soit en délicatesse, ce qui a de l’agrément. Elegan-tia , urbanitas , lepos ^veneres^venuftas. Cette fem-me a beaucoup de gentillesse. Cette pièce est loua-ble par la gentillesse de ^invention. Cet homme saitfaire mille tours de cartes, mille gentillesses , pourréjouir une compagnie. Cléopâtre rioit des bonsmots & des gentillesses d’Antoine. Ch. de M. Tou-tes ces gentilles es aye. j’admire en votre lettre, fontdes preuves de votre bon esprit, plutôt que de vo-tre bonne volonté. Voit. Je vous donne des ins-tructions sèches fans gentillesse Sc fans ornement.Bal. Elle leur donna des habits de bergers d’unegentillesse infinie. Mile de . . .
Peslel ou prend mon esprit toutes ces gentillestes?
Mol.
IjKF Gentillesse se dit de même des petits ornemensd u discours, du style, de l’éloquence. Si la vraieéloquence ne dédaigne pas ce qu’on appelle gentil-lesses Sc mignardises, elle ne court pas après ces pé-riodes artistement travaillées, dont les membres,par une disparité Sc une ressemblance étudiée, serépondent les uns áux autres, & forment une cadencemesurée Sc compassée qui Batte agréablement l’o-reille : ces sortes de gentillesses le pardonnent quand,elles font rares, & ont même de la grâce quand onen use sobrement. Rollin. Notre langue est suscep-tible de gentillesse. Il est vrai que nous ne la met-tons pas dans les mots comme les Italiens. Nous croi-rions déroger à la beauté simple de notre langue parces attestations qui dégénèrent aiíément en puérilité.La véritable gentillesse doit ctre dans l’eíprit. Les Fa-bles de la Fontaine Sc quelques-unes de nos chau-lons prouvent que notre langue fournit de quoi lesexprimer à ceux qui la savent bien.
Gentillesse s’entend quelquefois en mauvaise part,Sc signifie filouterie ,• tours de souplesse. Le Gasconqui trouva Ion camarade aux fourches patibulaires,dit > que c’etoit «quelque coquin de Normand qui luiavoit fait faire quelque gentillesse. L’Auteur de laCritique des Mémoires du Comte de Graminont,parlant de la maniéré infidelle dont on l’accuse dejouer , Sc des libéralités qu il faisoit de l’argent qu’ilgagneit de cette maiiiere, demande s’il est permisde lailler glisser fa main dans le jeu, afin de répan-dre enluife fur plusieurs personnes le fruit de les gen-ti Iles es.
Gentillesse signifie aussi agrément, jolies choses. Il sedisoit en ce lens dès le temps de Marot.
GENTILLESSE se dit aussi de plusieurs-petits ouvragestravaillés délicatement. Sc de certaines petites cu-riosités de petites choses jolies. Il a acheté mille pe-tites gentilles’es à la foire.
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Gentillesse. Ce mot se dit quelquefois en riant, poursignifier de certaines choses libres & gaillardes. Il ya là de certaines gentillesses qui ne peuvent íe direen François. Boil.
Gentillesse s’est dit autrefois pour noblesse, état,. qualité de Gentilhomme. Nobilitas. Etienne Goyon,Chevalier nommé par le Duc, Capitaine de la villeSc chastel de Rennes, noble homs Jean Tournemi-nc, & lui donnent leurs scellés au Duc, de les gar-der fidcllement Sc le lui promettent en foi de gen-tilles e Sc ordre de Chevalerie , le io Septembre1391. Lob. Hift. de Bret. T. 11 , p. 1631. La gen-tillese vient d'hoirie, Sc la noblesse vient aussi parlè bénéfice du Prince. Ragueau.
GENTILLY. Village de 1 île de France, situé à une de-mi - lieue de Paris. Ce lieu est connu dans f histoirepar un Concile qu’on y célébra l an 767, fous le rè-gne de Pépin, qui y assista, de même que les Non-ces du Pape, Sc les Ambassadeurs de Constantin Co-pronyme, Empereur d’Orient. Voyey l’Histoire desIconoclastes par Maimbourg. Nos Rois de la premiè-re & seconde race avoient un Palais à Gentilly. Fran-çois I se qualifioit Seigneur de Gentilly , & premierBourgeois de Goncsse. Mascur.
GENTILLY. f. m. Terme de Fleuriste. Tulipe qui estrouge, fiamète Sc blanc. Morin.fp* GENTIMENT, adv. Joliment, d’une manière gen-tille. Venuflè , eleganter. On trouve gentillementdans Pomey Sc dans quelques autres dictionnaires.On ne le dit plus. Gentiment ne vaut guère mieux.Sc ne se dit qu’en badinant Sc par dérision. Ainsipour se moquer d’un homme éclaboussé , ou dont lafrisure a été dérangée, on dit, vous voilà gentimentaccommodé, gentiment coeffé.
GÉNUFLECTEUR. s. m. Terme d’Histoire Ecclésiasti-que. Qui fléchit les genoux. Genufieclens. On don-noit ce nom dans l’anCienne Eglise à une classe deCatéchumènes, qu’on appeloit autrement Compé-tens, Sc qui, après avoir été suffisamment instruits,demandoient le Baptême, & étoient en état de lerecevoir. On les appeloit génuflecleurs, parceqti’ilsle mettoient à genoux quand on récitoit fur eux desprières. Voyey Catéchumènes.
GÉNUFLEXION, f f. Fléchissement de genoux. Ge-nuflexio. Il ne se dit que de la révérence qui se faitpar les Ministres de l’Autcl dans les cérémonies del’Eglise, particulièrement en passant devant le SaintSacrement, quand il est exposé, Sc en mettant un ge-nou en terre. Il faut faire une génuflexion toutes lesfois qu’on passe devant le S. Sacrement. Il fit plu-sieurs Fe/7L/?e.YÌo/ir.
Le P. Rosweyd, Jés. dans son Onomaflicon sutles vies des Pères, au mot génuflexion , montre quela génuflexion dans la prière est un usage très-anciendans l’Eglise, Sc même dans l’ancien Testament, quecet usage se gardoit toute l’année , excepté le Diman-che, Sc pendant le temps qui est depuis Pâques juí-qu’à la Pentecôte. Il rapporte les raisons de cettedifférence, tirée de S. Augustin, de S. Basile, d’A-nastaíe, de Nicée, de S. Germain montre patS. Justin que cette différence vient des Apôtres; qU"semble néanmoins à Baronius qu’elle n’étoit pointétablie l’an 58 de Jelus Christ, à cause de ce qu onlit de S. Paul dans les Actes, c. XX, mais que Lo-rin a montré qu’on n’en pouvoir rien conclure. *finit en remarquant que les Saints avoient porte 11loin l’cxercice de la génuflexion , que l’Auteur dtPré spirituel \4 marque, que quelques-uns en avoientusé íe plancher à l’cndroit où ils sc mettoient a S e snon, & que S. Jérôme dit, que S. Jacques avoirpar-là contracté une dureté aux genoux égale à cCdes chameaux. , ^
fìCT La génuflexion est aussi une marque extérieurerespect, de soumission, de dépendance d’un n°nià un autre homme. La génuflexion a paste derient dans l’Occident, Sc plusieurs Rois ont ' ol1qu’on fléchît les genoux en leur parlant ou enservant. . . u
GENUNIEN, ENNE. s. m. Nom d’un peuple de
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