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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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542. G O B

alloit au-devant à pied, 6eleur présentoir un gobeaude lait de jument ( breuvage qui leur ést en délice;)& si en buvant, quelque goutte en tomboit sur lecrin de leurs chevaux , il étoit tenu de la lécher avecla langue. Montagne. Cette espèce d’eíclavagc com-mença vers le milieu du treizième siècle, & duraprès de deux cetís soixante ans. M. Coste , not. 29.Gobeau 6c Gobelets deux mots synonymes ; pourdire , coupe 3 viennent de cupella 3 coupe; car ancien-nement on diíoit une cope 6c un copelet. Borèl, dansson Trésor d’Antiquirés Gauloiíes. M. Coste, note30. Gobeau est dans Monet , 6c dans le Dictionnairedes Arts.

fìCT GOBELET, f. m. Vase de verre , d’argent ou d’au-tre métal, plus haut que large , ordinairement rond6c fans anses 6c fans pied , quand il est de verre,moins large 6c plus haut qu’une tasse, servant àprendre différentes boissons , chassdes ou froides.Poculum.

Ce mot vient de cupa 3 félon Ménage , aprèsSaumaiíe. Budé le dérivé du Grée xwr-AAor, com-me qui diroit cupelet ; d'autres de gob 3 hiot bas Bre-ton.

Le Gobelet est le premier des sept Offices de laMaison du Roi. Il se diviíe en deux sortes de fonc-tions. La Panneterie-bouche , où l’on prépare toutce qui regarde le couvert dù Roi, le paiíi, le linge6c le fruit; 6c YEchansonnette-bouche , où l’on asoin du vin 6: de l’cau pour servir à boire au Roi.Les Officiers du Gobelet , fervent le Roi l’épée aucôté. Les deux chefs du Gobelet , l’un de Pannete-rie-bouche , 6c l’autred’Echansonnerié-bouchè , fontPestai de ce qu’ils apportent devant le premier Valetde chambre.

DéT On appelle collectivement Gobelet , les Officiersqui servent au Gobelet'. Le Gobelet a éu ordre defaire telle chose. On dit Chef de Gobelet ou du Go-belet.

Jouer des gobelets ; c’est faire plusieurs toursde paste-passë 6c de subtilité de main , comme fontles Charlatans , dont le principal est d’avoir troisgobelets de fer blanc, par lesquels ils font pas-ser subtilement quelques petites balles ou bou-tons.

Oh appelle figurément, hn joueur de gobelets, toutiiomme qui emploie la ruse 6c lartifice pour tromper

, èn toutes sortes d’affaires.

Gobelet , se dit auffi de cette petite tige qui tientplusieurs fruits , attachés aux arbres, cbmme legland , la faine, les noisettes, parcequ’elle repré-’íente une petite coupe ou bastmet : on le dit auffidcplusieurs Heurs qui ont cette figure.

GOBELETS des pots de lissée. Terme d’Artificier. Ilsdoivent être inégalement grands en diamètres ou enHauteurs pour la même fusée, puiiqu’unc garnitured’étoiles tient beaucoup moins dc volume qu’Unc gar-niture de vétilles de même poids;

GOBELIN. f. m. Esprit ou Démon familier, qti’oii ditíe divertir, faire quelque fracas la nuit, ou rendrequelques services dans les massons, comme de pan-ser 6c étriller les chevaux , < 5 >c. Lemur. On menaceles eufatìs au Gobelin. Le Gobelin vous mangera.L’Acad. dit Goblin.

0CPGOBELINS. f; m. pi. Nom d'une Manufacture Roya-le , établie à Paris , au bout du faubourg S. Marcel,vulgairement S. Marceau , pour la fabrique des ta-pisseries 6c meubles dc la Couronne; Les tapisseriesles plus estimées font celles des Gobelins. Cet Hôtela pris son nom d’un excellent Teinturier en laineappelé Gilles Gobelin 3 6c non pas Jean , commedit Corneille, au mot Bievre ; qui loccupoit fousFrançois Premier. C’est lui qui trouva le secret deSCT cette belle teinture d’écarlate qui a conservé sonnom, austì-bien que la petite riviere de Bievre, surles bords de laquelle il fit son établissement, 6c quel’on ne connoît guère à Paris que fous le nom de ri-vière des Gobelins. Il y ht bâtir une masson, qu onappela la Foli e-Gobelin , 6c qui en 1667 , en con-léquence d’un Edit de Louis XIV, changea ce nom

GOB

en ceíui d’Hôtel Royal des Gobelins. Lés GobefiníIon t remplis aujourd’hui des plus habiles ouvriersde l’Europe en Teinture, en Tapisseries, en Orfè-vrerie , en Peinture 6c en Sculpture, en Marquete-rie , fous la direction du Surintendant des Bâtimens;Ils ne travaillent ordinairement que pour le Roi.Le Roi y loge auffi des Peintres, des Graveurs, 6c-On dit écarlate des Gobelins , tapisserie des Gùbe-linsi

GOBELGTTER. v; n. Boire souvent, & à pètits coups-Potitare. Il ne íé dit qu’en mauvaise part, des gèr;Sde débauche, ou de basse condition, qui íont long'temps à boire avant ou après le repas. Il est pope-, laite.

GOBE-MOUCHE. f. m. C’est unè espèce de petit le -zard des Antilles, fort adroit à ptendredes mouches,6c c’est de-là que les Européens lui ònt donné ce noM-Les Caraïbes l appellent Oulleouma. C’est le plus pe-tit des reptiles des Antilles, Il a la figure de ceuxque les Latins noffimènt fielliones. Il n’est guère plusgros que le doigt, 6c tant soit peu plus long. Les mâ-les íont verts , & les femelles toutes grises, & untiers plus petites que les mâles; Il y en a qui sem-blent être couvertes de brocatel de fin or, ou dar-gent, d’autres de vert doré 6c de diverses autres cou-leurs très belles. Tout en est plein, non-seulem'entdans les forêts, où ils se mettent fur les arbres, maisauffi dans les maisons. Ils íont fort familiers, 6enefont point dé mal; Rien n’est plus patient que cecanimai ; il íe tiendra une demi-journée entière fansremuer en attendant fa proie. Il fait de petits œufsgros comme des pois, qu’il couvre d’un peu de ter-re, les laissant couver au soleil. Si tôt qu on lcsrue,ils perdent incontinent tout leur lustre : l’or 6c l’a-zur, 6c tout l’éclat de leur peau se ternit, 6c deviesstpâle & livide. On pourroit prendre le Gobe-mouchepour une espèce de caméléon, à cause qu’il prenssaisément la couleur de toutes les choses fur les-quelles il demeure. Car ceux qu’on voir à l’entoufdes jeunes palmes font entièrement verts, comme IcSfeuilles de cet arbre; ceux qui courent fur les oran-gers íont jaunes, comme leur fruit. Il s’en est théinetrouvé qui pour avoir été familiers dans une chàmbt®où il y avoir un tour de lit dc tasseras changeant,produisirent une infinité de petits , qui avoienttout le corps émaìllé de diverícs couleurs toutessemblables à l’ornement du lieu où ils avoient ac-cès. Louvilliers de Poincy, Hist. des Antilles*L. 1 3 c. 13> art. 6. P. du Tertre 3 Hïlloíre des A n 'tilles.

IsT On appelle populairement Gobe-mouche, un hom-me qui s’amuíc à niaiser , qui perd le temps à des ba-gatelles.

GOBER. v. a. Terine populaire, qui signifie, avaler toutd’un coup. Haurire , exfotbere. Il a gobé ce verre d e, vin fans le savourer;

Ce mot vient de cupare.

Gober , signifie figurément, croire légèrement Sc sa |lSréflexion. Arripere temere. On lui a conté une histoss efaite à plaisir, il á gobé cette nouvelle comme si c ‘ ceût été vraie. Ils sopt propres à gober tous les hame-çons qu’on vèut leur tendre. Moi. Il n’est q ue “style familier.

. Amufe\ les Rois par dessohges;Flatteries 3 paye\-les d’agréables mensonges,Quelque indignation dónt leur cœursoit reisp 11 ’Ils goberont Pappas 3 voussere\ leur ami-

On dit proverbialement, qsson a laissé h° m 'lue gober des mouches, òaand on l’a ^ ltíc ! ong 7remps attendre en quelque lieu où il nVoit nen àraire.

ôeer , íe dit en Fauconnerie d’une manière de chas-. la perdrix avec l’oiseau , avec l’autour 6c 1 éper-vier.

0BE *- II signifie auffi dans le style familier, prendrequelqu un i se saisir de quelqu’un lorsqu’il S y 2ttén