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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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oiseaux. Eu fauconnerie on les appelle serres.

Ce mot vient de gryphium , qui lignifie une chosecrochue.

Griffe , se dit figurément des hommes médians, quiabusent de leur pouvoir ou de leur capacité pourpiller, & tourmenter les autres. Les Ministres repré-sentent l’Eglise Romaine comme un monstre fu-rieux , dont ils ont ressenti les grises 8c les attein-tes cruelles. Sainte-Marthe. Il est bon «Raccom-moder ses procès pour sortir de la griffe des Pro-cureurs 8c des Chicaneurs. Ce prisonnier s’est échappéde la griffe des Scrgens. Vous ne sauriez croire lesavantages qu’on ma offerts pour me faire promet-tre de prêter mes griffes contre vous. Voir. Vos louan-ges ont des ongles 8c des griffas. Boileau.

On dit aussi dans ce même sens , que les pé-cheurs font dans les griffes de Satan ; pour dire,en la puissance du Démon. On fit cette épitapheau célèbre Gryphius, Imprimeur Allemand, qui mou-rut à Lyon :

Le grand griffe , qui tout griffe,

A griffé le corps de Griphe.

fd*On dit figurément & familièrement donner un coupde griffe à quelqu’un , lui rendre quelques mauvaisoffices, particulièrement par des discours désavanta-geux.

Griffe. Terme de commerce d’étain. C’est un cro-chet qui est la marque que les Essayeurs d’étainmettent fur les lingots, ou saumons, pour en mar-quer le plus ou le moins de bonté. Plus il y a deces crochets ou marques, 8c plus l’étain est défec-tueux.

Les Orfèvres appellent auffi griffes , les pieds d’unemarmite , des chenets, &c. pareequ’on leur donnesouvent la figure de griffe.

On appelle encore griffes , des outils en formed’une S , qui fervent aux Serruriers à tracer les pan-netons des clefs.

Griffe, chez les Tourneurs, est un morceau de boistaillé de manière qu’il a deux crochets qui.servent àa tinter l’outil.

GRIFFE. 1. m. 8c f. Terme de Relation. C’est dans lesîles de l'Amérique méridionale, & fur-tout à Saint-Domingue, un homme ou une femme né de parensl’un Nègre & l’autre Sauvage. Ils diffèrent des Nè-gres , des Mulâtres, des Sauvages & des Quarteronspar la couleur. Les Nègres font noirs, les Mulâtresjaune foncé, les Grffes jaune plus clair, les Sauva-ges encore plus clair, & les Quarterons seulementune nuance de jaune. Lettre ecrite de S. Domingue.Ce sont les Espagnols qui leur ont donné ce nom,àcaule de leur laideur ordinaire.

Griffe d’ours. C’est une forte de védasse ou cendregravelée, qui se tire de Conigsberg. Elle íc vend àAmsterdam depuis 18 jusqu’à 70 livres de gros lelast, à 18 mois de rabat. Elle donne un pour cent dedéduéFion.

Griffe. Terme de Fleuriste. Oignon de renoncule./? e -nunculi tuber , bulbus. Voilà des grffes de renonculequi font bien belles. Liger. Les oignons de renonculefont appelés griffes, pareequ’ils ont en effet à leurracine une espèce àegrffe. ÇfT Ces griffes ont desdoigts, d ou il fors des fibres, ainsi quedu collet danslequel s articulent les doigts de la griffe.GRIFFENBERG. Petite ville de la Poméranie propreen Allemagne. Griffenberga. Elle est fur la rivière déRega, entre Treptow & Regenwolde, & à cinq lieuesde Camin, vers l’orient.

GRIFFENHAGEN. Petite ville de la Poméranie Sué-doise. Grffenhaga. Elle est sur le bord oriental del’Oder, dans le Duché de Stetin, à trois ou quatrelieues de la ville de ce nom, vers le midi. Long. 3 gd. 4fm.lat.si 7 7 m. ,

GRlFFENSÉE ou GRIFFENZÉE. Petite ville de la Suis-se. Grffenfea. Elle est située sur le lac de Grffenrée,dans lé canton de Zurich, 8c à l’orient de là ville dece nom. Maty écrit Grffenffe. C’est que les Hol-

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landois écrivent & prononcent %ée, au-lieu que lesAllemands disent fée, un lac, un étang.

GRIFFER, en termes de Fauconnerie, c’est prendre avecla griffe. Foyeq Griffade.

GRIFFIQUE. adj. m. 8c f. Gryphkus , a. On appeLe enPoméranie, la famille Grsjique , cu du Grise, celledes Ducs de Poméranie, qui finit en Bogiíhs XIV,mort en 1637 le 2.0 Mars. On l’appelle ainli, parce-qu’elle portoit un griffe dans ses étendards. On ap-pelle auffi une Académie de Grypswald, F AcadémieGriffique ou du Gryfe. Academia Griffìca, apparem-ment parcequ’elle a été fondée par les Princes decette maison.

GRIFFON ou GRIPHON. s. m. Oiseau de proie sem-blable à l’aigle. Gryphus, gryps.

Ce mot vient du Grec ygvy, qui signifie la mêmechose.

On appelle auffi griffon, un animal fabuleux ayantquatre pieds, des ailes, un bec d’oiseau, la partiesupérieure de l’aigle, 8c l’inférieure du lion. Les An-ciens croyoient qu’il veilloit à la garde des trésors.M. Spon assure que le griffon est fabuleux, 8c qu’ilétoit consacré au soleil.

Il est parlé da griffon dans l’Ecriture 1 , mais on nedoit point entendre par ce mot un animal quadru-pède & ailé, que jamais personne n’a vu, quoiqueServius, dans son Commentaire sur la huitième Eglo-gue de Virgile, & Isidore en parlent. Le griffon del’Ecriture est une espèce d’aigle qu on appelle en La-tin offifraga, & en Hébreu, çh2, pères , du verbetnS), rompre, briser. Dieu avoir défendu aux Juifsde manger de plusieurs sortes d’oiseaux de proie ,qui sont le milan, le vautour, &c. 8c différentes es-pèces d’aigles, qu’on distingue en Latin par les nomsdì aquila, gryps, halixetus. Pausanias, in Arcadicis,dit que les griffons ont la peau mouchetee commeles Léopards. Voye\ fur les griffons, Bochard, Hie-ro%. P. II, L. II, c. j, 6, 8c sur-tout, L. FI, c.2, Vossius, de Idol. L. III , c. pp, f. Ó30, & c *Marmol, L. I, c. 2j , p . 6s- M. Spanheim, Dif-fert. V, §. 10.

Les griffons étoient consacrés au soleil, & les an-ciens Peintres Indiens peignoient le char du Soleiltraîne par des griffons. Vossius, cité p- 3^4-1 étoient auffi à Jupiter & à la Déesse Némàse, com-me l a remarqué M. Spanheim, 8c après lui M. Be-ger. Les Arabes appellent les griffons, y j rit ■ Mar-mol, L. I, c. 2j, où il écrit que íur les monta-gnes d Ethiopie, 8c enne autres fur les montagnes dela Lune, on voit le griffon qac les Arabes appellentifrit. Le griffon palle pour etre ennemi du dragon.Voye% Philostrate, dans la vie d Apollonius, L.III, c. 14,8c une antique du cabinet du Roi dePrulle dans Béger, T- II, p- J d-?.

Les Sciotes ont un griffon fur leurs médailles. Laville de Smyrne en a auffi souvent, de même que lesPanormitains, les Abdérites, les Téïens de Panor-me, de Lilybée, &c. Les Yélitcs dans Goltzius, T>ab.IX, n. S p, ont fur leurs médailles un griffon ma-rin qui a la queue d’un dragon. Césarius, en sonsecond Dialogue , réponse 102 e , met les griffons en-tre les animaux amphibies, comme les crocodiles,les hippopotames, «Sc. Tristan, T. III, p. Si.

L’ORDRE DU GRIFFON. Ordre militaire, qui se nom-me auffi l’Ordre du Lis, 8 c plus communément 1 Or-dre de la Jarre. Foye% Jarre.

On a appelé figurément, griffon, un homme ava-re , qui prend, qui vole, qui enlève le bien au-

Sur la fin du douzième siècle, on appese griffon,une race de bandits qui occupoicnt un c ìateau au-

decà du Phare de Meffine, 8c R ue v,c \ ar > 01

d’Ángleterrc, détruisit dans son voyage a la Terrc-

GRIFFON f. m Nom d’homme. Mezcray 8c Corde-moy disent Griffon, & le P- Danic|, 6 nppon.

Griffon. Nom d’une ancienne monnoie de Liege, quel’on estime vingt florins, plus de vingt fous.