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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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G U A

graphes , c’est une faute. Son nom est: Gua'lrana ouGuayranc. C’est une Province du Paraguay. Elle a àl’oricnt le Brésil, à l’occident le fleuve Parana. Sa lar-geur, depuis les campagnes de i’Urúaïque áu midi,juiqu’à des forêts & des marais impraticables qui labornent au septentrion , est d’une étendue immense,

Sc jusqu ici inconnue. Elle est, pour la plus grandepartie, lotis le tropique du capricorne. Les chaleursexcellìves qu’il y fait, & l’humidité de son terroir laTendent également fertile, Sc en fruits propres a lanourriture, Sc en maladies, & plus propre à nourrirdes serpens & des bêtes que des hommes. Cepen-dant Gusman dit> que quand les Espagnols y pénétrè-rent, on y comptoir trois cens mille âmes, qui habi-toieiit principalement fur les bords de lHuibai, duTibaxiva, du Paranapana, du Pi râpe & du Parana,cinq fleuves qui Fatroíent, On n y mange point d’au-tre pain que le manioc, ni d’autrt chair qtlc celledes animaux qu’on tue à la chaste. Il y a beaucoupd’élans. Les pierres de la Guaïrane font célèbres : cefont des espèces de matrices d’une forme ovale, dela grosseur de la tête d’un homme. Elles se formentdans la terre, Sc quand elles y íont parvenues à leUrmaturité, elles éclatent avec fracas comme une bom-be , & jettent de tous côtés de leur sein des pierresirès-belles à l’œil, diaphanes, les unes de couleur d’a-méthyste, les autres violettes, quelques-unes vertes,plusieurs de couleur de cristal ou rouges, & la plupart taillées en diamans, & si belles en apparence,qu’on les prendroit pour des pierres précieuses. Cen’en est pourtant pas; ce ne font que des pierres tel-les qu’il s’cn voit dans le territoire de Liège. Les fo-rêts soumissent beaucoup de fraises Sc d’autres fruits;parmi les fleurs, la plus singulière est la Grehadilledont nous avons parlé en son lieu. La guembe y estfort estimée; il y a austì des dattes beaucoup plusagréables que celles d’Afrique, dont on fait du vin.Dans la néceilìté, on mange la moelle du palmierau-lieu de pain.

Entre les animaux qhi se trouvent dans les forêts,il y a un porc fort singuliet; il a le nombril fur lcdos, & si on ne le lui coupe auflì-tôt qu’on l’a tué,l’animal se corrompt sur le champ. Il y a une grandequantité d’abeillcs de différentes elpèces, mais qu’onne peut jamais contenir dans des ruches, ni rendredomestiques* Leur cire le blanchit d’clle-même; leurmiel est excellent, on en fait de l’hydromcl. Les vi-pères íónt plus dangereuses Sc plus animées dans cepays que nulle part ailleurs. Il en est qui s’élancentfur les hommes de destus les arbres, & s’entortil-lent autour du corps à plusieurs tours; si on ne lescoupe, elles tuent en un moment, & rongent lc corpspeU à peu; quand elles ont trop mangé, elles présen-tent leur ventre aux rayons du soleil, qui en le pourristant avec ce qu’clles ont dans l’estomac, leur rendainsi leur première vigueur. D’autres fur le bord desrivières ouvrent une grande gueule j & attirant par-là les poissons, elles les dévorent avec une vîteste &une voracité suprenante. D’autres fur le bord des ma-rais se jettent sur certains oiseaux, qui quand ils íesentent blestés, vont manger d’une herbe qu’on ap-pelle Macagua, qui leur sert dè contre poison & lesguérit, & dont pour cela ils portent le nom. Ils re-tournent ensuite au combat, & donnent en attaquantSc en se défendant un spectacle alsez agréable. Il y. a aussi des singes & dés tigres comme dans les paysvoisins* Kift. Paraq. L. IIIc. 30 . Il y a plusieursarbres dont on tire du baume. Ibid.

La Guairane n’a que deux petites villes Espagno-les , dont 1 une est Villacica, 1 autre Guaïranid éloignées de quatre-vingt lieues tune de feutre.GÛAIRO. Mot indéclinable, & terme de Fauconnerie.G’est un cri qu on fait à la chaste des perdrix, en les'•'oyant partir, pour avertir le Fauconnier de lâcher\°ìsc;iu.

GUAive. adj. Terme de Coutumes. Voye^ Gayve ,

GtU^ ^ nv ^ mc ohofe. ’

■ ^LATA. Royaume. Gualaca Regnum . Il est dans la'gntie, en Afrique. Ses bornes font au nord du■t om e Ifc.

G U À 6 f 7

Èoyaóme de Zanhaga, au levant celui de Tombut.au midi celui de Généhoa, Sc au couchant la mtrAtlantique. Ce pays ne produit qite du ris, du mil-let, de Forge & d'es palmiers. Ses lieux principauxfont Gualata , Cándiá, Fulli & Hoden. Il se sait quel-que commerce dáns cette dernière ville, & les ha-bitans en font Mahométans ; ailleurs ils font Idolâ-tres Sc adorent le feu. Mat y. Voy. de la Croix ,Hifii d’Afriq. T . ILGUALBOURG. Voye% VAufebuRG.

GUALDO. Bourg de l’Erat de l’Eglife, en Italie. Gàl-dumj Validum. Il est dans lá Marche d’Ancone, versles confins du Duché de Spolète, Sc de celui d’Uf-bin, à trois lieues de Nocéra, vers le couchant. Cebourg a été bâti des ruines de la ville de Tadinum,qúi étoit Episcopale, Sc qui fut détruite pár les Lom-bards. Mat y.

GUALEOR. Quelques-uns écrivent Gòuahàr , selon lavraie prononciation. Gualor. Grande ville de slndos-tan , dans là Province de même nom, dont elle est lacapitale.

GUALID. Montagne d’Afrìqlie. Gatidus mons. Elle estfort rude Sc fort haute, située dans lá Provinced’Et-rif, au Royaume de Fez. On appelle les habitans decette mohtágne Béni Gualid , mots Arabes qui signi-fient enfans de Gualid. Marmol en parle, L. IV 3 c. S.GUAM, ou GUAHAM. Nom de la plus grande & laplus méridionale des îles des Larrons oû Marianes ,que Dampier place au treizième d. ly min. de lati-tude septentrionale, Sc qu’il décrit dans son deuxiè-me tome; cì ioì La Cane dcS Philippines Sc des Mi-rianes qui se trouve dans le onzième Recueil des Let-tres édifiantes & curieuses des Missionnaires Jésuites,la place à peu près de même, & écrit Guajah , & M.Corneille Guanan , après le P. Louis Morala, Jésui-te , dans l’Histoirc des Îles Marianes. Maty écrit Guamou Guahami

GTJAMANGA. Ville qu’oh appelle aussi Jean de la vic-toire dc Guamanga. Guamanga. Elle est dans l’Ainé-'tique méridionale au Pérou, entre Gusco & Lima,environ à soixante lieues de lune Sc de Faune, &Celle a un Évêché suffragant de Lima. Maty.GUANA. s. f. Terme de Relation. Espèce de terre. L’î-le d’Iquique est habitée par des Indiens & par d'esNoirs qu’òh y occtipe à tirer ía guana , qui est unéterre jaunâtre, qu’on croît être de la fiente d’oiseau,parcequ’outre qu’ellc a la puanteur de celle des Cor-morans , on a trouvé des plumes d’oiíeaux fort avantdans cette terre. Néanmoins on a peine à compren-dre comment il a pu s’en amasser Une si grande quan-tité; car depuis plus de cent ans on en charge tousles ans dix ou douze navires j pour engraisser les ter-res; Sc a peine s’áppferçoit-on que l’île ait diminuéde hauteur, quoiqu’clle soir petite d’environ troisquarts-dc lieue dc tour, & qu outre ce qu’on enporte par mer, on en charge quantité de mules pourlés vignes & les terres labourées de Tarapaca, PicsSc autres lieux ciiconvoiíms, ce qui fait penser àquelques-uns que c cil une qualité de terre particu-lière. Poul* moi je ne (crois pâs de ce sentiments carles oiseaux de mes font én si grande quantité, qui"

1 air en est quelquefois obscurci. Frézier. 1 a guanafertilise la terre, de maniéréqu’elle donne 4 &pour n n de toutes sortes de grains, blé, maïs, &c. maisparticulièrement d’Agi, lorsqu’on sait bien la ména-ger comme il faut. Id. On ne met à chaque pied depiment qu’autant de guana qu’en pèut tenir le creuxde la main. Quand la fleur fe sonne on y en mer ùnpeu davantage; enfin; quand le fruit est forme ony en met Une bonne poignée, ayant toujourájomd’arroser, sims quoi les sels qu’elle contient, n etántpas détrempés, bruferóìent les plantes, comme 1 ex-périence le fait voir. . , , - ,

GUANABANE. f. m. Grand & bel afbre deS Indes oc-cidentales; il porte «n fruit trcs-bcaá, de la grosteurd’un melon médiocre, & quelquefois comme la têted’un enfant. L’écorce de ce fruit est verte, & sem-ble distinguée par certaines écaillés comme la pom-me de pin, mais quine font pas si élevées, ni si ru-

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