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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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G U î

- midi la montagne de Temmelet. D’Ablanc. Marm.

L . III, c. .

GUIDON, s. m. Drapeau ou étendard d’une compa-gnie de Gendarmes, & de plusieurs compagnies deCavalerie. Vexillum equejlre. Il est. large par^ unbout, & se termine en une pointe de l’autre cote, ;qui est diviíée en deux comme les banderoles. LesGendarmes du Roi ont un guidon. Les Archets de laville , les Sergens à cheval dans leurs montresportent un guidon. Autrefois les drapeaux de I In-fanterie n’étoient que de toile peinte, les guidonsde la Cavalerie étoient de velours, ou de taffetas, &rselon que les Bannerêts étoient plus ou moins quali-fiés , lès guidons de leurs compagnies étoient plus oumoins brodés. Le Gendre , Mœurs o’ Coût', des Fr.p. i o f.

Guidon , est ausli l’Officier qui porte 1 c Guidon. Ve-xillifer. Guidon le prend auíìì ponrl'ossiee , la chargede Guidon. Le Roi lui a donné l’agrément pour leGuidon des Gendarmes. Voye\ Enseigne; Meilleursde Cottereau , Marquis de Jaulle, íont Guidons hé-réditaires des Pays Sc Duché de Brabant. Le Duc deLorraine est Grand -Guidon de l’Empire. On dit quedès le 14 Mars 1158, Alphonse, Roi de Castille, éluRoi des Romains, donna à Ferri , Duc de Lorraine,f investiture de cinq Guidons, pour marquer les cinqdignités qu'il devoir tenir en fief de l’Empire-, le pre-mier, comme Grand Sénéchal de S. M. Impériale ,quand il tient fa Cour deçà le Rhin ; le second, pourêtre présent aux duels qui se font entre le Rhin tk laMeuse ; le troisième, pour le Comté de Remiremon;le quatrième, pour la garde dés grands chemins dé ce

' Comté ; & le cinquième, pour les Régales de quel-ques Eglises. L’Aéte de cette investiture est dans leP; Vignier , & dans le Codex juris genuum diploma-ticus de M. Leibnirz, part. I, p.iS-, mais on entrouve la réfutation dans les curieux manuscrits de M.Çhantereau le Fèvre , qui íont à la Bibliothèque duRoi, L’Electeur de Hanovre est aulîì Gtand-Guidon del’Empire.

Guidon des Finances , est le titre d’un livre où on ap-prend le style des Finances , composé par Jean Hcn-nequin Champenois, avec les Annotations de Vin-cent Gelée, Correóteur des Comptes.

P r en au lieu d’un Platon le Guidon des finances.

Boiu

Il y a aussi un livre fameux en Chirurgie qu’on nomtne le Guidon : Sc en termes de Marine 011 nomme absolument le Guidon, le Traité qui fait la secondepartie des Us & Coutumes de la mer, qui donne lesrègles de tour le commerce naval. Il a été fait en faveur des Marchands de Rouen; mais il est fans dateSc faus nom d’Autcur.

Guidon , est aussi un terme d’Arquebusicr. C’est un,pe-tit bouton de métal, qui est au bout du canon désar-mé à feu, & qui íert à guider l’œil pour tirer plus surenient.

Guidon. Terme de Muiique. C’est dans les livres deMusique , une marque faite en forme d’/, qu’on metà la fin de chaque ligne, & qui montre le dégré oùdoit être située la premiere note de la ligne íuivanteIndex , cufìos.

On appelle guidon de renvoi, la croix ou note queIon fait en ajoutant quelque chose à un écrit, pourindiquer le lieu où l’addition doit être placée. La mê-me note est répétée à la marge au commencement del’addition.

Guidon. Guido. Terme d’Histoirè. Charlemagne ap-pella Guidons , des Clercs qu’it établit à Rome pourconduire à Jérusalem les Pèlerins qui voudroient vi-siter les saints Lieux, & les assister, s’ils tomboientmalades; & leur rendre les derniers devoirs, s’il nr-rivoit qu ils moururent. On appeloit cette Sociétéou Communauté , l'Ecole des Guidons , en LatinSchola Guidonum. Apparemment qu’ils furent ainsinommés, pareequ ils guidoient, qu ils conduiloientles Pèlerins.-

G U I

Guidon. Terme de Redresseur , Bonneteur, Sc pro-prement parlant, de Filou. C’est un périr point d’en-cre que les Pi peurs lavent mettre adroitement aucoté d’un c carte, c’est-à-dire, fur la tranche. Ilsappellent cela guidon, pareeque cela lès guide pourcouper de manière que cette carte leur vienne; ‘

Guidon, dans cous ces sens, vient du verbe guider.

Guidon. Vóyey Gui. ’

GUIDONNAGE. f. m. Charge de Guidon. Mon fils estdésespéré du Guidonnage. Notré pauvre Guidon ifemeure d’ennui dans le Guidonnage. Mon fils sé con-sole fort aiíément de la longueur du Guidonnage.....

Il a traité de la Sous-Lieutenance des Giendármesde M. le Dauphin avec la Fare , pour douze milleécus, Sc son Enseigne. Cette Chargé est'Fort jolie :elle nous revient à quarante mille écus ; elle vautl’intérêt de l’argent. Mad. de Si vigne ; Lettres de

GUIDONNER. v. a. C’est appliquer le guiabri dohtonvient de parler à une carte, pour en faireTissage ci-delsus. Les Bonneteurs ont une adrcíle si'gfândt à gui-donner les cartes , que dès 1c premier cólìp qu’ilsjouent d un jeu tout neuf, ils y appliqùeút lc guidon,de façon qu’cn regardant le jeu de cartes par la tran-che, vous appercevez íur le champ k tarte qU’ils ont 'guidor.née:

GUIE. f. m. Vieux mot.Guide. On a dit aussi Guieur ,pourcelui qui guide.

GUIE. Rivière de France. Guetta, Gutta. Elle est enBourgogne, près d’une autre rivière nommée la Creu-se. De Valois , Notit. Gall.p. 164.

GUIENNE. Province de France , bornée au midi par lá

Gascogne, au levant parle Languedoc & par l’Auver-gne , au nord pár la Marche , par l’Angoumoís Sc parle Poitou ; la mer de Gascogne la baigne au couchant.Aquitania s Guienna’. Cette Province peut avoir qua-tre-vingt lieues du couchant au levànt, & environtrcnte-cinq du nord au sud. Elle est arroseè par uijgrand nombre de rivières, d’où les Anciens prirentoccasion de la nommer Aquitaine. Les principalesfont la Garonne , la Dordogne & le Lot : son terroirest fertile èn grains, en vins & en'pâturages. LaGuienne a eu pendant long temps ses Ducs particu-liers. Eléonore, héritière de ce Duché ; Sc répudiéepar Louis le Jeûne , Roi de France, la porta en dot àHenri, Roi d’Anglererrc , & les Anglois, âpres 1 a-voir possédé près de trois cens ans, eri furent entiè-rement chartes par les François l’an 1453. On diviíecc pays en huit contrées ; la Guienne propre , le Ba-zadois & l’Agenois íont autour de la Garonne ; leQuérci Sc íe Rouergue autour du Lot; le Limosin, lePérigord & la Saintonge, au nord de la Dordogne.Toutes ces contrées ont leurs villes capitales; Bour-deaux lest de route la Province , & même de tour leGouvernement de Guienne , qui compqend la Gasco-gne. Maty. Voye% duChesne, Ant. des villes deFr. P. II, L. III, c. 2.

Guienne propre, ou le Bourdelois. Guienna propria,Burdegalenjts ager. C’est une des contrées de la G men-ue. Elle est autour de la Garonne , Sc bornée au nordpar la Saintonge , au levant par le Périgord , aumidi par le Bazadois Sc par les Landes, Sc an cou-chant par la mer de Gascogne. La ville de Bourdeauxest située dans cette contrée ; Blaye , Libourne, Ca-dillac, Médoc Sc Buchen, font les antres lieux prin-cipaux.

La mer de Guienne. Voyez Gascogne, mer.

Bovillius dérive ce mot d ’ Aquitania , ou on aformé le mot d’Aquitaine , Sc en fuite celui de Guien-ne, en retranchant Va & le ^ cn langeant leq en g. Voyez ce que nous avons dit au mot Aqui-

GUlEssv. cw Vieux mot, qussigni ^guider conduiredineer On l’a dit dans un sens physique & naturel,.& dans un sens moral & métaphorique, Ducere, diri-gere , gubernare , & dans la balle Latinité guiare.

pinnac les guie à une verte enscingie.

R* de Ron'c.