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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Elle est composée de crois pièces dè bois jointes en-ícmble par le haut, où il y a une poulie attachée àune corde, ou cable, qui roule autour d’ùn rouleau

' qu on fait tourner avec deS leviers, & lequel est poléhorizontalement. En tournant le cable fur ce rou-leau, ou essieu, on lève l’ancrc ou autre gros fardcàudans les vaisseaux.

GU INDANT, f. m. Terme de Marine, qui fe dit pourexprimer la hauteur des voiles. Altitudo veli. Et ainsion dit qu’unc voile a 20 ou ay armes de guindant. Leguindant du pavillon cl’un vaisseau, e' est la hauteurou la largeur par où il est attaché au bâton. Sa lon-gueur, c’est-à-dire, la partie qui voltige en 1 air, Rap-pelle le battant. Dans les cornettes, le battant estquatre fois plils grand que le guindant. Le battantdes staminés est incomparablement plrts grand que leguindant.

GUINDEAU. f. m. Machine qui sert a. élever des far-deaux, ou à tirer. C’est la mênle choie que virevaut,ou cabejlant.

GUINDEE, v. a. Terme de Marine. Cest hausser &élever, soit les voiles, soit quelque autre chose. At-tollefe. On le dit aussi dans plulîeurs autres arts.

C’est en général élever quelque fardeau parle moyen de quelque machine, comme grue, gruau,guindal, àc. Il est principalement usité en Architec-ture. Guindèr des pierres avec une poulie.

On le dit de même dans l’ufage ordinaire avec lepronom personnel. On ne fait comment cet hommes’est guindé au haut de ce bâtiment. J’avois des ailesassez fortes pour me guinder jttfques-là. Abl. Je mefuis guindé dans le ciel à l’aide d’un grand vent. In.Les uns fe foulevoient eux-mcines, les autres leguindoient avec des cordes. Vaug.

Je veux comme un autre Stylìte ,

Me guinder dans une guérite. *

P. DU CêRCEÁU.

Guinder , fe dit figurément en Morale, des choses oùl’on affecte trop d’élévation. Cet homme est toujoursguindé j pour dire qu H veut toujours s’élever au-deí-íus des autres. Un style guindés pour dire, ensté,ampoulé, forcé, parcequ’il affecte trop le sublime.Un esprit contraint & guindé. Il est bien plus aisé defe guinder fur de grands fentimens, & de braver lafortune en vers, que d’entrer comme il faut dans leridicule des hommes. Mal. Les esprits faux & guin-dés cherchent à fe distinguer par des singularités : ilsn’aiment que les choses outrées St extraordinaires.Bell. Voiture audacieux, ensté & guindé si vousvoulez, n’est tout aU plus que Balzac mitigé. Bouh.11 y a des Auteurs qui, en voulant s’élever, fe guìn-dent & fe perdent dans les nues. Le P. le B. Nubes& inania captant. Ces etprits toujours guïhdésj &qui ne veulent jamais rien dire qui ne surprenne Scqui n’éblouisse, ne plaisent point aux gens de bon

f ;out. Bouh. Ces gens, qui étourdissent le monde deeurs belles actions, font voir par-là que la vertune leur est point naturelle, Sc qu’il leur a fallu faireun grand effort pour guinder leur ame julques-là.Nie.

Guinder, entérinés de Fauconnerie, fe ditdesoifesqui s’élèvent & fe guindent au-dessus des nues :qu’on appelle aussi faire pointe.

|£T GUINDÉ, ÉE. part. 11 a leS lignifications de 1verbe. Discours guinde, esprit guindé, style guinOn dit, d’un homme qui a Pair contraint & qui v,paroître toujours grave, qu’il est toujours guindéGUlNDERESSE. f. f. Terme de Marine. Manœuvrecordage qui iert à guinder Sc à amener les huniersles voiles d’étuy. Funis attollens.

GUINDERIE. f. f- Gcne, contrainte. Que dites-vousPhabile personne qui ne put du tout deviner quel jic’est que le lendemain de la veille de Pâque?...naïveté & sa jolie petite figure nous délassent dtguindent & de l’esprit fichu de Mademoiselleblessis. Lettre de Madame de Sévigné.GUINDOULE. f. f. On appelle ainsi dans quelq

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ports la machine qui sert à enlever ìes marchandi-ses qui font dans les vaisseaux pour les poser à terre.

GUINDOUX. f. m-. On appelle en quelques Provincesguindoux , ce qu’on appelle à Paris griotte. Quclques-

■ Uns écrivent guindou.

GUINDRE. C’est un petit métier servant à de pauvresgens, à qui les Manufacturiers donneur les foies quiont été niées pour les doubler; après quoi elles re-' tournent entre les mains du Moulinier. fjC T On ap-pelle ainsi de petites tournettes de roseau sur les-quelles on met les écheveaux de foie à dévider.

GUINE; f. f. Sorte de cerise. Voye-{ Guigne.

GUINÉATUF-LONGÉE. f. f. Toile de coton Sc de soieqúi sc fabrique aux Indes orientales.

GUINEBAUD. Voyc\ Gombaud.

GUINÉE. Grand pays de l’Afrique. Guinea. Il est bor-né au couchant par le Royaume de Sierra Lionna j aùnord, par le pays des Nègres ; au levant, par celuide Biafara, & il est baigné au midi pár la mer deGuinée. Ce pays s’étend d’orient èn occident, depuisle 9 e dégré de longitude, jufqu’au 38 e , ce qui faitenviron cinq cens cinquante lieues. Il en a cent qua-rante dans fa plus grande largeur, depuis le 4 e dé-gré de latitude septentrionale, jufqu’au 12 e . L’air yest extrêmement chaud, & le pays fort fertile Cn ris jen millet Sc cn orge, qu’on y recueille deux fois i’an-née, parccqil’il y a deux hivers, qui consistent enpluies qui tombent avec rapidité pendant les deuxéquinoxes , Sc qui font suivies de deux étés. Les ha-bitans y font extrêmement noirs, robustes, spirituels,orgueilleux, Sc pourtant lâches & grands larrons. Ilsvont fans aucune forte d’habits, & ib font gouver-nés par Un grand nombre de Rois, dont les plus puis-fans font l’Empereur de Guinée Sc le Roi de Bénin.On divise ce pays en trois grandes parties ; la Mala-guette, qui est au couchant; le Bénin, au levant, Sc-ia Gîtinée propre, au milieil des deux autres. Au reste,les Portugais donnent une-plus grande étendue à laGuinée. Ils appellent Fiante-Grimée , le pays quebous venons de décrire, Sc ils renferment, fous lenom de Baffe -Guinée , totit le pays de Biafara SCles Royaumes de Loango, de Congo & d’Angola.'Mai y. Les habitans de la Guinée font idolâtres.Guinée propre. Guinea propria. C’est la plus grandepartie de la Guinée. Elle est séparée du pays de Ma-laguettc par le cap de Palmas; Sc du Royaume de Be~niíi, par la rivière de Volta. On divise cè pays erideux grandes contrées; l’occidentale, qui s étend jus-qu ali cap dc$ trois pointes, porte le nom de Qua-quacust, c’cst-à-dite, côte des dents ou côte d’ivoire:on appelle l’orientale , la côte d! Os. On y met leRoyaume de Sabou, de Fantin, de Fétu, d’Accara ,d’Acanes & quelques autres. Lés François découvri-rent ce pays l’an 1 z6y, & ils y établirent quelquesColonies > qu’ib ont abandonnées. Les Anglois, lesHollandois & les Danois y ont plusieurs forts pourla sûreté de leur commerce, & ils eu tirent du coton,du sucre, des cuirs , du poivre long, de la cire , desesclaves, de l’ivoíre & de l’or, qui a donné le nom deGuìnéés à des pièces dor qu’on fabrique en Angle-terre. Maty. Voye\ Guinée.

La Mer de Guinée. Guineet Mare. C’est cette partiede l’Océan Atlantique qui baigne les côtes de la Gui-née. On croît que c'est la même Mer qiíe les Anciensappeloient Hesperium mare. Id. .

Nouvelle Guinée. Guinea nova. C’est une partie desterres Australes. Elle est dans la mer de 1 Anchid©! »à l’orient de la terre des Papous, dont elle n est 1e-parée que par un petit canal- On y a découvert quel-ques côtes fan 1 /28, mais on ne fait aucune partr^cularité du pays, non pas meme si est une île, ouune partie de la Terre-serme. d.

GUINÉE f f C’est une piecc d ot qui a cours en An-gleterre ,& qui e st un P eu P fus P cíantc que le louisd’or ArVaut un écu davantage. Guinea.

La vnl'cur des guinées a changé cn differens tempsen Angleterre, comme celle des louis d’or ou d’ar-gent en France. On nomme cette monnoie guinée , '»cacifc' que for dont on la fabriqua, avoir été ap-

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