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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Et /'habit sait j fans plus , le maître ou le valet.

Regn.

On dit aussi de celui qui porte toujours un mêmehabit, qu’il est comme un gouverneur de lions, qu ila peur qu’on le méconnoisse.

HABITABLE, adj. m. & T Qui est en état d’être habité,qui peut être habité» Habitabilis. Il faut faire biendes réparations dans cette mailon , pour la rendre ha-bitable. On a trouvé dans ces derniers ficelés que la_ Zone torride & la Glaciale étoient habitables.

#3- On dit quelquefois toute la terre habitable, pourdéfigner celle qui est, ou qu’on présume être habi-tée. On parle, on pense ainli dans toute la terre ha-bitable. v ;

HABITACLE» f. m. Pauvre lieu où l’on demeure. Ha-bitaculum, domuncula. Il ne fe dit que par raillerie,ou dans un sens odieux. Ce bon Ermite vit sainte-ment dans son petit habitacle. Voici un méchanthabitacle. L’habitacle des Démons. ~

Habitacle. Habitation & demeure. Il ne se dit guèrequ'en quelques phrases de l’Ecriture, & dans le stylesoutenu. Vhabitacle du Très-haut; l’ habitacle duTout-puissant; les habitacles éternek; Yhabitacle desdémons. A ées exemples, tirés de LAcadémie Fran-çoiíe, j’en joindrai un de la Satyre Ménippéc, in-oc-tavo, p. 2 , où, en parlant du Louvre, on a mis enparentncle ( ancien Temple & Habitacle des Rois deFrance. )

HABITACLE, terme de Marine, est un petit logementfait de planches qui est en façon d’armoire auprès du

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consistant dans le droit de demeurer dans la maisond’aurrui, íans payer les loyers. Ce droit diffère del’ufufruit, parcequ’il est restreint âu besoin & à lanécessité, en torte que fi une partie de la maison suf-fisoit à celui qui a droit d’ habitation, l’autre partieseroit louée ou occupée par le propriétaire; au lieuque l’usufruit s’érend généralement fur toute la cho-se, sans avoir égard aux besoins de l’usufruitier. Untestateur peut léguer par un testament l’ habitationdans une de ses maisons;

ÇsT Habitation est aussi un droit que l’on donne quel-quefois, par contrat de mariage, à une femme, encas de survie. Quand Y habitation est fixée par le contratde mariage, ou fi le choix est déféré à la femme, ilfaut suivre la loi qui est écrite. Si Y habitation est hm-plement laillce à la femme, fans s’expliquer davan-tage, il faut la donner commode à la veuve , suivantsa condition, ou lui payer son loyer, qui est réglé parle Juge, fi les parties n’en conviennent pas a l’amiable.§3* On dit en termes de pratique, avoir habitation avecune femme, avec une fille, pour désigner les der-nières faveurs. En avoir la compagnie charnelle.Habitation , íe dit aussi de la qualité des lieux où l’onhabite» L 'habitation des lieux marécageux est mal-saine. L’habitation chez les Infidèles est dangereuse.Manso, commoratio.

Habitation , lignifie aulsi Faction de celui qui demeu-re , qui fait sa résidence actuelle en un lieu. Il fautdix ans d 'habitation, de résidence actuelle dans lesvilles franches, pour exempter de la taille ceux qui yétoient contribuables, pour acquérir droit de bour-geoisie.

mât d'artimon : c’estle lieu où l’on enferme l’aiguillc §3“ Habitation. Terme de Colonie. Etablissement que

aimantée, ou la boussole; & pour cette raison il n’ya aucun morceau de fer tout autour» On y enfermeaulsi la lumière & l’horloge» ll y a quelquefois unhabitacle pour le Pilote, & un autre pour le Timon-nier : on l’appclle autrement Gésole.

HABITAGE. 1. m. vieux mot. Habitation.

HABITANT, ANTE. adj. & plus souvent (. Qui a éta-bli sa demeure, sa résidence en quelque lieu, fp soitqu’il y ait demeuré de tout temps, incola, soit qtl’ily soit venu d’ailleurs» Accola. On tient qu’il y a dansParis sept à huit cens mille habitans. Les habitansde la canqpagne, les habitans d’un tel bourg, les habitans d’un tel village. On appelle les manans & ha-bitans, ceux qui demeurent seulement dans les vil-lages

On dit poétiquement des oiseaux, que ce sont leshabitans de l’air; des bêtes farouches, que ce fontles habitans des forêts, des déserts» On a appelé aulsiles morts,

Noirs habitans dc ces demeures sombres, &c.

ÍP Habitant ou Colon, en parlant des Colonies, fedit d’un particulier au.quel le Souverain a accordédes terres pour les défricher, les planter & les culriver à son profit. Voy. Colonie , Concession, &c<

tfcT Habitant, en termes de Jurisprudence, est celuiqui a demeuré dans un lieu au moins pendant an &jour, & qui en conséquence peut jouir des droits,privilèges & prérogatives accordés aux habitans dulieu,

tP Habit’ant, fe dit uniquement par rapport au lieude la résidence ordinaire, soit qu’il soit ville ou cam-pagne. Bourgeois marque une résidence dans les vil-les. Citoyen a un rapport particulier à la société politique. Voyez ces mots.

HABITATION, f. f. Lieu où l’on demeure, que l’onhabite. Habitatio, domus. Un Philosophe fait biende se retirer dans u#c petite habitation à la campa-gne, pour mieux vaquer à la méditation. Une femmequi demande d’être séparée d’avec son mari de biens& dìhabitation, doit prouver qu’il y a èu dissipationLe sévicc. Sœvitia. On lui a donné cette maison pourson habitation.

des particuliers entreprennent dans des terres nou-vellement découvertes, en vertu des Lettres ’du Prin-ou des intéressés à la Colonie, qui contiennent

ce

la quantité de terres qu’on leur accorde pour défri-cher. C’cst dans ce sens qu’on dit qu’un homme aune ou plusieurs habitations.

Habitation, signifie aulsi, une petite colonie, un éta-blissement qu’on va fairê en des lieux déserts & in-habités. Ceux de Québec ont fait des habitations àMontréal & aux trois Rivières : ils avoient fait deshabitations chez les Iroquois ; mais il y a long tempsqu’ils les ont abandonnées. Les habitations des Ara-bes dans la Lybie, A^armoì, Li I,Ci 26 , & c. c’estce qu’on appelle aulsi peuplades, sur-tout dans lespays que tiennent les Espagnols.

03“ On appelle généralement habitation, un établisse-ment pallager que les habitans d’urie colonie font chezdes Nations amies, pour le commerce, quand ils ydemeurent plusieurs années de fuite; mais quand leséjour parmi ces Sauvages n’est pas long, on lui don-ne feulement le nom de course .

HABITER, v. a. Demeurer,établir fa résidence en quel-que lieu. Habitare, manere , incolere. Les Françoisfont venus habiter la Gaule. Le Sage est égalementdisposé à habiter les palais & les cabanes. Voilà unemaison qu on n habite point, elle est déserte, ou alouer. Habiter les bois. Ablanc. Les Italiens le con-tentent aujourd’hui d erre éclairés du même Soleil;ôc d’habiter la-même terre qu’ont habitée les vieuxRomains. S. Evr.

Habiter, est aussi neurte. Habiter dans un lieu, dansun palais. Les peuples qui habitent vers la Ligne, fousla Ligne. Les Amazones habitoient fous des tentes lurles rives du Thermodoon. .

Habiter avec une femme, signifie avoir commerceavec elle. Il y a p l us de trois ans que cet homme n*ahabité avec ía femme. On le dit aussi dc la emmeà l’égard du mari. Cela'n’est guère en usage dans lestvle ordinaire.- ll est simplement de pratique.HABITÉ ÉE • part. & adj. Habitatus. Une masson qufn’est point habitée, Ac»t en peu de temps.HABITUATION. L H riaçe d Habitue, de Pretre dePservant dans une Parodie. C est ce que Richelet ap-'

HABITATION, en Jurisprudence. Droit d 'habita- I ftO^HABlTUDE. s. f. Ce terme se prend dans des ac-úon. Jus habitandi. C’cst une servitude personnelle, I eeptions tout-à-fait différentes. En Médecine, il dé-*

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