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HARBOU. Chiens. C’est un terme Je chasse, dont lePiqueur doit se servir pour faire challèr les chiens■courans pour le loup.
HARBÒURG. Nom d’une ville d'Allemagne, située dansle Duché de Brunswick, en basse Saxe, sur l’Elbe,vis-à-vis de la ville de Hambourg. Harburgpm. Har-bourg est une petite ville bien bâtie, fortifiée Sc dé-fendue par une bonne citadelle. Elle esi aussi fortbien peuplée, à cause des privilèges que le Duc deZell a accordés à fes habitans. Long. 2j d. 16 m.lat.S3 d. 34 m.
HARCELER, v. a. (L ‘h s’aspire.) Incommoder quel-qu’un , l’agacer, le tourmenter en lui faisant de con-tinuelles attaques, des querelles, des reproches. La-cessere , vexare, affligere. Cette femme harcelle tou-jours son mari. Ce maître harcelle ses écoliers par decontinuelles réprimandes. Le mérite est toujours har-celé par les envieux. La Br.
Nicot croit que ce mot vient du Latin arcere , signi-fiant persécuter.
Ménagé, de arcellare. D’autres le tirent de haïr oude ira, &c prétendent qu’on disoit autrefois hairce-ler , pour dire, mettre en colère. Borel le dérive duGrec e-ctga'ÇêiF, qui signifie cavillari. Périonius disoitherceler, Sc le dérive de , calomnier.
On dit à la guerre, harceler les ennemis, pour dire,•les inquiéter, les fatiguer par de continuelles atta-ques , escarmouches, les faire souvent changer deposte. Lacessere , divexare. Ils n’ont fait que harcelerl’armée dans fa marche. Ablanc. Il n’avoit pu souf-frir que les Barbares nous harcelassent impunément.Id£m.
HARCELÉ, ÉE. part. & adj. Vexatus, provocatus , si-mulatus.
HARCELLE, f. f. C’est un vieux mot François qui si-gnifioit échalas. Les titres Latins portent J'carejcellus.Dans la chartrc de la Commune de Meaux de l’an1179, Henri, Comte de Champagne, accorda l’usa-ge dans la forêt de Maant, pour le chauffage deshommes de la Commune, Sc pour les harcelles deleurs vignes.
HARCOURT. Nom d’un bourg avec un château & ti-tre de Comté. Harcuruum , Harecortis , Harecurtis ,Hardicuria , Harcuria , Haricuria , Hericuna , Harcu-rium. Il est dans la Normandie, Province de France,dans le Diocèse d’Evreùx. Les Ecrivains Anglois &quelques autres écrivent Harecourt, d’aurres Here-court. Anchetil, Sire à’Harcourt, chef de la Maisonà’Harcòurt, vivoit en 1024. Les Seigneurs de Mont-gommery, les Barons de Bon esta ble, Sc ceux d’Olon-de, font les anciennes branches de la Maison A’Har-court. Philippe de Valois érigea Harcourt en Comté,l’an 1338.
Ce mot vient, dit-on, de herr, qui encore aujour-d’hui signifie en Allemand Seigneur, maître; & cor-tis, qui s’est dit pour palais, château, demeure d’unSeigneur. Ainsi Harcourt signifie la maison, le palais,la demeure, la Cour du Seigneur.
Il y a encore en Normandie un autre bourg nom-mé depuis peu Harcourt. 11 est fur la rivière d’Orne,six lieues au dessus de Caen, dans le Diocèse deBaycux. Il s’appeloit Thury, Sc avoir titre de Mar-quisat; mais en 1700, Louis le Grand l’érigea en Du-ché fous le nom d Harcourt, en faveur d’Henri à’Har-court de Beuvron, depuis Maréchal de France Sc Ca-pitaine des Gardes. Corn.
HARD. f. f. (L’A s’aspire, &le d ne se prononce jamais.)Terme de Gantier & de Peaussier. C’est un morceaude fer de la grosseur de deux bons pouces, tortillé,plié en cercle Sc attaché à un ais à la hauteur de troisou quatre pieds. Politorium. La hard sert à adoucirles peaux, les passant & les frottant plusieurs foisautour de la hard. Voyez ci-dessous Hart.
HARDAM, Ville Episcopale de Syrie, fous la Métro-pole de Damas, selon Guillaume de Tyr, cité parOrtelius.
HARDAR. f. m. Terme de Calendrier. Nom du troisiè-me mois des Persans, qui répond, du moins en partie,
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au mois de Novembre. On l’appelle aussi hardát,chordad-mah, cardaimech.
HARDBERG, HARDBERGA. Heorta, Eorta. C’étoitanciennement une petite ville de la basse Pannonie ,maintenant c’est un village situé dans la balle Hon-grie , vers les confins de la Rascie.
H ARDE. s. f. Terme de Vénérie. ( L’A s’aspire. ) Troupede bêtes fauves, ou de bêtes noires. Grex, agmen jul-varum ferarum , nigrarumve. Il est venu des hardesde cerfs d’une telle forêt. Dans les hardes, les bêtesse mettent ensemble selon leur âge. On dit aussi har-pail. Pour les sangliers on dit compagnie.
Ce mot a été apporté dans les Gaules par les Francs,lesquels appeloient en leur langue un troupeau hor-da. Le même mot se trouve avec quelque différencedans les anciennes langues du Nord, heorda ou heord,en Saxon; hirde, en Danois; hairda, en Gothique,signifient la même chose.
Il y a des Auteurs qui emploient aussi ce mot enparlant des autres bêtes. Harde de chevaux. Vaug>Harde de chiens. Pomey.
En Fauconnerie, on le dit aussi des oiseaux qu 1vont de troupe.
Harde íe dit aussi du lien qui sert à attacher k*chiens six à six, ou quatre à quatre.
HARDEAU. f. m. Vieux inot. C’est un terme injurieux,qui signifie la même chose que garnement, vaurien,qui a de méchantes qualités. Nebulo.
Il y en a qui dérivent ce mot de celui de hart)comme fi hardeau vouloir dire digne de la hart. D’aU'tres prétendent que hardeau s’est dit pour fardeau,piï'ccqu’un hardeau est un fardeau pour foi & pour le*autres ; il est à charge à tout le monde.
HARDEBY. Village du Comté de Lincoln, en Angk'terre. Hardebium. C’est le lieu où mourut Eléonorede Castille, femme d’Edouard I, Roi d’Angleterre,l’an 1298.
HARDÉES. 1 . f. pi. Terme de chdsse, qui se dit des rup'tures & fracas que font les biches dans les jeune*taillis où elles vont viander.
HARDELLE. f. f. Troupe, multitude. Ce mot a encored’autres significations qu’on peut voir dans Nic° r 'Allons, Messieurs de Lorraine, avec votre hardett 1de Princes, nous vous tenons pour fantômes de p 1 ’ 0 'teélion, sangsues du sang des Princes de France, l lâ îpelourdes, fustes évantées, reliques de Saints,11’avez ni force, ni vertu.... Sat. Ménip. t. i,p. iH'Hardelle est un terme de mépris, qui lignifie proprfment un troupeau de bêtes chétives : c’est un dinffnutif de hardo, ancien mot Tiois, qui veut dire béascoup Sc tropt, en la même manière que du Franç_°í strop on a fait troupeau. Il se trouva pour une s° lStreize Princes de la Maison de Lorraine à Paris f?1584, après la mort du Duc d’Anjou, lorsque H P"gue étoit à la veille d éclarer pour ravir à la Mast 0)1de Bourbon le droit qu’clle avoir de succéder unj° utà la Couronne. Ib. T. 2, p. 3-34. ,r
H ARDEMENT. s. m. Hardieíïè, entreprise vaine. PW‘du Roi de Nav.
HARDER. v. a. (L’A s’aspire.) Troquer, échanger ^hardes, de menus meubles, des chevaux. Comtn ut<íre , mutare. II est vieux, Sc n’est plus usitédans quelques Provinces.
HARDER une peau. C’est la passer fur la hard. ^
HARDER, en termes de Chasse, c’est tenir cinq ° u . 'chiens courans couplés avec une longue leste de c ^quand on veut les donner à un relais. On hardenouveaux chiens avec les vieux pour les drest^- .
HARDERIC. f. m. Espèce de minéral qui sert àdes couleurs pour peindre fur le verre. On 1 a PEautrement ferette d 1 Espagne. Quoique ce qjg de
néral, le harderic peut se faire avec de la ss^^usetfer Sc du soufre que l’on stratifié dans un decouvert, qu’il faut renverser Sc mettre al ‘ ca j c i n é
roue pendant cinq ou six heures. C’est le f eíavec le soufre. u^rdef-
HARDERWICK. Ville des Provinces-Uniff-vicum, Hardrovicum. Elle est dans le V^elu^c, , £
trée de la Gueldre Hollandoise, fur laZuiderz >
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