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sanguis, & sang, du verbe -nhec, exspuo, excreo, jecrache. Dict. de Médecine*
HÉMOPTYSIE, s. f» Crachement de sang causé par larupture ou par l’érosion de quelque vaisseau du pou-mon , accompagné d’ordinaire de toux, Sc d’un sen-timent de peíanteur sur la poitrine. L 3 hémoptysie dif-fère du vomissement de íang, en ce que dans Y hé-moptysie, le sang vient du poumon, Sc qui est parcette raison vif 8 c écumeux; au lieu que dans le vo-missement de sang, il sort du ventricule, & qu’il estnoirâtre, U hémoptysie est cauíée par des cris, ou pardes efforts violens," par quelque chute, par une touxvéhémente, par la supprelîìon de quelque évacuationordinaire, ou par quelque humeur acre & corrosive.
Ce mot vient de , sang, Silvii», cracher,c'est-à-dire, cracher le sang;
HÉMORRHAGIE, ou HEMORRAGIE, s. f. Terme deMédecine. Hemorrhagia. Cest une perte de íang quicoule par quelque partie du corps que ce soit, & quise fait , ou par la rupture des vaiílèaux, loríque lesang y est trop abondant, ou preiíé : ou par leur éro-sion , lorsqu’il est trop acre. L 3 hémorrhagie , propre-ment prise par les Grecs, est le seul flux de íang parle nez : mais -les Modernes la prennent plus générale-ment pour toute íorte de flux de sang, soit par lenez, la bouche, les poumons, f estomac, les intes-tins, le fondement, la matrice, &a
Ce mot est composé du Grec aîA*, sanguis, c’est-à-dire, sang, Sc du verbe ou f frango,rumpo, erumpo , je sors avec violence;
HÉMORRHOÏDAL, ALE. adj. Ad hamorrhoïda per-tinens. (Test une épithète qui se donne aux artères &aux veines de l’intestin droit & du fondement, danslesquelles coule le íang qui cause les hémorrhoïdes.
11 y a une artère hémorrhoïdale interne, Sc une exter-ne. L’artère hémorrhoïdale interne est un rameau dela mésentérique inférieure, qui se traîne lc long del’intestin droit, & se termine au fondement. L’artèrehémorroïdale externe vient de l’artère hypogastrique.
Il y a aussi une veine hémorrhoïdale interne, ëc uneexterne : la veine hémorrhoïdale interne reporte lesang de l’intestin droit, & du fondement, lequelelle embrasse circulairement, Sc va s’insérer, tantôtau rameau lplénique de la veine porte, 8 c tantôt atimésentérique; La veine hémorrhoïdale externe reportele íang des parties musculeuí'es du fondement, Sc letermine à la veine hypogastrique. M. Dionis écritkémoroïdal avec une r feule. C est une faute.HÉMORRHOÏDALE. f. f* C’est un nom qu’on donneà la petite chclidoine, ou pareeque ses racines fonttrès-bonnes dans les hémorrhoïdes, ou parcequ’ellcsfont composées de quelques petites bulbes qui ont durapport à des hémorrhoïdes enflées. En Latin Cheli-donia rotundi folia mìnon C* L. ou íelon M. de Tour-ncfort, insit, rei herh. Ranunculus vernus rotundifo-lius minor. 28 6 . t
§3* HÉMORRHOÏDES. s. f. pl. Hemorrhois. Tumé-faction des veines de l'anus ou de Fextrêmité de Tin-testin rectum devenue variqueuse, provenant de lastagnation du sang, d’où il arrive que ces veines s ou-vrent souvent, & qu’il en résulte un écoulement desang. Il y a des hémorrhoïdes ouvertes, d’autres fer-mées. Il y en a d’inrernes & d externes. Il y en a decritiques, critica, <5r de symptomatiques asymptoma-tica. La cause des hémorrhoïdes ouvertes, fluentes ,vient de ce que lés vaisseaux du rectum s’ouvrent.Les hémorrhoïdes fermées, caca, viennent de ce queces mêmes vaisseaux s’enflent, & qu’il s’y fait desobstructions. La corruption du sang est le principegénéral qui les produit; mais l’air, les ah m en s & laboisson dont on usé, les passions rácme de lame,peuvent aussi les donner, au sentiment de quelquesMédecins.On appelle Racine d'hémorrhoïde, certaineracine faire comme des hémorrhoïdes, & qui sert àles guérir. Ac. Fr.
Ce mot vient du Grec sanguinis prosiu-
yium 3 d c «7««, sanguis, 8 c fla, fluere.
HéMORrhÓÏS. s. f. on HÉMORRHOUS. s. m.Espècede serpent, dont la morsure fait couler le sang, sansTome iy
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qu’on puisse l’crancher, Hamorrhoïs , Hamorrhoiìs. ilest de couleur jaunâtre, comme du - fable, avec destaches noires Sc blanches pár tout le corps. 11 est fortsemblable au Céraste en bien des choies, Bochart;Hiero\6ic. P. II, L. III, C. 12 , croit que les Hé-breux les comprenoient tous deux fous le nom dcìiS’Qto, Sepkiphon. Lucain l’appelle en Latin hamor-rhoïs ,8c Brébeuf, son Traducteur, hamorrhoïs, d’au-tres hamorrhoiìs en Latin, & hémorrhoùs ci; François..Lucain, L. IX, v. 8o / & suivans, dit que ceux quiéroient piqués de Y hémorrhoïs , rendoient du sang,non-seulement par la plaie, mais par toutes les partiesdu corps.
Tullus j du grand Caton V illustre adorateur $
De ses hautes vertus l’ heureux émulateur,
Formé depuis long-temps fur ce parfait modèle j,
Sent d’une hémorrhoïs la piquure mortelle :
Et comme fur les fleurs nous voyons vers le soirL 1 onde par mille trous sortir d 3 un arrosoir ;
Ainsi le sang ému du poison qui l 3 allume,
Plus prompt qu auparavant j plus chaud que de cou-tume.
En mille & mille endroits partageant ses efforts iPar les pores ouverts coule surtout le corps :
Les larmes font du sang, la sueur est sanglante,
D 3 un poison rougissant la bouche est écumante,
Chaque veine se rompt au gré de la chaleur,
Et tout le corps n est. plus que plaie & que douleur L
Bréb„
lé kémorrhous, selon Nicandef, est de la longueurd’un pied, menu depuis la tête jusqu’à la queue. Sacouleur est rouge & vive comme le feu. Il a le couassez étroit, 8c la queue fort déliée. Il a deux cornesau front, les yeux blancs comme les sauterelles & lesmouches à miel sauvages. Sa tête est pourtant horri-ble , rude & inégale. Il se recourbe quand il marche,comme le serpent céraste, & se soutient sur son ven-tre quand il veut ramper. Ses écailles font du bruitcomme s’il passoit par des roseaux. La femelle estbeaucoup plus dangereuse que le mâle; car elle causéune grande inflammation aux gencives & aux ongles,dont le sang fort en grande abondance.HÉMORRHOÏSSE. 1. f. Femme qui a une perte de sang.
Qu n laborat hamorrhoïde , hamorrhoïs] a. La guérisonde Y hémorrhoïsse est un des miracles du Sauveur ,*rapporté dans l’Evangile. U est rapporté áu ch. 9 deS. Matthieu, Sc au 8 de S. Luc. Comme on ne trouvepoint dans l’Evangile ce que dit S. Ambroise^J. C; *a guéri sainte Marthe d’un flux de sang, Baroniusà Fan de J. C. ? 1 , n. 74 , a crù que ce Saint l’avoicprise pour Y hémorrhoïsse, qui fut guérie en touchantle bas de la robe de J. C. Mais il remarque en mc-me-temps, qufl est impossible de soutenir que sainteMarthe, qm cfcrtainement étoit Juive, soit la mêmeqùe cette hémorrhoïs e, qui fe dresser une statue deJ. C. comme nous rapprenons d’Eufèbe; ce que lesJuifs ne croyoient point leur être permis. Il peut yavoir eu quelque tradition que Y hémorrhoïsse s’appe-lou Marthe, comme d’autres Font appelée Véroni-que.JF iliem.- Hisi. Ec c l. T. II, p. p 21 . Ce mot vientde <hma, sang, 8c de P V„, j c COtt / e . Ce mot ne se ditque dc cette femme de l’Evangile. Godeau Sc les Tra-ducteurs de Mons l’on: employé. Le P. Bouhours nes’en est point servi.
HÉMORRHOSCOPIE. s. f. Terme de Médecine. Ins-pection & contemplation du sang que l’on a tiré parla saignée, à dessein de connoître par son moyeu le-tat du corps. sang, f«®, couler, Sc con-
templer, examiner. Dict. de James;HEMORRHOUS, ou HÉMORRHOÏS. V aye^HÉMOR-
RHOÏS.
HÉMOSTASIE. s. f- Terme de Médecine. Stagnationuniverselle du sang occasionnée par la pléthore. Dict;à James. Hemoftafia.
HÉMOSTATIQUES, s. m. pi. & adj. Remèdes qui ar-rêtent- les hémorragies; « sa, sang, 8c ’Wr./xi , arrîten
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