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tn Latin bulbus agrèsís 3 hermodaclylus 3 a les raci-nes semblables aux doigts de la main ; d’où son nomGrec latinisé lui a été donné. Ses feuilles font lon-gues comme celles du poireau , du milieu defquelless'eleve une tige déliée Sc verte, qui a une petite têtelonguette.
§ 3 " L’hermodacle fruit, est fait en cœur, rougeâtreau-dessus, blanc en-dedans, d’une substance légère ,fongueuse, se réduisant en une poullìère semblableà de la farine. On la fait venir d’Egyptc , où , sur lafoi des Marchands de Marseille, qui renvoient à Pa-ris , on croît quelle est produite par de grands arbresqui y croissent en quantité. Ces dernieres sont d’uíagecn Médecine. Elles purgent doucement les humeurspituiteuses du cerveau Sc des jointures ; elles exci-tent aulli la lueur. En Latin hermodaclylus. Quel-ques-uns font ce mot malculin. M. Dionis écrit her-modttte , Sc fait ce mot du genre féminin.
flFRMOGÈNE. f. m. Nom d’homme. Hermogenes.Hurleurs personnes ont porté ce nom. Hermogenede Tarse a. écrit en Grec un ouvrage sur la Rhéto-rique. Il y a un Hermogene chef des Hermogé-niens.
Ce mot vient du Latin Hermogenes , qui n’estautre choie que le mot Grec ì^/utyìm , écrit en ca-ractères Latins : ce mot dans son origine veut dire ,qui est né d’Hermès ou de Mercure.
HERMOGÉNIENS. f. pi. Nom d’Hérétiques. Hermo-
C eniani. Hermogène, chet des Hermogéniens , éta-liflbit pour principe ta matière , & diloit que Vidéeétoit la mère desélémens. 11 y en a qui confondent unHermogène , chef des Hcrjnogéniens , qui vivoit à lafin du second siècle , avec un Hermogène contre le-quel écrit S. Paul, quand il parle de ceux qui Ratta-chent servilement aux élémens, elementis servientes.Tous les disciples. & les sectateurs d’Hermogènc sefont appelés du nom commun d Hermogéniens 3 quoi-qu’ils fussent divisés en différentes sectes, qui avoientleurs dogmes & leurs noms particuliers d ’Hermiotites,d 'Hcrmiens , de Séleuciens , de Matériaires : les Ma-nichéens sont des rejettons des Hermogéniens. VoyezS. Grégoire de Nyíse, hom. 24 Sc 23 , Philas-trius , c. 3 3 Sc 36 des Héréf S. Augustin , c. 39 desHères. Tertullien contre Hermogène, Lactance,L.IL 3 c. 9.
HERMQLAlRE. f. m. Terme de Liturgie. Hermo-larium. Chez les Grecs on appelle Hermolaire lelivre qu’on appelle autrement hirmologe. Voyez cemot.
HERMON. Montagne de la Palestine , qu’on nommeaussi Sanir, Senir ou Sarion. fícrmon , Sion , Sarion 3Sanis. C’est une branche du Mont-Libaíi. Elle s’étenden demi-cercle, depuis le Liban pfopre, jufqu’áuxmontagnes de Galaad , séparant la demi-Tribu deManalíé de là le Jourdain , de la Syrie & de l’Arabiedéserte. Les montagnes sont si hautes, que leurs som-mets sont chargés de neige en tout temps ; mais lebas est assez fertile, & on y volt quantité de vignes,des oliviers Sc des cyprès. Maty.
Les Septante le nomment Il s’appelle aussi
Sion , Deut* IV, 48, Sarion étoit le nom que lesSidonicns lui donnoient ; & Sanir celui dont lesAmoirhécns íe servoient. D eut. III, 9. Avant ía ve-nue des Israélites il étoit du Royaume d’Og » qui étoitun Royaume d’Amorrhéens Orientaux. Le Livre desJuges, III 3 3 3 l’appelle montagne de Baal. Her-mon , très-vraisemblablement pareeque Baal ou Bel,\ y étoit honoré, & qu’il y avoir un temple ou des Au-| tels. Consultez sur cette montagne Deut. III, 8 ;k Jo/« XI,i}» 17, XII, 1,5, XIII, y, 11 ; Psalm.
XLII, 7 , LXXXIX , 1 3, CXXX 1 II, 3; Cant. IV,r 8, 1 ; des Parai. V, z; ; E\ech. XXVII, y , Relandi,, Palejl. L. I, c. 49.
M. Réland croît qu’il y avoir une autre montagnenommée Hermon , ou comme il écrit, Ckermon ,située près du mont Thabor » & que c’est celle-làdont il est parlé au même endroit, P f CXXXI11,3Ejr les montagnes de Sion, dont il est parlé au mê-endroit, font, à ce qu’il croit, des collines voi
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fines, mais plus basses. Voye% cet Auteur, PalajhL. I j c. 49 , à la fin. D’autres disent qu’il y avoirdans la Galilée une montagne qu’on appeloit le pe-*tir Hermon. Cela revient à-peu-près au même.
HERMONASSE. Nom de ville. Hermonasa. II y avoirtrois Hermonajses connues dans l’Antiquité ; Tune enMysie, fur l’embouchure septentrionale du Danube*
Le Noir croit que c’est Mon castro que les Moldavesappellent Bialogrod 3 Sc les Turcs Bilagrad 3 Sc Leumclavius Neftea alba 3 mais il sc trompe, Sc confondce Bialogrod avec un autre que les Turcs appellentAkerman 3 Sc qui est à l’embouchure du Niester*Un autre Hermonaffe étoit , selon Ptolcmée , dansla Sarmatic d’Atîe , fur le Bosphore & le Cap Citn-mérien. Molet la prend pour Madaque , & le Noirpour Matriga. Strabon , L. XI , p. 49s 3 Sc L. XII sf. c48 , cn met une troisième sur la côte de Cap-padoce , entre Polémonium à l’occident , Sc Cé-raíunte à l’orient. C’est Lovana, si l’on en croit Ni-ger» , .
HERMONDURE. s. m. & f: Nom propre de peuple*Kermundurus , a. C’étoit un ancien peuple de la Ger-manie , que Tacite, L. Il 3 Ann. c. 63 3 L.X 11 3 c. 3 0;L. XIIIj c. 39 3 Sc de Morib. Germ. c. 41 3 joint auxMarcomans , aux Nérisques Sc aux Quades. Pline, L *IV ., c. 14 3 dit qu’ils étoient l’un des quatre peuples,compris sous le nom général d’Hermions, & qu’ilsétoient au milieu des terres. Le P. Hardouin, contrelc sentiment des nouveaux Géographes, mais appuyéfur Tacite, qui, dans son Livre de Morib. Germ. c. 41 3dit que l’Elbe avoir fa source dans le pays des Her-mondures ; ce Père, dis-je, prétend que les Hermon-*dures occupoient la Bohème, Sc qu’ils s’étendoientjulqu’au Danube ; mais l’Elbe pourroit avoir fa sourcedanS leur pays, fans qu’ils occupassent toute la Bohè-me , Sc rien ne prouve qu’ils touchassent au Danube.Pline dir que les Hermondures étoient sidelles aux Ro-mains. Les Hermondures sont les anciens habitans dela Miínie.
Junius dérive ce mot de trois mots Allemands jarm , und 3 srey 3 qui veulent dire , pauvre & li-bre.
HERMONIIM. Nom propre qui fe trouve, Ps XIJ,7. Hetmonïim. Quelques-uns croient que c’est lc plu-riel d ’Hermon 3 Sc qu’il signifie la même chose; c’estpour cela que M. de Saci a traduit Hermon. D’autrespensent que c’est le nom des habitans de cette monta-*gne. De-là vient qu’en Latin ils traduisent Hermoníi tles Hermoniens. ,
HÈRMOPAN. f. m. Divinité composée d’un MercureSc d’un Pan. Hermopan. Tristan en parle , T. II 3 p t
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HERMOPOLE, Hermopolis. Ville Episcopale d’Asiedans l’Ifaurie. *
HERMOSELLO ou FERMOSELLO. Nom d’un bourgdu Royaume de Léon en Espagne. Hermosellum 3 For -mosellum , Ocelis , Ocelum 3 Oceílum * II est fortifié Scsitue au confluent du Douro & du Tonnes - au- dessusde Miranda de Douro. Maty.
HÊRMOS 1 RIS. f.m. Statue d’Osiris & de Mercure, avecles attributs de ces deux Divinités, une cêtecfEpervieravec un Aigle à son côté , symbole d’Osiris, & un ca-ducée à la main pour MercureHERMOTIME. f. m. Citoyen de Cíazomène, qui passepour un grand Magicien. On disoic que son aine seséparoit de temps en temps de son corps , qusellekissoit à demi-vivant & alioit voir ce qui ie paíioiten des pays fort éloignés, d’où elle revenon bien viteranimer son corps , & annoncer a ses concitoyens cequ’elle avoit vu dans ses voyages, &cequ elle n auroic
pu apprendre fans être présente. Il eut un Temple ìCíazomène, dans lequel es femmes nosoient en-trer. Quelques-uns f appellent Hermoun us , d autres
HERMOTYBIE OU HERMOTYMBtQUE. f. m. Nom
d’une isohee ancienne de l’Egyp te Hermotybius o*Hermotymbicus. Le Géographe Etienne les appelleaussi Labaréens. Séfostris-établit deux corps de milice^l’un appelé les Calasyricns-, Sc l’aurre les Hermotybies,r Aaaaai-