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mais leurs eaux, à la réserve de celles du Danube,íonc puantes & mal-íaines. L’air y est auíìì mal-sain;mais la terre y est extrêmement fertile en grains, envins, en fruits & en pâturages, qui nourrissent unetrès-grande quantité de bœufs & de chevaux estimés.Il y a une íì grande quantité de gibier, gros & petit,qu’on est obligé, pour prévenir le dégât qu'il feroit,de permettre à tout le monde de châtier. On trouveaussi dans ce pays des fontaines minérales, & desmines dor & d’argent, de cuivre, de fer 6c de sel.La Hongrie est fort désolée, étant le théâtre de laguerre entre les Mahométans & les Chrétiens ; auíììses habitans font fort courageux, mais féroces, cruels,vindicatifs, grands mangeurs, grands buveurs & mal-propres, à la réserve de la Noblesse, qui est assez ma-gnifique.
Ils font partagés au sujet de la Religion. II y a quel-ques Mahométans & quelques Juifs, des Antitrini-taires & des Anabaptistes, grand nombre de Catho-liques Romains mais incomparablement davantagede Procestans de la Confession d’Augsbourg Sc decelle de Genève. Le gouvernement de ce pays est mo-narchique ; mais les Rois croient autrefois électifs :la Maiíon d’Autriche a possédé ce Royaume de cettemanière depuis l an 1626, que l'Archiduc Ferdinandfut élu, juiqu’en l’an 1687, que les Etats de Hon-grie ont déclaré la Couronne héréditaire à la Maisond'Autriche, & ont couronné l’Archiduc Joseph, filsde l’Empereur Léopold. Imhoff, dans la Notice del’Empire, I. /, c. 6 , §. prétend néanmoins quela Hongrie ; est venue à la Maiíon d’Autriche, par lemariage de l’Empereur Ferdinand I avec Anne, fillede Ladiílas, Roi de Hongrie & de Bohême.
La Hongrie s’appclle le Royaume Apostolique, Scla Couronne Angélique. Voye\ Angélique, adj. En1722 les Etats de Hongrie déclarèrent que fi l’Em-pereur venoit à mourir fans enfans mâles, le Royau-me de Hongrie passeroit à ses filles Sc à leur posté-rité; Sc que íî cette branche venoit à manquer, il pas-seroit aux filles dc 1 Empereur Joseph ou à leur pos-térité ; Sc si elle manquoit /aux filles de l’EmpereurLéopold, toujours suivant le droit de primogénìture;mais qu’enfin si la Maison d’Autriche venoit à man-quer entièrement, les Etats du Royaume rentrcroientdans leur ancien droit d élection.
On divise la Hongrie en cinquante-quatre Comtés,qui font tous renfermés fous trois grandes Provin-ces, la Fiante Hongrie , la Balle Hongrie Sc l'Elcla-vonie. Les Turcs possèdent la plus grande partie deces Provinces; mais les conquêtes de 1 empereur Léo-pold les avoient dépouillés de plusieurs des plus for-tes places. L’Empereur Charles VI a achevé ces deuxdernières campagnes par le gain de deux bataillesSc par la prise de Themeswar en 1716, Sc en 1717par celle de Belgrade, dont la conquête s elf faited’une manière si glorieuse Sc avec une protection sivisible du Ciel. Au reste, le Royaume de Hongrieavoir autrefois plus d étendue qu’aujoutd’hui ; il com-prenoic la Croatie, la Bosnie, la Dalmatie, la Servie,la Bulgarie, Sc les Principautés de Transylvanie, deValachie ôc de Moldavie*
L histoire de Hongrie a été écrite par Fumée. Da-Vid Czvittinger, Noble Hongrois, a fait en Latintin Estai de la Littérature de Hongrie , marquant parordre alphabétique le nom, la vie, l’éloge, les écritsdes Hongrois, Dalmates, Croates, Esclavons, Tran-sylvains , qui sc sont rendus célèbres par leur éru-dition, avec un catalogue des Auteurs qui ont par-le de la Hongrie. Specimen HungarU litteratâ..
Hongrie , Province. Elle se divise cn Haute Sc BasseHongrie. La Haute Hongre Hungaria Juperior ouTransdanubiana. C’est la plus grande des trois Pro-vinces du Royaume de Hongrie. Elle s’étend vers lenord & vers l’orient, entre le Danube Sc les MontsCrapacks, & elle renferme le pays des anciens Ja-ziges «Métanastes, avec la partie occidentale de laP a ce. Ses villes principales font Presbourg, Neu-hausel s ou Owar , Nitria, Alt-Sol, Ncw-Soî, Caf-íovie, Epériers, Mongats, ou Munkats, Zathmar,
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Tokay, Agria , Zolnock , Ségédin , Pest , Colocz jChonad, le grand Waradin, Giula, Eìppa, Ternes-war, &c.
La Baise Hongrie. Hungaria inferior ou Cìfdanu-biana. C’est une des trois parties du Royaume deHongrie. Elle est entre le Danube Sc la Drawe, ayantau nord la Haute Hongrie , Sc au midi l’Efclavonie.Elle renferme 1 ancienne Pannonie inférieure Sc làpartie occidentale de la supérieure. Ses villes princi-pales font Altenbourg, Komore, Jawarin , ou Raab,Grau, ou Scrigonie, Bude, capitale du Royaume, Al-be Royale, qui letoitautrefois,Toma, Darda, Cinq-Egliíes, Zigeth, Canifea, &c.
Hongrie Polonoise. C’est une contrée du Comté deScépus , en la Haute Hongrie . Hungaria Polonica .Elle est renfermée dans les Monts Crapacks, consistecn une douzaine de bourgs, ou villages, Sc dépenddes Polonois.
Le nom de Hongrie vient de celui des Huns 3 quidonnèrent leur nom à la Pannonie , où les Gots s’é-toient établis, Sc qu’ils chassèrent, ou qu’ils soumi-rent : elle conserva le nom de Hongrie , mêftie aprèsque les Huns en eurent été chastes par les Lombards,& il est toujours demeuré depuis à cette contrée.Koye^ Hongrois.
Point d’Hongrie est une forte de tapisserie faitepar ondes, avec de la foie ou de la laine diversementnuancées. Il y cn a qu’on fait à l’aiguille fur un can-nevas ; telle est celle que quelques femmes s’amu-íent à travailler pour leur ameublement. D’autre quel’on fait au métier, comme la Bergame, dont clic estune espèce. AuUum opere Hungarico textum.
|On appelle aussi cuirs de Hongrie , de gros cuirsdont la préparation a été inventée en Hongrie , Scimitée en France.
HONGR 1 EUR. f. m. Celui qui fait ou qui vend descuirs préparés à la façon de Hongrie. On dit aussiHongroyeur. Il y a à Paris une Communauté de Hon-groyeurs.
HONGROIS, OISE. f. (L 3 h s’afpire.) Nom de peuple.Hungarus, Les Hongrois d’aujourd’hui font les des-cendans des Huns , qui se répandirent dans les Pro-vinces de l’Empire Romain, Sc rétablirent en Pan-nonie. Les Hongrois croient des barbares venus dufond de la Scythie, qui commencèrent à paroître dansl’Empire François en huit cent quatre-vingt-neuf. Ilsentrèrent d’abord dans la Pannonie & le pays desAvares, vivant de chasse Sc de pêche ; puis ils firentdes courses fréquentes en Carinthie, en Moravie Sccn Bulgarie. Ils ne se servoient guère que de flèches,qu’ils tiroient avec une adreste merveilleuse ; ils nesavoient ni faire des sièges, ni combattre de pied fer-me; mais ils chargeoient leurs ennemis, 8 c se disper-sai enr aussitôt. Ils étoienc toujours à cheval, en mar-chant , en s’arrêtant, en tenant conseil. Ils se rasoientla tête, mangeoient de la chair crue, buvoient dusang, coupoient en pièce les cœurs des hommes qu’ilsavoient pris, Sc les mangeoient comme UI1 remède.;Us étoient fans pitié , tant les femmes que les hom-mes, taciturnes, Sc plus prompts à faire qu a dire.Ce fut Arnoul, Roi de Germanie, qui k premier fitvenir à son secours ces barbares Païens , pour sou-mettre Quentibold, Duc de Moravie, qui s’etoit ré-volté contre lui. Ils passèrent bientôt eníuite en Ba-vière, Sc de-là en Italie, où ils arrivèrent au moisd’Août 899. Voyex L^rand, L. J, L. U. LesHongrois étoient une nation Scythique qui en com-prenois beaucoup d'autres, principalement les Turcs,les Tartares les Alains- Plusieurs les prennent pourles Huns Sc disent qu’ils furent connus d’abord sousce nom en Europe, lorsqu’ils y entrèrent fous Atti-la. On dit qu’ils tiroient leur origine d’1111 autre peu-ple nommé les' U grès. Les Hongrois , selon Gutlin-gius, dans la vie d’Henri l’Oiseleur, sont les mêmesque les Huns ; mais il ne le prouve pas, Sc répondfoibleinent aux raisons dc M. Leibnitz, qui croie queces peuples sont differens , Sc que les Huns étoient unenation Esolavone^