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avoir , Sc il prétend que Hyperboréen ne signifie pasqui est au-delà du Borée ou du nord, comme Héro-dote l’entendoit; mais que la préposition Grecquei/'tfsg, ne fert là qu’à former un superlatif; ainsi dansfa pensée Hyperboréen est la mêrae chose que très-septentrional ; les Hyperboréens font les peuples les,plus septentrionaux. II paroît par-là qu’ils ne fa voientpas eux-mêmes trop préciíément ce qu’il falloir en-tendre par ce mot. Les montagnes Hyperboréennes,qu’on nommoit autrement, Riphai montes.
Diodore de Sicile dit que les Hyperboreens croientainsi nommés,parcequ’ils habitoient au-delà du ventBorée. Cette étymologie paroît toute naturelle; carces peuples étoient certainement très-septentrionaux;ttfíg, en Grec signifie au-desius, au-delà , & , le
vent Borée. Cependant Rudbecks prétend que c'estlà une bévue des Grecs, qu’il est absurde de ^ima-giner qu’il y ait de tels habitans au monde; que c’estune mauvaiíe coutume des Grecs de donner des éty-mologies Sc des significations Grecques aux termesqu’ils empruntoient des autres nations; qu’il étoit fa-cile à Diodore lui-même de s’en appercevoir, puis-qu’il venoit de rapporter que celui qui commandoitdans ce pays étoit toujours de la famille de Borée.R udbecks prétend donc que ce nom Hyperboréen estGothique, qu’il signifie non pas le lieu de la demeu-re , mais la noblesse du sang. Mais il est difficile dese persuader que telle est l’origine & la significationde ce mot, Sc que les idées de Rudbecks l’empor-tent fur l’étymologie Grecque, si naturelle Sc si plau-sible.
HYPERCATALECTIQUE. adj. m. & f. Terme de Poé-sie Grecque Sc Latine, qui fe dit des vers où il y aune ou deux syllabes de trop, au-delà de la menued’un vers régulier. Hypercataleclicus, a . Par rapporta là mesure des vers Grecs & Latins il y en a de qua-tre fortes; les uns qu’on appelle vers acaralectiques,ce font ceux à la fin defquels il ne manque point desyllabes; les autres font nommés catalectiques, cefont ceux à la sin defquels il manque une syllabe;d’autres qu’on appelle brachycatalectiques, font ceuxauxquels il manque un pied à la fin; enfin, les Hy-percatalecliques font ceux qui ont une ou deux syl-labes de plus. On les nomme auslî Hypcrmetres. Mar-
ris.
Ce mot est Grec, ôc composé dWg, fur, de *«-«-a í'-/œ, mettre au nombre , ajouter ; hypercataleeUque ,sur-ajouté.
HYPERCATHARSE. s. f. Terme tout Grec, em-ployé par les Médecins, pour désigner l’effet d’un pur-gatif trop violent. Super purgatio.
HYPERCRISE. f. f. C’est une crise violente Sc excessived une maladie, qui se fait lorsque la nature étant op-primée par U quantité de la matière morbifique, faitdes efforts extraordinaires pour s’en débarrasser pardes évacuations immodérées, qui mettent la vie dumalade dans un très-grand danger. Galien, Com. III,in Prognosi. T. I. TVsgxgarii. De í* e ' g , fur, & xgiW,une crise.
HYPERCRITIQUE. adj. m. Censeur outré, critiquequi ne laisse palier aucune faute, qui ne pardonnerien. Nimium ausierus cenfor. Cet ouvrage doit êtrebien correct, il a passe par les mains des DocteursHypercritiques.
A nos Seigneurs Académiques,
Nos Seigneurs les Hypercritiques,Souverains arbitres des mots. Ménage.
^CT Dans ces vers tirés de la Requête des Millionnai-res à l’Académie Françoise, le mot d ’hypercritiquesest pris pour critiques, souverains juges des ouvra-ges d’esprit ; & c’est la propre signification de cemot.
Ce mot vient de super, Sc xgirmcV, de xgiWs,judex j de xgi»a, judico , je juge. Quelques -uns letrouvent un peu pédantcfque. RÉfl.
Í. 1 YPERDULIE. f- f- Terme de Théologie. Hyperdulia.Culte qu’on rend à la Sainte Vierge. Ou appelle du -
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lie, le culte qu’on rend aux Saints-, Sc hy perdidit jle culte qu’on rend à Marie, mère de Dieu.
Ce mot vient du Grec, é-xegívAda; ce mot est com-posé de b'tfíg, qui signifie au-desi'us, Sc de Na«*, quiveut dire culte , service. On appelle hyperdulie , ceculte, pour .marquer qu’il est d’un ordre supérieur àcelui qu’on rend aux Saints, à cause que la dignitéde mère de Dieu élève Marie au-deísus d’eux.
HYPÉRICON, f. m. En Latin hypericum. Millepertuis.’C’est une plante rougeâtre, chargée dc branches, &haute d’un pied. Ses feuilles font semblables à cellesde la rue, toutes percées de petits trous. Ses fleursfont jaunes comme celles du Leucoion, lesquellesétant pressées entre les doigts, rendent une liqueurcomme du sang. Ses gousses íont un peu velues, lon-gues Sc rondes, de la grandeur d’un grain d’orgc, au-dedans aeíqueiles est la graine qui est noire. Cetteplante naît dans les lieux cultivés Sc sauvages. Ellefleurit aux mois de Juillet Sc d’Aoûr. L’ hypéricon estrésolutif & apéritif. La graine bue dans du vin estbonne contre la pierre Sc les venins, à ceux qui cra-chent le lang, comme aussi à la feiatique. L’eau dis-tillée de toute la plante est bonne contre l’épilepsieSc la paralysie.
HYPÉRION. s. m. Terme de Mythologie. Nom d’uítDieu. Hyperion. Les uns disent que c’est le père dusoleil, les autres que c’est le soleil. Diodore de Si-cile dit qu’il ctoit fils de Coelus ou du Ciel, & frèrede Saturne, qu’il observa le premier le mouvementdu soleil, de la lune & des astres. Homère donne fou-,vent cette épithète au soleil.
HYPERMÈTRE. adj. m. Sc f. Terme de Poésie Grec-que Sc Latine. Hypermeter. Voyez Hvi>ERcATAX.FCdtique, c’est la même chose.
Ce nom vient dAWg, fur, au-delà, Sc dc pìrgnìmesure.
HYPERMNESTRE. f. f. Une des cinquante filles deDanaus; elle fut la feule qui eut horreur d’exccuterfordre cruel de son père, Sc qui le dispensa de gar-der le ferment qu’elle avoir fait de tuer son époux lapremière nuit de ses noces. La fable d’ Hypermncstrea fourni le sujet d’une Tragédie Françoise par M. deRioupéroux en 1704, & d’un Opéra de M. de la Fonten 1716.
hyi’éro-pharyngiEN. adj. & s. m. Terme d’Ana-tomie. Hypero -pharyngius. Voyez PÉristaphyli-
PHARYNGIEN.
HYPERSARCOSE. f. f. Terme de Chirurgie. Hyper-facofis. Excroissance de chair superflue Sc contre na-ture, qui naît en quelques endroits du corps par uneabondance de suc nourricier, en conséquence d’imrelâchement des parties ou d’une solution de conti-nuité.
HYPERTHYRQN. s. m. Terme d’Architecture. Tablequ’on met aux pertes doriques, au-deísus du cham-branle , cn forme de frise. Hyperthyron.
Ce mot vient de tWg , super, Sc de <Ng<*, janua.
HYPERTIME. s. m. Terme d’Antiquité. Garde du Tré-sor. Grand Trésorier. L’Empereur Andronic choisitpour remplir le Siège Patriarchal de Constantinople ,Basile Camatère, qui étoit Chartophylax Sc Hyper-tirne. Fleury, Hìft. Eccl.
HYPÈTHRE. s. m. Terme d’Architccture antique. Hyp&thros, hyp&thron. Espèce de temple découvert 3cexposé à l’air. C’est, selon Vitruve, un édifice ou unportique à découvert, comme étoient anciennementquelques temples qui n’avoient point dc toit. Il yavoir des hypètres décastyles, il y en avoir de pyc-nostyles. Ils avoient tous en dedans des colonnes quiformoient un péristyle, Sc cela est cllcntiel à ce genrede temples. Le temple de Jupiter Olympien que Cos-su tins, Architecte Romain, bâtit à Athènes, étoit hy-p'ethre. Voy. Vitruve, L. III, c. 1, L.. VII, p re 'siPerraut, ó’C.
Ce mot vient de ìntl, fous, dessous, 8c d’à.’ôç*, air.
FIYPHIALTES. adj. m. psiTerme de Mythologie. Noinque les Grecs donnoient à certaines Divinités rustiiques, qui étoient comme des espèces de songes queles Latins appeloiçnt Incubes. Voyez ce mot.