IDA
ICOSAEDRE. f. m. Terme de Géométrie. Solide con-tenu fous vingt triangles équilatéraux, & égaux entreeux. Icofiaédron.
ICOSIPRO TE. C m. Nom de dignité, qui signifie Vingt-premier. Icofiprotos.
On difoit un Icojìprote 3 comme nous disons unCent Suiííè.
ICOSILROTIE. f. £ Dignité d’Icosiprote. Icofiprotïa.C’étoit une dignité chez les Grecs modernes ; il enest parlé au Digeste au titre de Munerib. & honor. Lfin. v. myfi. Voye'ç les Notes de Bude.
Ces mots font composés de £ì; -°a, vingt, & arga’T«s 3premier.
0 G ïCB EPOMONGA. f. m. Nom d’un serpent marindes mers du Bréíll, qui a, dit on, la propriété d’en-gourdir, comme la torpille. (Test le même animal quecelui dont il est parlé fous le nom de jérépémonga,& que l’on décrit fous les deux noms dans l’ency-clopédie.
I C T.
ICTÈRE, f. nu Terme de Médecine. C’est un déborde-ment de bile par tout le corps, que les Latins appel-lent Icterus , aurigo , ou morbus regius. U y en a troisfortes ; Lune qu’on appelle proprement la Jauni fie jqui est cauíée par la bile jaune trop exaltée, ou tropabondante dans la malle du sang , ou lorsque lesconduits cholidoques font bouchés. La seconde es-pèce est noirâtre, engendrée de cette même bile jaune,mêlée avec des acides. La troiúème tire fur le vert,provenant auíìì du mélange de la bile & de quelquesacides : elle est ordinaire aux filles qui ont les pâlescouleurs. Dans la jaunisse le blanc des yeux & toutle cuir est jaune & travaillé de démangaiíon. DansY ictère noir la couleur naturelle fe perd , à cause derhumeur atrabilaire qui est répandue fous la peau.Elle paroit d’abord brune , & ensuite plombée & ba-lancé. La jaunisse est la messagère de l’hydropilïe. DeuxMédecins qui se disent Docteurs de la Faculté de Mont-pellier , pour sc distinguer par quelque endroit, ap-pellerent un ictère jaune accompagné de douleurs pé-riodiques , le premier du nom de rhumatisme du foie,& l’autre de fièvre quarte du foie. MÉm. de Tr. Onsoutient dans le Journal de Leipsick 1631 , p. 232 ^que l’obstruction n’est point la caule de l 'ictère. Dans1 c même Journal 16$z,p. 39 , on rapDortedu Com-pendium Medico chymicum^e. Nicolas Grim que l’ef-prit acide du sel ammoniaque est un excellent remèdecontre Yiclère.
Ce mot vient du Grec, ‘«q»q* qui signifie la mê-me chose , Sc qui , selon Gorrhceus , vient duGrec ìkí/; , qui lignifie une espèce de belette. Cet ani-mal ayant les yeux de couleur d or, on a donné sonnom à la maladie qui rend jaunes ceux qui en fontattaqués, fiivera cujus oculi aurei fiunt coloris.
1 CTÉPJAS. f. m. C’est le nom d’une pierre , dont Plinefait mention, L. XXVII 3 cap. /«,& qu’il recom-mande superstitieusement contre la jaunisse, à causede la couleur. Iclerìus lapis.
ICTÉRICIE. f. f. Terme de Médecine. Ictère , maladiequi vient d’un épanchement de bile. Icterus , ictericia.Il y a Yicléricie blanche & Yiciéricie noire. Journaldes Sav. 1721 , p. 2jo. Les acidules íont bonnesdans l’une & l’autre ictéricie.
ICTÉIUQUE. adj. Iclericus. Terme de Médecine, quife dit d’une personne malade qui a la jauniíîè , & desremèdes propres à la guérir. DLL Lemme iclérique.Remède iclérique. II est auíîì substantif. Pourquoic toit-il que la neige est blanche, encore que six ictérï-qu.es la trouvent jaune ? Pélisson.
I C Y.
ICY. Voye ~ J CI .
I D A.
IDA. Il y a deux montagnes célèbres de cc nom, l’unedans l’Aíie mineure, près de la ville de Troie, célè-bre parle jugement de Paris ; l’autre, qui porte au-jourd’hui le nom de Monte-Giove, est dans l’ile deTome F'.
IDE 27
Candie, vers la ville de ce nom. On assure que lesforêts de cette montagne ayant été embrasées par lefeu du Ciel, l’an 73 , après le déluge de Deucalion,les'Dactyles, habitans de cette montagne, apprirentà cette occasionnait de fondre le fer, inconnu jusqu’àce temps-là. Mat y.
Le nom i’Ida a passé dans la langue Françoise fansaucun changement; on y joint ordinairement celuide mont, le mont Ida.
IDANHAAVELHA , c’est à-dire , Idanha la vieille.Nom d’une petite ville du Portugal. Idanha vetus ,Igadda. Elle est sur la rivière de Ponsus, dans la Pro-vince de Bcira, vers les confins de l’Estramadure d’Ef-pagne , à seize lieues de Guarda du côté du midi. Ellea un Évcché, dont le liège a été transféré à Guarda.O11 voir à quelques lieues de cette ville un bourg quiporte le nom dlIdanha nova , c’est-à dire la nouvelleIdanha. Maty. Dans Idanha à velha , il faut mouii-:<slcr nh , & Ih.
' IDE,
IDÉAL , ALE. adj. Qui n’est qu’en idée. Idealis.Plus une Philosophie est subtile, Sc idéale, plus elleest vaine Sc inutile pour expliquer des choses qui nedemandent qu’un sens droit pour être connues. LaBru y.
fiJ On doit entendre par Philosophie .itìeb/e, cellequi est opposée à la Philosophie d’expérience Sc d’ob-servation.
COT Idéal , chimérique, par opposition à réel. Pouvoiridéal. Richesses idéales , qui n’ont d’existence quedans l’imagination. Personnage idéal. Ce mot n’apoint de pluriel au masculin.
IDÉALISME, f. m. Terme Dogmatique, Système desPhilosophes qui voient en Dieu les idées de touteschoses. Ceux qui regardent le Spinofifme comme unmatérialisme grossier, ne l’entendent pas, c’est Y idéa-lisme le plus pur.
IDÉE. f. f. Peteeption dc lame par l’organe des sens :image des objets qui fe présentent à l’entendement;la notion que l’eíprit se forme dé quelque chose.Acad. Fr. ìdea. Une idée est la forme sous laquellenous représentons les objets. Log. ìlidée est l’objetimmédiat, ouïe plus proche de notre esprit, quandil apperçoit quelque chose. Maleb. Les hommes fontconvenus de certains sons , pour être les signes desidées que nous avons dans l’eíprit, Sc que l’on a atta-chées à ces signes extérieurs. Maleb.
ÍDÉE,fe dit aussi des vues, des opérations, des notionsde l’efprit, de la pensée, de la réflexion, par le' rap-
' port Sc l’assemblage de plusieurs choses qui ont paíïépar le sens. Quelques Philosophes appellent ces idées ^des idées complexes , parce qu’elles font composéesde diverses idées simples, comme celles de l’articleprécédent, & qui ne font autre chose que les imagesformées par les objets extérieurs qui frappent nos
• sens. Ces idées simples font comme la matière de nosconnoiííànces , Sc forment nos idées complexes parleur combinaison. Connoître une chose , c’est enavoir une idée claire , Sc en découvrir les rapports parlumière Sc par évidçnce. Maleb. Les opérations del'esprit fur ces idées simples consistent à les discerner,les comparer, &c. LocIce. U ne faut pas s’étonner sinous n’avons point d’évidence des mystères de la roi,puisque nous n’en avons pas même d ’idee. Maleb.Les hommes tâchent d’affoiblir & d’obícurcir Y idéede la mort. Nie. Dieu n’agit pas selon les idées fos-siles & bornées des hommes. Le Cl.
Selon que votre idée est plus , ou t moins obscure ,
L’ expression la suit , ou moins nette ou plus pure 3
Ce que Von conçoit bien f énonce clairement.
^ B o I L.
Verbaque provisam rem non invita sequentur.
HO RAT.
Les idées simples , ou complexes, peuvent êtreclaires & distinctes, ou obscures & ,confuses. L$s idées
Dij