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|yT Une choie peut être la même quoiqu’elle ne soitpas composée des mêmes parties qui la composoientauparavant. La rivière de Seine est la même qu’elleétoit il y a cent ans , qúoiqu’elle ne soit pas forméedes mêmes eaux , ni de la même quantité. Un arbrequi a cent pieds de haut, est le même qu il étoit lorsde son développement. Le corps humain est dit le mê-me à l’âge de í j , de zo , de 30 8 c 40 ans, qu à sa-ge de six mois *quoiqu’il ne íoit plus composé desmêmes parties, & qu’il n en conserve peut être plusaucune de celles qui le sormoient à six mois. Pourétablir cette identité de ressemblance, il suffit qu’il yait identité de forme. Ce 11’est point la grandeur nila quantité de matière qui constitue le corps humain.Un géant n’est pas plus homme qu un pygmée. C’estdonc la forme, c’est-à-dire lame qui est unie au corpsorganisé. Or dans tous les âges de la vie le corps hu-main est uni à la même ame. Ainsi il est toujours lemcme corps humain , quoiqu’il n’y ait pas identitéde substance.
%fj‘ C’est par ces principes que quelques Géomètres sesont avisés d’expliquer comment le corps de J. C. estle même fous les espèces Eucharistiques , qu’il etoitfur la terre , <Sc fur l’arbre de la croix.
IDES. f. m. plur. Terme de Calendrier, dont on se sertpour compter & distinguer certains jours du mois.Idus. Il y en a huit à chaque mois. Les Ides font d’or-dinaire le treize de chaque mois, excepté aux moisde Mars, &íai, Juillet Sc Octobre , où elles font lequinze; parce que ces quatre mois avoient six joursdevant les Nones , & les autres quatre. On comp-toir autrefois chez les Romains huit jours pour lesIdes. Ainíi le huitième dans ces quatre mois , Sc lesixième dans les huit autres , on comptoir le huitiè-me avant les Ides ; Sc de même en diminuant jus-qu’au douze ou au quatorze, qu’on appeloit la veilledes Ides , & le treize ou le quinze selon les diste-rens mois, venoient les Ides. On fe sert encore decette façon de compter les jours en la ChancellerieRomaine, Sc dans le Calendrier du Bréviaire. LesIdes de Mai étoienr consacrées à Mercure , parce
. qu’on ctoyoit qu’il étoit né ce jour là. Les Ides deMars passèrent pour un jour malheureux, depuis queCésar eiD-été tué ce jour là. Le temps, d’après les Idesde Juin paroistoit propre pòilr les noces. Les Idesd’Août étoienr consacrées à Diane. Les esclaves leschômoient auíïi comme une fête. Aux Ides de Sep-tembre on prenoit les augures pour faire les Magis-trats , qui entroient en charge autrefois aux Idesde Mai, ensuite à celles de Mars. Voye\ Rosin, Scles autres Auteurs qui ont traité des Antiquités Ro-maines.
Ce mot vient du Latin Idus , de 1 ancien mot Tos-can iduare, qui íìgnifioit diviser, à cause quelles di-visent le mois en deux parties presque égales. D’autresle tirent d ’idulium , qui étoit le nom de la victimequ’on offroit à Jupiter 1 c jour des Ides , si ce n’estpeut-être que l’on ait donné à la victime le nom dujour qu’elle étoit immolée. D’autres tirent ce mot duToscan Itis , qui signifioit parmi ces peuples ce qu’/-dus signifioit parmi les Romains. D’autres disent qu’/-tis en Toscan signifioit fiducia Jovis , la confianceen Jupiter ; que ce jour n’avoit point de ténèbres ,parce que tombant à la pleine lune , le jour Sc lanuit étoient éclairés; que c’est pour cela qu’on lanommoit la Confiance de Jupiter, qui étoit le Dieude la lumière, & qu’on nommoit Lucetius , Sc Dies-piter. D’autres le sont venir du Grec ,.figure ,parce que le jour des Ides étoit la pleine lune , &on voyoit la figure entière de cette planète.
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IDILE. Voye$ Idyle.
ÌDIOCRASE. f. f. Terme de Physique Sc de Médecine.Idiocrafis. C’est la disposition ou le tempérament pro-pre d’une chose, d’un corps, d’un mixte. Marris.
Ce mot est Grec , composé d’Èífos-, particulier , &y-ífin, mélange, tempérament.
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IDIOME, s. m. Dialecte ; langue d une Province par-ticulière , qui est disterente de la langue générale dela Nation , d’où elle est dérivée. Idioma. U n’y aguère de langue qui n’ait quelque idiome. De quelidiome vous íervez-vous pour expliquer vos pensées ;Mol.
sfiT O11 appelle proprement Idiome les variétés d’unelangue propres à chaque contrée. Dans ce sens ondit l’idiome Provençal, Yidiome Gascon. Alors il estfynonime de Dialecte.
sfF Mais ce mot est quelquefois employé pour désignerla langue propre à une Narion. C’est ainsi qu’on ditl ’idiome François, Yidiome Allemand , Yidiome Ita-lien. Dans ce sens il est fynonime de langue.
Ce mot n’est usité que parmi les gens de Lettres.Il vient du Grec , qui signifie la propriété, la na-ture propre, de <cW, proprius , propre.
Célestes truchemens du mystique idiome ,
François , Bernard, Anselme , Augustin ,Chryfiofiome tDe vos pures clartés pour la troisième fois ,Sanctifiés ma plume ct parles par ma voix ,
Le Duc de Nevers.
Idiome , en termes de Théologie , signifie Propriété, cequi est propre d’une nature , comme en Grammaireil lignifie ce qui est propre d’une langue. La commu-nication des idiomes dans JÉsus-Christ , c’est l’at-tribution des propriétés Sc des actions d’une des na-tures qui íont en Jésus Christ àl’autre. Elle consis-te en ce qu’à raison de l’union hypostatique de la na-ture divine & de la nature humaine dans Notre-Sei-gneur, on attribue à Dieu les actions de l’homme,Sc à l’homme des choses qui conviennent à Dieu , Scque l’on dir, Dieu est né, Dieu a souffert, Dieu estmort, Dieu est reíluscité , Dieu est homme, l’hommeest Dieu , Dieu est mortel, l’homme est immortel,le mortel est immortel. Les Théologiens apportentneuf règles principales qu’il faut observer dans cettecommunication d 'idiomes, pouf ne point errer , Sc11e point faire de propositions fauíles Sc contraires àla Foi. Vo\eylts dans Platel, P. ID > Traité de P In-carnat. chap. FI-
IDIOMÉLE. f. m. Terme de Liturgie. Mamelon. Dansl’Office divin qui fe récite selon le rit Grec , on ap-pelle idoméles, certains versets qui ne font point ti-rés de la Sainte Écriture, & qui fe chantent fur unton particulier, mais grave.
Ce mot vient de têm , qui signifie propre, particu-lier , Sc de «sAoî , qui veut dire citant.
IDIGPATHIE. f. f. Idiopathia. Ternie de médecine.C’est une maladie ou indisposition qui est propre àquelque membre particulier, fans aucune dépendanceni participation du reste du corps , relie qu’est la ca-taracte dans l’œil. Elle est opposée à la sympathie ,qui arrive quand l’indisposition est causée par le viced’une autre partie , comme h fluxion.
ftCF Ce mot transporté dans la morale, signifie l’astec-tion particulière pour une chose, Il est d’un usageassez rare.
Ce mot est composé du Grec .’<W, proprius , par-ticulier, Sc de *áhs, pasto, asteclus 3 passion ìaffec-tion.
IDIOPATHIQUE. adj. m. Sc f. Terme de Médecine , ■qui sè dit des maladies propres à quelques membres ,ou parties du corps , & qui ne sont point causéespar quelque autre maladie , ou accident précédent.Idiopathicus , proprius. Il est opposé à sympathique.L epilepsie est idiopathique , ou sympathique. Elle estidiopathique, lorfqu’elle survient par le seul vice ducerveau; on la nomme sympathique , lorsqu’ellc estprécédée de quelque autre maladie. Il y a des causes,íoit idiopathiques, soit sympathiques, de la palpita-tion du cœur.
IDIOSYNCRASE. f. f. Terme de Physique & de Méde-cine. Idiofiyncrafis. C’est le Tempérament propre d’uncorps animal particulier, en conséquence duquel, íoitdans la maladie , soit dans la santé, il a aversion , oupenchant & inclination pour certaines choses en parti-