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temps quarante les feront ils r On trouvera en deux 'jours.
||dr Ce terme est encore usité en Logique , en Mathé-matique & en Physique. On le dit d une , propor-tion , d’un théorème, d’un problème, d’un rapportpris dans un ordre renversé, relativement à la pro-position & au rapport dont on vient de parler.
|J 3 * Dans une proposition , c’est Fattribut de la directemis à la place du sujet. Tous les fous font méchansest Yinverfe de tous les méchans font fous. Voyezconversion 3 , 6:: 6, i z. c'est-à-dire, trois estàlix,comme six est à douze. 6, 3 :: n, d. c’est-à-dire ,six est à trois comme douze est à six.
|p” On se sert en Physique de ce mot pour exprimerla loi de variation d une chose qui augmente ou quidiminue j à mesure qu’une autre dont elle depen-doit, qui lui est comparce , diminue ou augmente.Ainsi l’on dit que l’intcnsité de la lumière est uneraison inverse des carrés de la distance du corps lu-mineux, c’est à-dire, qu’elle diminue dans le mêmerapport que ces carrés croiííent.
|pT Méthode Inverse des fluxions. C’est la même choseque calcul intégral. Voy. ce mot.
INVERSION, s. f. Action par laquelle on renverse, 011retourne une chose. Inverfio. Les problèmes de Géo-métrie ôc d’Arithmétique se prouvent souvent parY invasion.
Inversion. Terme de Grammaire. Manière de ranger lesmots d’une phrase dans un ordre qui n’est pas le plusnaturel & le plus simple. f)CF Notre langue n’aimepas les inversions j la marche de chaque phrase estpresque toujours uniforme : c’est un substantif quimène son adjectif comme par la main ; son verbemarche derrière, suivi d’un adverbe qui ne souffrerien entre deux , Sc le régime appelle aussitôt un ac-cusatif qui ne peut se déplacer. Ne point dérangercet ordre, c’est ce qu’on appelle ne point faire di-version : ne point garder cet arrangement ; voilà l’ in-version. Par exemple, De tous les vices, le plus abo-minable & le plus indigne de l’homme , c’est l’im-pureté, c’est-là une inversion : l’ordre naturel est dedire, Le plus abominable de tous les vices , & leplus indigne de l’homme, c’est l’impureté : ou bien,l’impureté est le plus abominable , &c. Cette inver-sion n’est pas désagréable, elle a même de l’élégan-ce. Il y en a de plus rudes & de plus dures.
Mais pendant que Bourbon , la victoire pressant ,
Vales bandes t les corps , les escadrons pouffant.
P. le Moine.
La sévérité de notre langue contre presque toutesles inversions de phrase augmente encore infinimentla difficulté des vers François. Fénel. Il ne faut pointintroduire tout-à coup dans notre langue un grandnombre de ces inversions. On n’y est point accoutumé,elles paroîtroient dures, ôc pleines d’obscurité- Id.II faudrait choisir de proche en proche les inversionsles plus douces, ôc les plus voisines de celles quenotre langue permet déja. Id.
INVESTIGATEUR, f. m. Qui cherche quelque cho-se , qui tâche de faire quelque découverte. La villeest si ancienne ( S. Ander ) que les Investigateurs deT Antiquité n’en pouvant découvrir l’origine, ni letemps de fa fondation , ne manquent pas de l’attri-buer à Noé. L’Abbé De Vayrac. Ce mot est peuen usage : cependant il est fort significatif. L’Euripefut non-seulement l’occafíon, mais encore le tristeexécuteur de la mort du grand Investigateur de lanature, c’est-à-dire, d’Aristote. Nouv. fyst. dufiux& du reflux de la mer 3 dans les Obferv. fur les Ecritsmod. tom. 2 y. pag. 46.
En termes du Grand Art, on appelle Investiga-teurs ceux qui cherchent la pierre philosophait:.
INVESTIGATION, f. f. Terme de Grammaire ôc deCollège , où l’on appelle investigation du Thème ,Fart, la science, la manière de trouver le thème dansles verbes, c’est à dire, le temps ôc le mode primitifd’un rnœuf, d’un temps & d’une personne dérivée ôc
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■ éloignée de sa source. Invefiigaáo. Pour expliquerle s Auteurs Grecs, il faut bien lavoir l ’investigationdu thème. Ce thème est le présent de l'indicatif dansle Grec.
Ce mot a ete pris de la Grammaire Grecque deClénard, qui a intitulé Investigatio Thematis , la par-tie où il enseigne la manière de connoître d’cù vientquelque personne ou -temps que ce soit d’un verbe ,& de le réduire à sa diction primitive, ou de trou-ver le présent de son indicatif.
INVESTIR, v. a. Conférer à quelqu’un le titre de quel-que fief, dignité, ou Bénéfice, ou ratifier & approu-ver celui qu’il peut avoir obtenu d’aillettrs. In pos-sessionem inducere. L’Empereur prétend qu’il a droità'investir plusieurs Princes , tani en Allemagne qu’enItalie. Il y avoir autrefois mie cérémonie pour in-vestir les Prélats.
a Ce mot vient du Latin investire , qui jjCT signifievêtir. C’est pour cela qu ’investir ôc inféoder font sy-nonymes , & signifient l’un ôc l’autre mettre en pos-session , & revêtir du fief celui qui prête le sermentde fidélité au Seigneur dominant. Ainsi la réceptionà foi ôc hommage est Y investiture pour les fiefs ; &à l’égard des ceniives , 1a quittance des droits sei-gneuriaux tient lieu à’investiture-, de sorte que leSeigneur ne peur plus après user du retrait féodalou censuel dans les coutumes où il a lieu.
On dit aussi, que les Archers ont investi une mai-son , pour dire, qu’ils se sont postés autour pour pren-dre quelque prisonnier.
Investir , en termes de 111er, signifie, Attaquer unvaiiìèau.
Investir , signifie aussi, Echouer, toucher à terre,soit volontairement, soit par la tempête. Verere ,appellere. Cette galère a investi un tel endroit de lacôte d’Italie. Ce terme n’est d’usage que sur la Mé-diterranée.
Investir , signifie aussi, environner une personne, em-pêcher que d’autres ne l’approchent. Circumdare , oc-cupare. Ce malade n’a pu faire de testament, il atoujours été investi d’un nombre de parens & d’hé-ritiers.
ífT Mainard a dit, des yeux investis de cire , bordés,chassieux.
Investi , ie. part. U a les significations du verbe.INVESTISSEMENT, f. m, Terme de guerre. Actiond’investir une place , fÌCF de l’enrourer de troupes,pour en fermer tous les passages. Dans Y investisse-ment on fait la même chose que dans le blocus. Onfait Yinvestistement d’une place pour l’alsiéger dansles formes. Voyc-q Siège & Brocus.
INVESTITURE, f. f. Il se dit tant du droit d’investirquelqu’un d’un fief, que de Facte par lequel on l’eninvestit. In possessionem induclio. C’est la réceptionà la soi & hommage, par laquelle le vassal est saisiôc investi du fief par son Seigneur dominant. Un telPrince donne Y investiture d’un tel Duché. Il a pris soninvestiture de l’Empereur. C’est l’Empereur qui don-’ne 1 investiture de tous les fiefs relevans de l’Empi-re. Les investitures se renouvellent à la mort de1 Empereur, ou de celui qui possède le fief. Celuiqui reçoit Yinvestìture fait hommage entre les mainsde l’Empereur, & prête ferment de fidélité, oupar lui-même , ou par un Ambassadeur. L ’investiturese faisoit .autrefois pour signe d une poíîeision crans-feree par la tradition de plusieurs petites choses,comme quand 011 mettoit en possession d’un héri-tage par un bâton , un gant, un couteau, un mofceau de manteau, de bois, de courroie , de cein-ture , par la piqûre du pouce, par des clefs, par unebroche , par une coupe , un anneau , un gazon ,une branche, une paille, une étrille, ôc par tource qu’on tfouvoit fous la main. Celle des Royau-mes ôc des Seigneuries fe faisoit par un étendard,gonfanon, ou bannière, par une épée , un arc , unestéche , des éperons. Les symboles sc gardoient quel-quefois dans le trésor des maisons, ôc s’attachoientaux titres. Il y a des preuves de toutes ces chosesdans les Histoires recueillies par Du Gange,