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donnoit à des Affranchis - , elle porte AGATOPUSAUGG. LIB. INVITATOR , &c. Les Imitateursétoient ceux qui alloient inviter les conviés aux repasque I on donnoit. Voye% Pline, Llv. XXXF, c. / o ,où il parle des Imitateurs de Ptolomée , qu’il ap-pelle Vocatores j Sc Laurent Pignorius, Comment,de servis , p. 14.4 , £> s u iv.
INVITATION, f. f. Action d’inviter, de prier,d’affîster, de se trouver à un repas, une fête , unecérémonie. Invitation à un repas. Ai ccenam Invi-tatio. Invitation à une noce. \!invitation des Courssouveraines pour assister à un Te Deum > se fait pâl-ies Officiers des cérémonies.
Invitation, se dit aussi au figuré, & signifie, Sol-licitation , action d’exciter. Invitatus. II n y a pointde plus forte invitation à T amitié , que de préveniren aimant. Le Mai. Elle eut d’autant moins depeine 'a se rendre à l 'invitation qison lui fuioit,que M. le Duc de ' Savoye venoit de mourir posi-tivement dans ce temps-là. Des Mais aux. Et serendant à une si douce invitation , il alla enseignerles Humanités & ensuite la Rhétorique dans leCollège dTIarcourt. Huet.
INVITA TOIRE. s. m. Terme de Liturgie. C’est unverset que l’on chante , ou que Ton récite à Ma-tines avant le Pseaume Venite exaltemus , & à lafin dece Pseaume , on le mêle aussi aux versets dece Pseaume , pour inviter le peuple à louer Dieu.Tout cela s’appelle P invitatoire. Invitatorium. Ceverset se change suivant la qualité des jours 8c desfêtes ; & ainsi on dit qu’il faut prendre l 'invitatoiredu commun ou du propre des Saints, en parlant dece verset diderent qu’on y ajoute. Il n’y a pointà'invitatoire au commencement des Matines le. jourde PÉpiphanie , ni les trois derniers jours de la íè-maiue Sainte. Voye p les raisons de cet usage dansMicro!. & Amalar. c. 15.
Ce mot vient du Latin invitatorium , qui se trouvedans les rubriques , & dans les Auteurs qui ontécrit fur les Liturgies ; & qui vient du verbe invi-tare , inviter : ce nom d "invitatoire a été donné àcette partie de l’office divin , parce que le PseaumeVenite , exuit émus , commence par une invitationà chanter les louanges de Dieu.
INVITAT OR IEN. s. m. Les Macri disent que c’estun nom de l’Ordre de Cìteaux , où l’on appelleainsi celui qui a la charge de commencer Tofficedivin, de commencer le chant , «Teutonnes le pre-mier. Invitatorianus. Ils parlent aussi d’un Soufin-vitatorien , qui faisoit Toffice de ï’invitatorien enson ablence.
INVITER, v. a. Prier , convier quelqu’un à quelquefête, à quelque cérémonie. Invitare. Tous les> Am-baJlàdeurs des Princes étrangers furent invités de setrouver à ce Te Deum , à ce festin Royal, à cet en-trée. (ÍT Inviter à souper. A d ccenam invitare. IIvd invita à venir loger chez lui. Hospitio me invita-vit , ou ad hospitium.
Inviter , se dit figurément en choies morales, 8c signi-fie , Excirer , solliciter , exhorter. L’espoir de 1 éter-nité oui nous est promise, nous doit inviter , exciter à'bien vivre. Cette eau claire invite les pasiansà s’en désaltérer. La gloire invite les gens généreux às’cxpoíer pour leur Prince. Lc beau temps invite ala promenade. Il plût à Dieu de l’inviter à uneplace plus considérable dans ce banquet délicieux ,& de l’élever comme par degres a la plus hautecontemplation des perfections divines. P. Verjus.
Invité , ée. part. & adj. Invitatus.
INVOCABIT. Terme de Bréviaire. C’est le nomque l’on donne au premier Dimanche de Carcme,parce qu’il est marqué da ns les Almanachs par cemot Latin, qui est le premier mot de llntroTr de laMeiíe de ce jour-là. Autrefois le Carême ne commençoit que le Dimanche Invocabit , 8c PLgliíede Milan a retenu cet usage.
INVOCATION, s. f. Action par laquelle on appelleDieu à son secours. Prière par laquelle on s’a-drelie à Dieu pour lui demander son secours. Invoca-
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ûo. Toutes les grandes cérémonies Chrétiennes'com-mencent par Y invocation du Saint-Esprit i par leVau Creator.
Invocation , se dit aussi des Saints dont on demandePintercession auprès de Dieu. Toutes les Églises fontdédiées à Dieu fous 1 invocation d’un Saint particu-lier. L "invocation des Saints a été , & est encorepour les prétendus Réformés , un des grands sujetsde rupture avec l’Éghse.
Invocation , te dit aussi des faux dieux & des démons.Les Idolâtres ont fait des invocations à des dieux debois 8c de pierre, qui ne les pouvoient lecourir.Un Poëte ne fait guère de grands ouvrages , lansune particulière invocation des Muses. Vínvocatíonest propre au Poème épique , elle est d’ordinaireadreílée à la divinité qui préside à la Poésie en géné-ral. Ainsi Y invocation poétique est une prière adres-see au Genie allégorique de la Poésie sous le nomd’une Muse ou de quclqu’autre divinité dont lePoëte demande à être inspiré. Le P. le B. ffT Cetteinvocation est nécessaire , parce que le Poëte dit deschoses qu’il ne lauroit pas , si elles ne lui avoientété inspirées.
INVOLONTAIRE, adj. m. & f. Qui se fait contrela volonté de celui qui agit. Non voluntarius. Toutcontrat ou testament qui est involontaire , ou forcé,est de nulle valeur. ífT L’ignorance invincible rendles actions involontaires. Pas c.
Involontaire , se dit aussi des mouvemens naturelsqui se font indépendamment de notre volonté. Ladigestion est une action involontaire qui se fait dansPestomac.
ÇéF Involontaire , se dit aussi subst. Burlamaquidistingue, comme on fait dans les Écoles, le vo-lontaire & le libre, Y involontaire & le nécessaire.Vmvolontaire 8c le nécessaire excusent de toutpéché. Voy. les autres mots.
INVOLONTAIREMENT, adv. Contre la volonté, oufans la participation de la volonté. Non voluntarie -Ce qui se fait involontairement if est ni louable , niblâmable.
s£T INVOLUTION. s. f. Terme de Palais qui désigneun assemblage de difficultés, d’embarras. Intncatìo.Involution de procès , de procédures. Les faits quiont été les plus éclaircis , se trouvent dans une íxgrande involution de circonstances, qu’on s’y per-dait dans les momens mêmes qui en étoient lesplus proches. Card de Retz. § 3 “ Ce mot n’est pasd’un usage fréquent, même dans 'le jargon du Pa-lais.
|CP INVOQUER, v. a. Réclamer l’aicle dune Puis-sance supérieure. L’appeíler à son secours. Invocare.Invoquer Dieu à son aide. Invoquer le S. Esprit.L’Église invoque la Vierge & les Saints pour avoirleur intercession. Les Orateurs invoquent ie Prince,les Juges , les auditeurs devant lesquels ils ha-ranguent. Les Prêtres des fa«x dieux les invoquoientfur-tout quand il falloìt rendre des oracles. LesPoètes invoquent souvent les Muses inutilement. Ilest de ^ Pellènce du Poème Épique à'invoquer lesdivinités qui président à la Poésie , ou aux actionsdes hommes. Le p. le B. Lucrèce a invoqué Vénusqui préside aux productions de la nature, & en mê-me temps il établit que les dieux ne se mêlent derien.
§ 3 “ Invoquer le nom du Seigneur, dans PÉcriture-Sainte, c’est Padorer , & faire un acte de religion*Ce fut Énoc, fils de Set h qui commença à invoquesle nom du Seigneur. Gen. c. 4.
Invoquer, se dit aujourd’hui au Palais pour citer UstAuteur , ou une pièce. S’autoriíer, s’appuyer s urcela, en tirer une preuve en fa faveur. Advocare ,adhibere. C’est ce qu’il faut examiner d’après 8cfur les autorités mêmes que nous cirent nos adver-saires.Consultons donc & le Concile de Trente
8c POrdonnance de Blois précisément dans l esmêmes articles que le Chapitre de N. D. invoque-Manorry. C’est donc for ces autorités que Puni onque nous attaquons est fondée, ce font les feule*
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