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pointe 6’ joint , Dans ce cas il faut instruire la de-mande j ecrire & produire. Quand il prononcesimplement joint , il n’y a point destruction àfîire , Sc en jugeant les Juges statuent fur la re-quête. Ferr.
Jonction du Procureur du Roi. C’est son inter-vention dans les matières criminelles où il y a parrie civile. La partie civile est le demandeur : M. leProcureur Général joint est l’accusareur. En Franceil if appartient pas aux particuliers d’accufer , ils nepeuvent que fe plaindre, & conclure aux intérêtscivils. La peine Sc la vengeance publique résidentdans la personne de M rs . les Procureurs Généraux,dc dans leurs Substituts. C’est pourquoi le plaignantrequiert la jonction, l’intervention du ministère pu-blic pour conclure à la punition du délit.
JONE. adj. Vieux mot. Jeune.
JONG, ou YONG, 'ou JONCHE, ou JUNIUS. Nomd homme, qui fe dit de ces quatre manières. Junius.Jacques Jonc , ou Tonc , Irlandois , Horistòit versle commencement du XV e íìècíe. Jonghe de Dor-drecht , diíciple de Juste Lipfe , entra cníuite dansl’Ordre de S. François.
JONGLER, v. n. Vieux mot , qui signifioit autre-fois , Faire des subtilités , des íauts périlleux, Scdes tours de paste-palfe pour amuser dc divertir lepeuple. Scurrari , mimos componere.
Ce mot vient de Picardie , où il est encore enusage. En Latin jocari Jouer. Autrefois on a ditjongloyer, pour jongler, qu’on dit aujourd’hui.
JONGLERIE, f. f. Charlataneric , tour de paílê-palïè.Nugœ , mimi.
$3° JONGLEUR, f. m. Ce mot est aujourd’hui fynonimede bateleur , joueur de tours de paífe-palfe. Scurra ,mimus j circulator. Charlatan qui amuse le peuplepar des subtilités , des sauts, Sc des tours de main.
On donnoit autrefois ce nom à des espèces deMénétriers , qui alloient dans les maisons des grandsSeigneurs chantant des chansons. Il y avoir , dit Paf-quier , des Poètes qui ne faifoient que de petitspoèmes , qu’on a appelés jongleurs ou joingleurs.Ces Poètes fréquentoient particulièrement la Courdes Comtes de Flandre. Mais on donna particuliè-ment ce nom à des espèces de Bateleurs ou Farceursqui avoient succédé aux Historiens. La plupart étoienrProvençaux, favoient la Muíïque , Sc jouoient desinstrumens. Ils fe joignirent aux Troubadours ouTrouveurs , Poètes Provençaux connus dès le XI ehècle , pour débiter & exécuter ce que ceux - ciavoient inventé. Par ce moyen ils s’introduisirentdans les Palais des Rois & des Princes dont ils ti-roient de magnifiques préfens. On les appeloit auffiJugleurs, Jongleours , Sc les femmes Jonglcrejfes.Ces mots viennent du Latin Joculator.
Vers la fin du XIV e hècle , les Trouveurs Sc lesJongleurs fe séparèrent en deux bandes ; les uns, fousle nom de Jongleurs joignoient aux instrumens lechant Sc le récit des vers ; les autres fous le nomde Joueurs, Joculatores , amufoient le peuple pardes tours de paífe-palfe, avec des linges, &c. com-me nos Bateleurs d’aujourd’hui. Vers le temps dePhilippe Auguste les Jongleurs tombèrent dans lemépris, parce que la Poche déchut beaucoup en cetemps-là, fur-tout après la mort du Comte de Cham-pagne qui fit tant de vers amoureux pour la ReineBlanche. Le nom de Jongleur étoit devenu fi mé-prisable , qu’jl ne fut plus approprié qu’aux Béte-ls 111 ^, deforteque n’ayant plus alors à dire que dessottises , on appela jonglerie une menterie , Sc ondit jongler ou j augier , pour dire , mentir. Fau-chet, Pasq. C’est pourquoi Philippe Auguste leschaíla de se Cour Sc de sos États. Cependant ilsreparurent, & furent tolérés dans la fuite du règnede ce Prince & des Rois íes íucceíleurs. Us prirenttous le nom de Jongleurs comme le plus ancien.Us demeuroient dans une soûle rue , qu’on appe-loit rue des Jongleurs, aujourd’hui de S. Julien desMénétriers
Saint Julien des Ménétriers à Paris étoit autre-Tome J r .
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fois un hôpital fondé en faveur des Musiciens parJulien, fameux Jongleur. Audi voit-on au portaildes figures de trois sortes de Musiciens , des Trou-vères ou Romamicos , des Chanterres ou Ménétrels ,Sc des Jongleurs ou Ménétriers, Sc dans une fenê-tre de l’Égliso on voit la figure du Jongleur Julienavec tous les attributs de la musique. Bonnet , Hijì.de la Musique.
Jongieour , au sens figuré, signifioit un Parleur, Cau-seur , que les Anciens appcloicnt des Enchantiéres& Multeplières de paroles. Glofj] des Po'ëf. duRoi de Nav.
ífT Parmi les Sauvages d’Amérique on donne le nomde Jongleurs à certains Magiciens ou Enchanteursqui font auffi profeffion de la Médecine. Ces Char-latans fe vantent d’avoir commerce avec les géniesbienfaiíâns , Sc de connoître par leur moyen cequi fe paíle dans les pays les plus éloignés , ce quidoit arriver dans les temps les plus reculés ; de dé-couvrir la nature Sc la cauíe des maladies les pluscachées , Sc d’avoir le secret de les guérir ; de faireréussir les négociations les plus difficiles; de rendreles dieux propices, &c. Voyer le détail de toutesces impostures dans le P. Charlevoix.
|Cril est certain que ces prétendus Devins ont dessecrets singuliers, tels que celui, non d’enchantercomme ils le disent, mais d’engourdir les serpensles plus vénimeux qu’ils manient , qu’ils mettentdans leur sein , Sc dont ils fe font des bandeauxSc des ceintures sens qu’ií leur en arrive aucun mal.Voye^ Psylles. Le Chevalier de Beauchêne ditdans fes avantures, que les Jongleurs l’ont souventétonné, s’ils n’ont pu le persuader. Ils appellent ,dic-il, Ouahiche leur démon qui les instruit de toutce qu’ils veulent savoir.
Ce mot vient du Latin joculator.
IONIDES. f. f. pi. Terme de Mythologie. Nymphesprès d’Héraclée en Élide. Il y avoir fur les bords d unefontaine qui fe jette dans le Heuve Cythérus, un tem-ple qui leur étoit consacré.
IONIE. Ancien nom d’une contrée de 1a petite Asie.Ionia. Elle étoit le long de la côte de l’Archipel,ayant l’Éolie au nord Sc la Carie au midi. Ses villesprincipales étoient Miíet, Éphèfe, Colophon , Lebe-dus, Smyrne, Érythrée Sc Clazoméne, Smyrne ScÉphèfe font encore considérables dans ce pays quiporte le nom de Sarchan en Natolie, & qui est bor-né par le Becfangil au nord, par le Germian au le-vant, par rAidinelli au midi, & par l’Archipel aucouchant.
IONIEN, IENNE. adj. Qui estd’Ionie. Ion, Ionicus.C’est un Ionien c’est une Ionienne. Le DialecteIonien. Les Grecs Ioniens, qui avoient fecoilé le jougdes Perses, leur tuerent z 0000 mille hommes dans labataille de Mycale , fous la conduite de Léotychides.Boss. Les/o/zso/7j ont pris leur nom de Ion, ou plu-tôt Javan. Voye \ Ion. On entend communémentpar Ioniens les habitans de l’Ionie fur la côte de l’Asiemineure, ce ne font pourtant pas les premiers ni lesseuls Ioniens. Ce nom d’abord fut donné aux dcfccn-dans de Javan ou Jon, qui occupèrent le terrein quis’étend depuis k Thrace juíqu’à l’Isthme du Pelo-ponnese , & ce pays s’appella l’Ionie ; car Plutarqucdans la vie de Thésée , & Strabon, L. VII Sc L,VIII, nous apprennent que Thésée avoir erige uncìppeou colonne à feutrée de 1 Isthme fur laquelle ,du côté du nord, on Jiíoit en Grec, ceci n est pointle Péloponnèfe, mais l’Ionie; Sc de 1 autre côté, ceciest le Péloponnèfe Sc n’est plus l’Ionie. Dans l’Anri-quité on donne plus communément ce nom aux Athé-niens & à toutes leurs colonies. Mais Hérodote nomapprend, L. /, que les Athéniens étoienr originaire-ment venus d 'Ioniens plus anciens. Il dit auffi queles Ioniens s’emparerent du Péloponnèfe, mais qu’ilsen furent chaises par les Achéens, & qu’ils bâtirentdouze villes fur la côte d’Asie , autant qu’ils enavoient bâti dans le Péloponnèfe. Les Abdérites, lesThéiens étoient Ioniens. La plupart des autres Grecs ,les Abantea dans l’Euboée, les Miniens, les Driopes,
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