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fJC? On le dit auffi des choses, qui par leur qualité , oupar un mouvement trop vif , affectent désagréable-ment quelque partie du corps : une humeur acre ir-■ lite , picote une membrane.
Irriter , se dit figurément en choses morales , & li-gnine aigrir , piquer, rendre plus vif ôc plus vio-lent. Irriter la colère. La contrainte, les défenses ,les obstacles irritent l’amour. Les grandeurs irritentles pallions plus qu elles ne les contentent. Fén.Mes soumissions bien loin de ramener mon enne-mi , riont fait c\u irriter fâ haine , irriter fa fierté.Les choses salées irritent l’appétit. Cette plaie s irritepar les remèdes , au lieu de se guérir. La plupartdes maux s irritent en vieillissant. Les personnes vainess attirent l’envie & le mépris, & irritent la médisance.Bell. Le récit ôc le specfacle des grandeurs mon-daines irritent votre ambition. FlÉchier. L’hérésied 1 Arius etoit de la nature de ces maux opiniâtresqui s’ irritent par les remèdes. FFerman. La misèreavoir aigri & irrité son humeur atrabilaire. Méze-RAY. N 'irrite^ point l’envie. Bossuet.
Chaque objet qu’il contemple irrite ses douleurs.
BrÉb.
Dans ses premiers transports V amour impétueuxiS firrirc par la résistance. Corn.
Pourquoi veux-tu , cruelle , irriter mes ennuis ?
Rac.
IRRITÉ , ée , part. ôc adj.
II jouit du ciel même irrité contre lui. Boil.fté? - On dit au figuré , les îlots irrités , la mer irritée ,td rF ItCe P ar tempête.
IKKOKATION. f. f. Irroratio. fCP Terme de Médeci, synonyme avec arrosement.
IM* On le dit d'une forte de transplantation , par la-quelle on prétend guérir certaines maladies. L ’Irro-ration consiste à arroser tous les jours des arbres oud autres plantes convenables avec Furine , les sueurs,les selles , ou les lavures du membre malade , oude tout le corps, séparément, ou conjointement ,jusqu a la guérison entière de la maladie. Aprèsqu’on a arrosé , il faut auffi tôt jetter de la terrenouvelle deííus, afin d’empêcher que Fair ne diíiì-pe la vertu de la murnie , c’est à dire , de l’efprit vi-tal qui est contenu dans les choies avec lesquelleson arrose
IRRUPTION, s. s. §CT Entrée soudaine ôc imprévuedans un pays pour s’en emparer , ou pour le ra-vager. Irruptio. Les Tartares , les Arabes, ne font laguerre que par de soudaines irruptions , pour enleverdu butin Sc des prisonniers, ôc puis se retirent. LaRologne est sujette au x irruptions des Turcs ôc desCosaques, parce que ses frontières font dégarnies deplaces fortes.
H se dit auffi au figuré. La vertu a toujours à segarder des irruptions du tempérament. B. Com.
^TlS. Rivière de la Tartarie Moscovite. Irtis. Elle asource dans les montagnes d'Alray , ancienne-ment Imaiis , ôc coule long-temps vers le norcl-ouest , ensuite tournant vers le nord , elle va pren-j-, e le Tobolk à la ville de ce nom , & enfin se•^chargé dans l’Oby. Maty.
1 yS- s. m. C’étoit un gueux du pays d’Ithaque , à laUu ' e des Amans de Pénélope. Il y avoit , dit Hoj lerc > Odyjf. I. 18. à la porte du Palais un men- 1,' ant qui avoit accoutume de demander son painrf“ ns 7/taque , ôc qui par son horrible gloutonne-’ s etoit rendu fort célèbre ; car il mangeoit tou-°^ r , S ’ ^ étoit toujours affamé. Cependant , quoi4 U1 rut dune taille énorme, il n Avoir ni force mjpurage. Son véritable nom étoit Amée ; mais on^ FPefoit I rus ^ p arce qu'íl faifoit tous les metíâges0l rt on le chargeoit. Du Grec sow», pour «pó por-K 1 ì.Râtole. C'cst Irus qui a donné lieu au prover-
iRVVliq '-kmvre qu'à..
jn , • ^Ule de 1 Ecosse meridionale , capitale duuche de Cuninghaji, à F embouchure de la rivière
ISA 271
à’Irwìn dans le golfe de Cluyd. Irvinum. Cette villeavoit autrefois un bon port, qui maintenant 11’estaccessible qu’aux petits bânmens , à cause des fa-bles qui s’y font amassés. Maty.
I S A.
ISAAC. f. m. Prononcez sac. Nom d’homirtc. Isaac.Isaacus. Le Patriarche Isaac , fils unique d’Abra-ham ôc ue Sara , fur ainsi nommé parce que íàmère qui étoit avancée en âge , & stérile, se mit àrire, lorsqu"un Ange annonça à Abraham qu’elleconcevroit un fils. Gen. XVIII , p , & suiv. Abra-ham avoit alors 100 ans, & Sara 90. Gen. XXI ,j , XVII 1 , 17. Il y a trois Isaacs de la familledes Comnénes , dont deux ont été Empereurs deConstantinople j F un depuis 10/7, jusqu’en 1039,ôc Fautre depuis 1185 , jusqu en 1159. .
Ce nom est Hébreu , ôc s’écrit dans cette lan-gue Ittshhak. Il vient de p H j» , tsahhak , qui signifierire.
ISABEAU. f. f. Nom de femme. Isabella , Elìpabe-tha. Élisabeth, Isabeau , & Isabelle, sont la mêmechose, autrefois on a écrit Isabel. En général, Isa-beau ne íè dit guère que de quelques Princesses deFrance , ou s’il fe dit de quelques Princesses étran-gères , elles ont été mariées & ont vécu en France.En particulier , voici celles de nos Princeffes , dontj’ai trouvé qu’on le dir. Isabeau de France, fille deLouis VIII , & de Blanche de Castille, & sœurde S. Louis, née en 1220 , ou 1224, fonda en1269 le Monastère de Long Champ, près de Pa-ris , où elle fe retira , & où elle mourut le 23Février 1269. Isabeau d’Angoulême, Reine d An- .gleterre , fille d’Aimar I, Comte d’Angouicnie, Scd’Alix de Couïtcnai , mourut en 1245. Isabeau deFrance , fille de Philippe le Bel, Ôc de Jeanne,héritière d’Henri I, Roi de Navarre , naquit en1292. Elle fut mariée à Edouard II , Prince deGalles, & ensuite Roi d'Angleterre , le 22 Janvier1308. à Boulogne , ôc mourut le 31 Novembre 13 57.à Rasteing , où son fils Édouard III savoir fait en-fermer pour des galanteries qu’elLc fut accusée d’avoitavec Roger de Mortemer , à qui il fit couper latête. Une fille du Roi Philippe le Long, qui sucmariée en x 3 20. à Guignes , douzième Dauphin deViennois , porta auffi le nom à’Isabeau, On dit en-core Isabeau de Hainaut, Reine de France, femmede Philippe Auguste, & fille de Baudouin V , ditle Courageux , Comte de Hainaut ; & Isabeau deBavière, auffi Reine de France, femme de Char-les VI, fille d’Étienne le Jeune , Duc de Bavière ,ôc Comte Palatin. Isabeau de Bavière , mere duRoi Charles VII, étoit une mere aveuglée ôc déna-turée , qui lui voulut arracher le sceptre. Le Maî-tre. Plaid. 7.
ISABELLE, s. f. Nom de femme. Isabella.Voici quelques-unes des femmes qujiì faut appelerIsabelle , & non pas Isabeau , ou Elisabeth , quoi-que ces trois noms ne soient que la même choie.Isabelle d’Arragon, Reine de France, femme de Phi-lippe le Hardi , ôc fille de Jacques I, Roi d’Arragon.Isabelle de Portugal qui épousa Charles V. LTmpé-ratrice Isabelle femme de Charles V. P. Verjus.François de Borgia Duc de Candie , qui eut ordredAccompagner le corps d’Isabelle de Tolede a Gre-nade , fut fi touché quand il fallut jurer que c etoitle corps de ITmpétatrice , de n y trouver qu’uti amasconfus de pourriture ôc de corruption , qu'il fit des-sein de quitter le monde pour se retirer dans laCompagnie de Jésus. Id. & Moréri. Isabelle de Bor-gia ía soeur avoit épousé D. Geoffroy de Borgia quiétoit le Seigneur le plus considérable de certe mêmemaison. P. Verjus. Élisabeth ou Isabelle de FranceReine d’Angletene , ôc depuis Duchesse d’Orléans,fut fille, de Charles VI, & d’isabeau de Bavière. Isa-belle de Castille fille de Jean II, épouía Ferdinand.d’Arragon. Je ne sai pourquoi quelques Auteurs rap-pellent Élisabeth , ou Isabelle. Car nous disons