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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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I V E

J U G

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IVE.

IVELINE. La forêt Iv eline. C’étoit autrefois une forêtde la Beauce, en France. Aquilina ou Evelina, ouEulina Sylva. Elle étoit à Toricntde Chartres, près dubourg S. Arnould ; mais elle est aujourd'hui presqueroute défrichée. Elle alioit jusqu’à Rambouillet, &une partie se nommoit le bois de Rambouillet. DeValois , Notit. Gall.p. 480.

ífJ’ La forêt à’Iveline , ou le bois des Iv elines est en-tre Chevreuíe , Rochefort , Saint-Arnoul & Epernon. Elle s’érendoit autrefois davantage , & le boisde Rambouillet en faisoit partie. Quand M. Baudrand dit qu’elle est presque toute defrichee , ondoit entendre qison a éclairci Sc cultive divers endroits d’une feule forêt, de manière que plusieursparties détachées ont présentement des noms parti-culiers j comme le bois des Ivelines , qui conservel’ancien nom , le bois de Rochefort , la forêt deDourdans , le bois de Batonneau, le bois de Ram-bouillet , les taillis d’Epernon , & la forêt de S.Leger. Tout cela fuioit une forêt continue, lorsquela France étoit moins peuplée qu’elle n’est présen.nent ; Sc cette forêt étoit nommée Aquilina Sil-ya, Silva Evelina , ou Eulina dans les anciens ti-tres.

IVELMOUTH. Nom d’un petit golfe du Comté de Sommerset, en Angleterre. Ivelmutiutp ., Vexala , Uxela. Ilest formé par l’embouchure de l’Ivel , dans la Saverne , près du bourg de Watchet , au dessous deBridgewater. Maty.

IVE-MUSQUÉE. f. f. Herbe qui rampe & íecourbe contre terre , Sc dont les feuilles fontsemblables à la petite joubarbe, mais plus menuesde beaucoup , plus grasses Sc plus cotonnées. Il yen a un st grand nombre , qu elles font commeentassées autour des branches. Ellesjont la formeSc l’odeur du pin ; ce qui fait que l’on appelle cetteherbe Cham&pitis , petit pin , de d-o ,, qui veut direà terre , & de , pin. Ses fleurs qui reluisentpar toute la tige font jaunes , petites, minces , &ses racines longues d’une palme avec des capillari-tés. Elle a un goût amer , accompagné d’un peud’acrimonie. Cette plante est chaude, incisive , abl-tersive & mondificative , Diofcoride dit que sesfeuilles prises en breuvages pendant íept jours, gué-rissent de la jaunisse , que continuées durant qua-rante jours , elles font très-bonnes pour les sciati-tiques , Sc qu’on les ordonne particulièrement auxdifficultés d’urine , aux défectuosités du foie Sc desreins, & pour les tranchées du ventre. Il parle dedeux autres espèces à’ive.

JUENCHEU. Nom d’une ville de la Chine. Juen-cheum. Elle est la onzième de la Province deKiangsi, Sc a trois autres ville fous fa Jurifdiction.Maty.

IVERDON , ou IVERDUN. Eberodunum Helvetio-rum , Eburudunum , Ebrodunum , Ebredunum , Ebre-dunum , Ebrìdunum , Eberodunense caftrum. Ce lieuest dans la Suisse , à l'entrée du lac de Neuven-burg , Sc de Neuchastel à quelques 6 ou 7 millesdu Château Sc de la rivière d’Orbe , ou Orbach.Valois. Not. Gall.p. 184.

IVERNE. Nom que l’on a donné autrefois à lTrlande.Iverna

IVES. f. m. Nom d’homme. Ivo. Saint Zve est patrondes Procureurs. Ives de Chartres etoit Prêtre ScPrévôt de Saint Quentin de Beauvais, lorfqu’il futélu Evêque de Chartres fous le Roi Philippe , à larecommandation du Pape Urbain II. Fleury , Hijl.Ecdésiafi. Liv. 46. Plusieurs écrivent Yves par uny. Us ne fe prononce point dans ce mot. On ditSaint Ive étoit l’Avocat des pauvres, Sc non pas SaintIve zétoit l’Avocat, &e.

IVETOT. Voyez Yvetot.

IVETTE, ou IVE musquée, f. f. Abiga odorata. Sortede plante. Voye\ Chamapitys. C’est.la mêmechose.

J U G.

JUGA, ou JUGATINE. f. f. Terme de Mythologie.Nom que l’on donnoit à Junon en qualité de déessequi prélìdoit aux mariages. Juga , Jugaúna. Ce nomvient de jy-gum , joug, ou comme dit Festus, parcequ’elle unilloit fous le même joug les personnes quife marioient, ou par allusion au joug que l’on mettoiten ester fur les deux époux dans la cérémonie des no-ces , comme l’écrit Servius fur le commencement duquatrième Livre de l’Enéide, p. pij , de l’Édition deRob. Étienne, in-fol. Du reste Festus est le seul quiappelle Junon Juga ; car Servius dit Jugalis. JunonJuga avoir un autel dans une rue de Rome, qu’onappeloit à cause de cela Ficus'Jugatius. Voyez Fes-tus, Servius & Dempster dans fes Additions aux An-^ tiquités de Rosin, & Voisins, de Idol. L. II. c. 26.

’îfd Juga. f. f. Terme de Botanique. Plante dont lafleur est monopetale , en entonnoir , Sc porte untuyau frangé. II fort du fond du calice un pistil quiest attaché comme un clou à la partie postérieure de1 a fleur, «Sc qui devient dans la fuite une silique mol-le, charnue, contenant des semences irrégulières. ’JUGAL. adj. m. Jugalis. Terme d'Anatomie. C’est unassemblage de deux apophyses ou éminences qui nais-sent , l’une de l’os temporal, Sc l’autre de l’os de lapomette, Sc qui font jointes par une future obliquequ’on nomme Zygomatiques. Ces deux apophysesfont une arcade qui donne passage au muscle crota-phite «Sc qui le couvre. Le muscle majfeter prend sonorigine de l’os jugal. Les Anatomistes l’appellentaussi Zygoma 3 du mot Grec 'GjyU , jugum }

joug.

Jugale, etoit chez les Romains un surnom de Junon-Voye\ Juga.

JUGATIN. s. m. Terme de Mythologie. Nom de deuxdieux chez les anciens Romains. Jugatinus. Il y avoirdeux dieux Jugatins , dont Tun prélìdoit aux mariages& l’autre aux sommets des montagnes. S. Augustinest le seul qui nous faste connoître ces deux divinitésdans son Livre quatrième de la Cité de Dieu; il parledu premier Jugatin au ch. XI. «Sc du second au ch.VIII. Il parle encore du premier au ch. IX. du Livresixième du même Ouvrage.

Ce nom a été formé du mot jugum , qui se dit enLatin, Sc du mariage, Sc du sommet d’une montagne.JUGATINE. f. f. Surnom de Junon, en qualité dedéesse qui prélìdoit aux mariages. C’est la mcinechose que Juga. Voyez ce mot Sc Voisins, Z. II. c -26. de Idolol.

fìCL JUGE. f. m. Judex. C’est en général celui qui eftétabli pour décider les différends des particuliers, Nrendre à un chacun ce qui lui appartient. Le caractère pde Juge est une portion de la Majesté Royale r dent I e 1PrincefestepOTíHe. II tient de Dieu le pouvoir de ju-ger : ceux à qui il le communique ne font que le re-présenter dans Pexercice de la justice.fíCF Autrefois les Rois rendoient eux-mêmes la justif ea leurs peuples; mais ne pouvant suffire à pourv°j iraux affaires de l’Etat Sc à juger leurs Sujets , 1 _créérent des personnes sages pour le faire sous le^ 1autorité. C’est ce que nous appelons Juges. Le dev 0irdes Juges est de rendre la justice. La Bruyere aj ollíCque leur métier est de la différer.

CG? Le mot de Juge vient d u Latin Judex , quajt ] uScens, qui rend la justice.

Anciennement les Juges étoient personnelle 11 ^ 0responsables de leurs jugemens. On les prenoit à P artie Sc on les afsignoit fur l’appel, & ils étoient c °°damnés à l’amende s’ils avoient mal jugé. Les I U FRoyaux surent dans la fuite déchargés de cette P el °qui fut restreinte aux Juges seigneuriaux. Enfin 7 celcoutume s’est entièrement abolie à l’égard des uns ^des autres, Sc la partie feule court le hasard de la í £t .^tence, Sc les Juges ne sont plus appelés pour fontesleur jugement. Il y a encore un vestige de cette a ^cienne coutume ; car les Juges inférieurs font cnC ° s ,obligés de comparoître au Parlement à certains j° u ’