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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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veur de Ferdinand , Roi d’Aragon , & de la Rei-de Isabelle , la femme.

S. /Julien. s. m. Nom d’imc espèce de prune. Prunispecies à sancio Juliano dicta. Elle est: violette, tirantau noir. La Quint. P. III. c. 1-4,

JULIENS, s. m. Les Luperces , les plus anciens Prêtresde Rome, étoient divisés en trois Collèges, des Fa-biens , des Quintiliens, & des Juliens.

JULIENNE, f. f. Nom propre d’une femme. Juliana.Julienne est fort jolie. Ce fut auílì un des nstms deJunon.

tstT JULIEN, JULIENNE, adj. Terme de Chronolo-gie , ordinairement joint -avec le mot annee 8cavec le mot période. Année Julienne. Annus Julianus.Les années Juliennes íont ou communes, ou biííex-tiles. Les communes font de 3 6/ jours , & les bis-sextiles de z 66. Soíìgéne, dont Céíar se servit pourla résormation du Calendrier, supposa que l’annéesolaire moyenne etoit justement de 363 jours, lixheures, & sur ce fondement, César ordonna que desquatre ans, l’un seroit biílextile 8c les rrois autrescommuns. Voye{ Année. La période Julienne : c’estune période fort utile dans la Chronologie inventéepar Scaliger; elle est de 7980 ans par la combinaisonde trois íìclcs, de l’indièlion qui est de 1 y ans, dunombre d’or qui est de 28. On le fait commenceravant la création du monde plus ou moins, selonE'hypothèse qu’ou veut suivre. La première année del’Ére Chrétienne dans tous ces systèmes de Chronolo-gie, est toujours la 4/14. de la période Julienne. Ellea été appelée Julienne , à cause quelle a été accom-modée à l’année Julienne , ou réformée par Jules Cé-sar. Voye^ Période.

Ce mot est auílì en usage au masculin. Le désor-dre où le Calendrier Julien étoit tombé , parcequ’on y avoit négligé quelques minutes , avoir ré-veillé les Astronomes du XVI e . siècle.

fKT JULIENNE. En Botanique, f f. Genre de planteà Heur en croix , composée de quatre pétales. Ufort du calice une silique longue qui renferme dessemences.

C’est une pièce de giroflée. Il y en a de simples& de doubles. La fleur est belle , d une odeur agréa-ble , un peu forte ; ordinairement blanche , quel-quefois violette. Hesperis , viola matronalis. Les ju-liennes se multiplient de graine , de bouture Sc deplan enraciné.

JULIERS. C’est le nom d’une ville du Cercle de West-phalie en Allemagne. Juliacum. Elle est forte, défen-due par une bonne Citadelle, Capitale du Duché deJuliers , & située fur le Roër, entre Mastricht Sc Co-logne, à dix lieues de la première, à huit de la der-nière, & à six d’Aix-la-Chapelle. Maty. Il sembleque cette ville ait pris son nom de Jules César ou dequelqu’autre Jules. Valois, AUr. Gall. p. 2 y J. Ju-liers étoit 'dans le pays des Ripuaires. Id. Net. Gall.2y6. long. 24. d. rosi lat. yo. d. y j .

La Duché de Juliers. Juliacenss Ducatus. C’estune contrée du Cercle de Westphalie, en Allemagne.Elle est entre les Évêchés de Trêves 8c de Cologne,l’Évêché de Liège & les Duchés de Gueldre & de Lim-bourg. Ce pays qui s’étend le long des deux bords dela rivière de Roër, ou de R ure, peut avoir dix-huitlieues de long & huit ou neuf de large. Il a ete erigeen duché par l’Empereur Charles IV, 1 an 13 50, & ilappartient au Duc de Neubourg, Electeur Palatin.Ses principaux lieux font Juliers , capitale, Duren,Susteren , Tuddcrs, &c. Aix-la-Chapelle y est encla-vée, mais elle n’en dépend pas, c’est une ville Impe-riale. M ATY -

JULIN. Ancienne ville de la Wandalie dans l’île queforme la Suine 8c le Divenow.

JULIN. Hoyey Wolin.

JULIS. si m. Julia , ou Julis. Petit poisson de mer, longcomme le doigt, menu, couvert de petites écaillestendres, de couleurs variées, violette, bleue, verte,blanche, rouge ou brune, représentant toutes en-semble celles de l’arc-en ciel. Son museau est pointu,ses dents font recourbées, fa queue est ronde On le

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trouve dans la mer Adriatique, proche des rochers.Il fe nourrit de petits postions ou d’Alga : il est vorace8 c nage ordinairement en croupe. Il est bon à manger,mais on croir que ía tête est un poison, & l’on a soinde la couper.

JULIUS. Voyoj Jules.

JULIUS , JULIA. La famille JULIA. Voyc-y JULE.JULLY. Nom d’un Bourg avec Abbaye. Juliacum „Il est dans l’ile de France à deux ou trois lieues deMeaux du côté du nord. Maty.

JULO. f. f. Nom de Cérès. Ulo , ou Julo. Ce nom luivenoit de Phymne appelé Jule, ou de >b-- ,ou bienOuács, qui signifie gerbe de blé. On difoit Ulo, ouJulo.

JULUS. si m. C’est un petit infecte de terre composé deplusieurs anneaux , marchant fur plusieurs pates.f r oye £ Jule.

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JUMALA. si m. Nom que lesLaponois 8 c autres peu-ples du nord donnoient autrefois au plus grand de,leurs dieux. Jumala. Ils le nommoient aussi Taurus.Ces peuples repréfenroient Jumala fous la figure d’unhomme astis fur une espèce d’Autel. Ils lui donnoientune couronne enrichie de douze pierres précieuses,8 c un collier d’or de grands poids. D’autres disent quece n’étoit point un collier, mais un ruban duqueipendoit une médaille d’or gravée & ornée de pierre-ries ; c’étoit le dieu souverain des Lapons auquel tousles autres dieux éroient soumis, & qLu dominoit furtous les edemens, maître souverain de la vie & de lamort. On lui mettoit encore sur les genoux une gran-de coupe d’or pleine de monnoie d’or. Jumala n’avoitqu’un temple, il étoit au milieu d’un bois fermé d’unehaie vive fort épaisse, qui n’avoit qu’une ouverturepar où entroient ceux qui venoient adorer Pldole.

$ 3 * L’or Sc tout ce qu’il y avoit de plus précieux, ayantété enlevé de ce Temple, le dieu & tous les ornemenssacrés, furent réduits en cendres. Cet or étoit l’orque l’on mettoit dans la plus grande quantité qu’iletoit possible, dans le sein de Jumala, qui avoit furses genoux une talle d’or si pesante & si grande, quequatre hommes aurcient eu de la peine à boire la li-queur qu’elle pouvoir contenir. Voye £ la Laponie deScheffer. c. p.

JUMART. si m. Bête de somme , engendrée d’untaureau Sc d’une ânefle , ou d’une jument ; ou d’unâne Sc d’une vache. Le jumart porte aussi pesantque le mulet. Onotaurus.

JUMEAU , JUMELLE, adj. m. 8 c £ s. m. Geminus ,gemellus. On difoit autrefois Gemeau. Terme re-latif qui fe dit de deux ou trois enfans qu’une me-re à portés en même-temps dans son sein. Esaii 8 cJacob étoient deux frétés jumeaux. Ces deux sœursetoient jumelles. Ces deux hommes fe ressemblentsi fort, qu on les prendroit pour des jumeaux. Ondispute lequel des deux jumeaux est censé Paine. LaFaculté de Montpellier a décidé que le dernier ve-nu au monde est réputé Paine , parce qu’il est 1 &premier conçu ; mais par la Jurisprudence qui s’ob-serve aujourd’hui, le premier né jouit des préroga-tive de Paîneílè. On confirme cet usage par l’exena-pie d’Esaii Sc de Jacob. Mais ces deux jumeausetoient nés dans Fobscurité , ensorte que l’on n’e llCpu discerner lequel avoit paru le premier. II íéna*ble que ni P un ni Panne ne doit prétendre au pri-vilège de l’aînesïè, qui doit demeurer eu suspens a-cause de leurs concours mutuel. D’autres veulentqu’on en remette la décision à la volonté du p ere »ou au hasard du sort. U peut naître trois jumeaux rcomme on P a dit des Horacçs 8 c des Curiaces*

II pourroit même naître un plus grand nombre u ejumeaux , selon l’opinion des Médecins modernes.»qui se trouve confirmée par quelques histoires. 1 f 1ne rapporte qu’à la fin du règne d’Auguste unefemme nommée Fausta, mit au monde deux gaicons, 8 c deux filles tout ensemble. '

Ce mot íe dit aussi des fruits qui viennent ,