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S. m. fCF Lettre consonne, la dixiè-me Lettre de notre alphabet, si l’onconfond les deux i j ja onzième, hon distingue la voyelle / de la consonne J. Sa prononciation est K adans l’ancienne appellation ; dans lanouvelle on prononce Ke comme leC dur. ne K se prononce comme un C dur devantun a&uno;& devant les voyelles e , i , u , il se prononce comme les lettres qu devant les mêmes voyelles j aialì que nous les prononçons d.ins les motsquelle, qui j aussi bien que le c devant un», fécales,ypecacauna, cairaste.
-Cette lettre est empruntée des Grecs ; c’étoit leurkappa. Elle étoit peu en uíage chez les Latins ; ils nel’employoient guère que pour marquer les Calendes.Le'C tenoit lieu du K. Il a été jugé inutile & super-flu par Priscien, livre premier. Claude Dausquiusdit, après Salluíte, que l’inventeur du K fut nomméSalvius , & que cette lettre a été inconnue aux an-ciens Romains. Le nom de Kartage est écrit par unK fur les médailles , SALVIS AUGG. ET CAES.FEL. KART. dans Dioclérien, Maximien, Constan-tius j &c. & quelquefois un K seul est pris pour ICar-tago sur les médailles. Selon M. Béger, un grand K■qui se voir au revers des médailles des Empereurs deConstantinople, signifie Konstantinus ; & fur lesmédailles Greques il veut que ce soit koíahîïfia, laCœlésyrie. Juste Lipse dit qu’on avoir autrefois- cou-tume de marquer les calomniateurs au front d’un K,qu’on leur imprimoit avec un fer rouge. La lettre K,que les Romains tenoient en foi & hommage du GrecCappa , est indubitablement superflue , & relie jugéepar Priscien. L. I. comme celle dont on ne peut userqu’ès mots Grecs faits Latins, esquels il est convenu•mettre un C & A ensemblemcnt. Quintilien dit quequelques-uns croient autrefois tombés en cette héré-sie , d’estimer que toutes & quantes fois qu’il se trouvoit une lettre Latine en laquelle au commencementdu mot on usoit du C & de A, il y falloit employerla lettre de K. J ai lu quelques vieux Romans Fran-çois esquels les Auteurs, plus hardiment au lieu de Q,a la fuite duquel nous employons TU, fans le profé-rer , ufoient de K, disans Ka, Ke, Ki, Ko,Ku.Pasquier. Rech. L. VIII. c. 63.
La lettre K a différentes significations dans les titres,les chartres, les diplomés : en voici quelques exern-
Í >les que nous rapportons ici, parce que les actes seàisoient autrefois en Latin en France. KR. Chorus,KR. C. Cara civitas. KRM. Carmen , KR. AM. N.Carus amicus noster, KS. Chaos, K. T. Capite ton-sus , Scc.
Autrefois on le mettoit au lieu d’un C dans lesnoms propres Karolus pour Carolus, &c. C’étoitl’uíàge du temps de Charlemagne, comme on le voitpar plusieurs diplomés.
On ne se sert plus dans la langue Françoise de lalettre K , qu’en quelques termes d’Art, & quelquesnoms pris des langues étrangères. On excepte dans leMoréri les mots de Kalendss 8c de Kyrie , eleison.Cela ne st pas vrai du mot Calendes , períonne enFrançois, ou presque personne même en Latin, nel’écrít aujourd’hui par un K, non plus que Calen-drier. Ablancourt, dans son Dialogue des lettres,fait dire au K , qu’on a souvent mis en délibérationde'le chaílèr de la langue Françoise, Sc de le reléguerdans les pays du Nord.
On conserve encore le K dans les mots étrangersoù le C n’auroit pas la même prononciation s’il yétoit; par exemple, 011 écrit Kent (nomd’une pro-vince d’Angleterre ) & jamais Cent, parce que le Cv'a pas devant l’e la même prononciation que le K ,
mais on écrit Danemarck, &: indifféremment Konis-berg & Conisberg, parce que le c après IV,. ou devant\’o, a la même prononciation que le K dans les me-ures places. K signifie quelquefois Karat. Voyez cemot. K, est austi une lettre numérale , qui lignifiedans quelques Auteurs deux cent cinquante, suivantce vers.
K quoque ducentos & quinquaginta tenebit,
Si on met un titre au-destus, elle signifiera deuxcens cinquante mille.
Cette lettre se voit sur plusieurs de nos mon-noies de Charles V. de Charles VI. de CharlesVIL de Charles VIII. & iur quelques unes de CharlesIX. parce que leurs noms s’écrivoient en LatinKarolus.
Cette Lettre est le caractère dont on marque hmonnoie qui se fabrique à Bourdeaux.
Blanc au K couronné. Petite monnoie de Francequ’on a appelée dans la fuite Karolus , ou Caro-lus. Elle valoit dix deniers tournois. Sur l’un des,côtés il y a une croix terminée par quatre petitescouronnes , avec ces mots : SIT NOMEN DO-MINI BENEDICTUM. De l’autre côté se voit unK couronné ou surmonté d’une couronne , avecCCS mots : KAROLUS FRANCORUM REX.
K A A
KAA. Palais dans l’Ethiupie , auprès de Gondar enAbyssinie , dans lequel il y a un magnifique bassind’eau qui sert aux cérémonies de l’Epiphame , se-Ion le rit des Abyssins.
KAALING. f. m. Nom d’une espèce d’Etourneaiíà la Chine 8t dans les îles Philippines. Il est noir >ses yeux , son bec & ses pattes font jaunes. Il ap-prend à siffler & à parler comme les nôtres.
KAAWY. f. m. Espèce de boiílòn que les Indien»font avec le maïs.
K A B.
KABAK. si m. On nomme ainsi en Moscovie I e ®lieux publics où se vendent les vins , la bière ,l’cau de-vie, le tabac, les cartes à jouer , & d’aU-tics marchandises au profit du Czar qui s’en est re-ferve le débit dans tome l’étendue de ses États. Il íen a de deux sortes : les grands* kabaks , où toute»ces marchandises se vendent en gros , & petits kd-baks, où elles se débitent en détail.
K A BRADE ou CABADE. si mi Nom d’un habit mi-litaire des Grecs modernes. Kabbadium , Kabadáutn%Sagum. Tetzès Chiliad. 1. dit que cet habit étoitainsi appelé de Cabades, Roi des Perses. Codinus >ssi-’ OJf. Confiant, c. 6. dit qu’il avoit passé des A*-'sivriens aux Grecs de Constantinople. D’autres ost cdit que ce nom lui venoit de sia sonne , qui etoitsemblable à celle d’un Kappa Grec. Le P. G° ;lirtrouve ce sentiment ridicule. Quoi qu’il en soit ,c’étoit un habit intérieur , que l’on portoit sous u 11autre : le Kabbade étoit court , ferré, fans pi’ s ’il ne descendoit que jusqu’au haut de la jambe ,se boutonnait juíqu’au bas de la poitrine avec jgros boutons. On le ceignoit d’une ceinture >étoit bordé de frange, que le mouvement desbes faisoit paroître en faisant ouvrir le Kabba
quand on marchoit. C’est la description qu’enle P. Goar dans ses notes fur Codin , p. 49 ’
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30. Il croit que ce n’est autre choie que ledes Romains , qui avoit dégénéré en Kabade cles Grecs. L’Empereur 8c íe Despote portoientCabade violet, ou pourpre. '
KABBALE. F~jye^ Cajbbale,