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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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la sienne , être bons Religieux , quoiqu’ils s’aban-donnent publiquement au libertinage. Les Turcsprétendent que ii les Chrétiens íe rendirent maîtres deJérusalem en l’arméc íìx cens quinze de Mahomet,ce lut parce que le Chef de cet Ordre , qui avoitbeaucoup de part au Gouvernement de la ville, étoitivre lorsque î’aílaut fut donné.

K-ALENHAUSEN , ou CALDENHOUSEN. Nomd'un village d Allemagne , situé dans le Comté deMeurs, entre la ville de Meurs Sc celle d’Ordingen.Kalenhufium. Quelques-uns le prennent pour lapetite ville nommée anciennement Calonis , ou Calo ,que d’autres mettent à Kulf , village de la mêmecontrée.

KALI. f. m. Plante qu’on appelle autrement soude.Elle croît fur le fable de la mer, & on 1 y féme pourla brûler verte. On fe sert des cendres pour fondrele verre , pour faire du savon, Sc la bière Sc le selalcali, j Kali est le nom que les Arabes donnent àcette Plante , qui croît abondamment en Égypte Scen Syrie. Les Vénitiens s'en fervoient pour faire lesbelles glaces, que Ion appelle glaces de Venise. Ils’en trouve aulïi beaucoup dans le Languedoc, oùon l'appelle Vitraire. Fitraria. On dit qu’en Armé-nie le K ah croît lî haut, qifil devient un arbre mé-diocrement grand. Bochart dit que cela n’est vraique d’une espèce du Kali j mais que le Kali est dansle genre des pois , Sc que les Arabes l’y mettent.Foye £ Saumaife fur Solm , page \ot) 6 . BochartHiéroz, Part. II, L. /, c. 7. Catel en parle dansles Mémoires de 1 Histoire de Languedoc, L. I,page. jo & ji. L’on retire aussi , dit-il , un nota-ble profit dans le pays, d’une herbe qu’on a accou-tumé de semer Sc cultiver au bord de la mer , qifoncoupe lorfqu'elle est venue à fa perfection , ensuiteon la fait brûler dans un creux qifon fait dans laterre , comme dans un fourneau, couvrant ce creuxde terre par deífus , afin que le feu ne puisse prendreair. Cette herbe étant brûlée, l'on découvre cecreux, qu’on trouve plein de certaine matière dure ,qui s’appelle dans le pays Sali cor, qui reílemble auíel en roche, & de laquelle après on fait les verres.Cette herbe est appelée des Arabes Kali , des La-tins Salicornia , Sc des François Soude. Il fe faitfi grande quantité de ce Salicor dans le Languedoc ,qu’on le transporte en divers Royaumes, mais prin-cipalement en Italie , duquel les Italiens fort ingé-nieux font ces beaux verres, qu’ils apportent après ,tant en France qu’en Espagne, Sc autres Royaumesde l’Europe. Catel. Le P. Roger, Recoller, dansson Voyage de la Terre-Sainte, L. I , c. /7, ditqu’à une demi-lieue à l’occident de la mer Morteen Judée , toute la contrée est couverte de Kali ,que les Arabes brûlent , & dont ils vendent les cen-dres à Jérusalem, & à Hébron , pour faire du verre :on en fait aussi du savon dans ce pays.

fJO” On doit conserver le nom de Kali pour la plan-te , Sc celui de soude pour les cendres que l’on entire.

Ce mot est Arabe, il vient de , Kali ; ce mot,tant en Arabe qu’en Hébreu , signifie tostum ,friclum,ce qui est brûlé. En Arabe , Coxit , frixit. Sca-liger, dans fes Exercitations fur Cardan , écrit Cha-li , mais mal , comme a fort bien remarqué Bo-chart.

KALIN. Ville de Perse, que Tavernier place à 87 d.5. m. de longitude Sc 3 J 1 5 - m * de latitude.

KALINGBOURG. Nom d’un, bourg de Danemarck.Calingoburgum. Il est dans l’de de Zelande , fur ledétroit du Belt, où il a un bon port.

K A LIS. Petite ville d'Allemagne. Calistum. Elle est dela nouvelle Marche de Brandebourg, fur un petitlac , formé par la rivière de Trega , à ferlent deStargard, en Caííubie.

Kalis. f. m. Terme de Relation. C’est un mot Egyp-tien , qui signifie une espèce de levée qui retientl’eau du Nil , Sc que l’on coupe lorsque ce tìeuveest renfermé dans son lit. De la Boulaye.KALISCH. Nom d’une ville de la Ballè-Pologne. C a-

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lijstum , Kalistium. C’est la capitale du Palatinat deKaliích , située fur le ruisseau de Profila qui ferend peu après dans la Warte , entre Sirad & Pof-nam. Cette ville êst entre des marais, qui en ren-dent l’accès difficile. Elle fut pourtant prise SCruinée par les Suédois , dans le XVII. siècle.

Le Palatinat de K alise h , Calisstenfis Palatinatus ,est une Province de baiíè-Pologne, bornée au cou-chant par le Palatinat de Poína , & au . levant parceux de Sirad, de Lencici, de Brest Sc d Inoulocz.Elle confine vers le nord la Truste Royale , Sc versle midi la Silésie. Ses principales villes font , Ka-lisch , capitale , Gneíne, Laudik & Kamin. Maty.

HALLAHOM. f. m. Nom de dignité dans le Ro-yaume de Siam. C’est le nom qu’on donne à undes premiers Ministres ou Officiers , qui a le dé-partement de la guerre & des choses qui y ontrapport , avec le droit de commander les armées.KALMINTZ , KALMUNTZ. C’étoit anciennementle nom d’une ville des Quades en Allemagne. Kal-mintta , Calemancia. Ce n’est maintenant qu'un vil-lage de l’Autriche , situé vers 1a source de laTaye ,au-destus de Znaim, Sc aux confins de la Moravie.Maty.

KALMOUCH , KALMULCHIBUCHAR , KALMA-KEN , f. m. Sc f. Nom d’un peuple de la grandeTartarie , en Asie. Kalmuchus. Les Kalmouchscroient situés depuis la rivière de Jaich, qui les se-pare du Royaume d’Astracan, jufqu’aux montagnesd’Altay , ou d Imans , par lesquelles ils font íéparesvers le levant des Tartares Monguls > ils ont au sudles Usbecs, ou les Zagatay, & au nord la Sibérie.On voir dans le pays de ces Tartares , vers lesmontagnes d’Altay , les deferts de Kinros & deLop. Les Tartares Kalmouchs n’ont ni villes , rúvillages ; ils campent fous des tentes de feutre pattroupes , qu’ils appellent Hordes, & ils errent d’ustlieu à l’autre , íelon la commodité des pâturages*Chaque Horde a son Prince , mais tous ces Princesdépendent d’un Souverain , qui porte le nom deKam , ou Cham , & qui fe dit íuccelleur du grandTamerlan. Ils n’ont pas encore f usage désarmés à feu*Ils font idolâtres , Sc ils reconnoiilent pour cherde leur R eligion le Dalac Lama, qui est le souve-rain Pontife du Royaume de Tangut. On dit qu’iln’y a point de peuple au monde plus prompt àcamper , ou à décamper , que les Kalmouchs. Éne faut pas en être surpris, puiíqu'ils font tous eemétier pendant toute leur vie. Ils vont toutes 1 £Sannées camper pendant l’hiver le long du Wolga ,fur les terres des Moscovites, qui, loin de les r £ 'pousser , leur font faire des préfens par le Gouvd"neur d’Astracan. Les Usbecs leurs paient aussi 13)1tribut en forme de présent. Les uns Sc les autt' eSravagent leurs terres. Maty.

On écrit ce mot indistèremment , ou bien K^\mouke , comme M. Sanfon , ou Kalmouch , COIN'me Tavernier , ou Calmouc , Calmouque , comn lCd autres , qui ont donné à ce nom une orthogU'phe plus Françoise, ou bien enfin Kalmouque, 0l1Kalmouc , & Kalmouk. Foye% fur les Kalmoukune Lettre du P. du Ban , Missionnaire Jésuite da> lSla Crimée. Elle a été imprimée dans le II. T o» 1 ?des Mémoires des Missions du Levant. Foye \ a H 1Tavernier dans fes Voyages , Sc le mot C Ab -MOUC.

KALNICK. Ville de Pologne , au Palatinat de & l *.claw , fur la rive occidentale du Sup , ruisteaU st 11tombe dans la rivière d'e Boh.

KALO. Ville de la Haute Hongrie , capitale u ^Comte qui porte son nom, Sc située dans unrais qui forme la rivière de Kalo , entre les vi ^de Bebrecin, Sc le petit Waradin , ou Klein. W araMaty. Kaloa.

Le Comté de Kalo , en Latin Bihoriensts C o!71 \tatus. Contrée de la Haute-Hongrie. Elle a au n°les Comtés de Zathmar Sc d’Ugogh , au couc acelui de Chége , au midi ceux de Tuttur 8 C ^Czongrad , & au levant la Transilvanie. Kalo