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que celui-ci, nonobstant la différence de leurssituations. Maty.
KARA-GROCHE. f. m. C’est ainsi que l'on nomme àConstantinople la richedale d’Alkmagne. Le kara-groche est reçu fur le pié de l'écu de France de 60 fols.KARAIBE, ou KAREIBE. f. m. 8c £ Voyc[ Caraïbe.Le P. du Tertre , dans son Histoire des îles del’Améiïque, écrit Kareïbe ■ mais f usage est de direCaraïbe, 8c de récrire par un C. Cer Auteur décritdeux fortes de choux qu on appelle Kareïbes. La racinede cette plante est une groíie bulbe, rude, ronde &maísive , de couleur de chair. Elle croît dans laterre , 8c poulie plusieurs tiges , qui se divisentchacune en cinq ou six feuilles austì grandes Sc demême forme que celle de la Chine, comme pana-chées de blanc 8c de vert , quelquefois la moitié«Lune feuille est blanche : cette herbe est excellentedans le potage , elle est tendre 8c fe fond au pre-mier bouillon, comme de l’ofeille. On y met austìla racine, qui fe cuit ainsi que des panais, 8c rendle potage piteux 8c épais , comme si on y avoitrois une poignée de farine. Je n’ai pas remarquéqu’on s’en serve en Médecine. P. Du Tertre.
Il s’en trouve une autre espèce , que les habitansappellent chou poivré , qui n’est disterente de lapremière qu’au goût & à la couleur de fes feuil-les , qui font d’un vert plus brun, 8c rarement pa-nachées de blanc , comme les autres. Néanmoinsil est très-difficile de les distinguer , 8c les plusexperts y font trompés , 8c mettent ceux de la se-conde espèce dans le potage au lieu des autres , d'oùil arrive , quoiqu’on ne s’en apperçoive point enmangeant , qu’ils brûlent le gosier , comme si l’onavoir mangé des feuilles de Lauréole, 8c mêmesi on en mange beaucoup, il donne le tìux de bou-che. Idem.
KARAITE, f. m . & £ Foyer CARAITE, 8c KAR-RAITE.
KARAKATANKA. Nom d’une ville de l’Empire duMogol, en Asie, Karakatanka , Canduana. Elle estcapitale du Royaume du Canduana , & située furune rivière , au nord du lac de Chiamay. Mat y.KARAOUTA oUjKAROUATA. f. f. Plante qui croîtaux Indes Orientales , & qu'on appelle autrementKarata , ou Caraguata , acanga. Foye\ Karata.
KARASÉTACH. £ m. Terme de Relation. C’est lenom du Chirurgien , ou Barbier du Roi de Perse :il saigne le Roi, lui rase la tête , fans pouvoir ja-mais donner fa place à un autre.
KARaSG. Nom d’une petite ville de la Tartarie Cri-mée. Carafini , Karafina. Elle est fur la rivière deK arasa , entre Bacié, Saray & Custa. Maty.
AARAT. £ m. Foye^ Carat. C’est la même chose,^seis ceux qui ont traité des Monnoies , fur toutÇn ces derniers temps , comme Boizard 8c le Blanc,ccrivent toujours Karat. Pour ctre instruit de ce quire garde les divers alliages, il faut savoir que For estPotage en 24 degrés de bonté , chaque degré estdominé Karat , qui est un nom de poids , maisst 11 * a été jugé propre pour exprimer le titre 8c la“°nté de l’or : enforte que For à 24 lis arats est aumprêrne degré. Boizard , Traité des Monnoies ,**art. /. c . j. Chaque Karat fe divise en demi, enR u arts , cn huitièmes , en seizièmes & en trente-cteuxièmes , enforte qu’un Karat est composé de3 a rrente deuxièmes. On ne fait pas de division ene Ç . petites parties , & on ne passe pas plus avantCn ^ monnoie. Id.
n marq Ue ce nom par un simple k , que l’on^ et âpres l e chiffre, ou nombre , 8c un peu plusaut , comme on met une l pour signifier livre ,
^ / * £ p pour livre tournois. Ces disterens degrésm ° 0nte f°r n’ont été employés que pour en}. arc l u er l’alliage , enforte que quand on dit detrp r t zo , K , c’est-à-dire , de l’or qui a perdu quaou â^s^es de fa bonté intérieure , & dans lequelP un sixième d’argent, ou de cuivre. Car
p r 11 îst pas d’un plus haut titre lorfqu’il est allié avecr £ent, que lorfqu’il est allié avec le cuivre. Boi-
K A R zz;
zard j au méme endroit. M. Frézier, dans son Voya-ge à la mer du Sud, écrit carac , mais mal 8c con-tre Listage.
Karat de fin. C’est un vingt-quatrième degré debonté de quelque portion d’or que ce soit. Boi-zard , T. í. c. 1 j.
Karat de prix. C’est uns vingt-quatrième partie dcla valeur d un marc d’or fin ; comme quand le marcd’or valoir 4 J7 1 - 16 fous , c’est pour le Karat de prix15» 1 . 1 f. 6 den. Boizard, P. /. c% 7Karat de poids. C est un poids de sin appelé Karat ,dont les Orfèvres 8c les Joailliers so fervent pourpeser les pierres précieuses 8c les perles. ChaqueKarat ne pèse que quatre grains ; mais chaquegrain se divise en demi, en quarts, en huitièmes,&c. 8c c’est fur ce pied que l’on estime , 8c quel’on donne le prix aux pierres précieuses 8c auxperles. Boizard , P. I. c. 26.
KARATA f. m. Elpèce d’aloës qui croît en Améri-que. Sa racine est semblable en grosseur , en fi-gure 8c en couleur à un oignon : elle pousse d’a-bord trois , quatre ou cinq feuilles , grosses, suc-culentes; , vertes, creuses ; il en vient ensuite plu-sieurs autres qui ont la figure d’un triangle fort ai-gu , droites , longues de huit, de dix ou de quinzepieds , larges d’un pied , pointues au bout , ar-mées de piquans fur les côtes ; il fort d’une racinetrente ou quarante feuilles. Quand la plante a deuxou trois ans , il s’élève du milieu de ces feuillesune tige plus^grofse que la jambe , droite , spon-gieuse j haute de dix huit ou de vingt pieds, gar-nie de souilles triangulaires plus petites. Le haut decette tige fe divise en plusieurs rameaux , portantde petits corps coniques , presque de la longueurdu doigt, qui s'épanouissent en une sieur compo-ste de cinq souilles de couleur verte jaunâtre , quia la figure d’une étoile. On fait bouillir les feuillesde cette plante, & l’on en tire du fil qui est d’unfort grand usage à taire de la toile , des rets pourla pêche 8c des lits pendans. Sa racine , ou sesfeuilles broyées 8c jettées dans une rivière , étour-dissent si fort le poisson, qu’on peut le prendre fa-cilement à la main. La tige étant féchée , brûlecomme une mèche eusoufrée - 8c si on la frotterudiment avec un bois plus dur , elle s’ensiamme& se consume. Quelques uns nomment cette plan-te Maguey , 8c d autres Metl , Marc grave , Cara-guata guacu , 8c C. Bauhin, Alo'è , folio in oblon-gum aculeum abeunte.
Karata , se dit d’une autre forte de plante, qui estcommune à la Jamaïque 8c aux Antilles. Ses souil-les font longues de sept, ou de neuf pieds , largesd’un doigt 8c demi , creuses , pointues au bout ,garnies de piquans de part 8c d’autrc. Il fort du mi-lieu des souilles fort près de terre beaucoup defleurs rangées en rond les unes proche des autres ,de couleur bleue purpurine. Chaque sieur est lon-gue d’un doigt, 8c composée de trois souilles. Sonfruit est bon à manger, il est long de cinq doigts,semblable à une prune ; le suc en est aigre doux.Marcgrave appelle cette plante , Caraguata acanga ;
8c Morifon , Aloè Americana fructu dulci & acidamultiplici, prunis fimili.
Il y a plusieurs plantes dans les Ises de l’ Améri-que , qu’on appelle de ce nom. La plupart font desespèces d’Aloe’s , ou bien elles ont presque le mê-me port que l’Aloës, c’est-à dire , que leur racinepoulie dès la terre plusieurs feuilles en rond, longues ,épaisses , pointues, 8c armees la plupart de piquanspçr les bords. Du milieu de fes feuilles il en fortordinairement une tige garnie de fes fleurs 8c defes fruits , selon son genre. Il y a pourtant uneplante qu’on appelle plus proprement Karata dansla Martinique , 8c dont le fruit est très-bon àmanger. La plante pousse dès la racine ( laquelleest fort grosse & fort touffue ) plusieurs feuillesen rond , à la façon des douves d’un tonneau. Cesfeuilles ont neuf à dix pieds de hauteur , & n’ontpas plus de trois pouces de largeur. Elles font tcu-