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sylva. Elle sépare le Canton d’Underwal en deu-Tparties, qui portent le nom d’Obdenwald, & d’Un-derwal , dont le premier lignine au-deífus de la fo-rct , Sc l’autre au délions de la forêt. Mat y.
KAROBNITZE,ou GL 1 UBOTEN. Nom dune mon-tagne de la Turquie en Europe. Caropnïtïus , ou Orbe-lus mons. Elle íépare la .Macédoine de l Albanie , &le va joindre au mont Argentato , fur les confins dela Bulgarie. Maty.
KAROjnì . Voye\ KOROIN.
KAROSCA. yoye i KEROSCA.
KAROuATA. t. m. Plante qui croît aux Indes Occidentales , dans 1 Ile de Marignan, Sc qui est íortsemblable a 1 ananas. Elle produit des feuilles Iongués dune aune, & larges de deux pouces, épaissesSc épineuses d un côté Sc d’autre. Du milieu de cesfeuilles fort une tête , à laquelle naissent, à deuxpalmes de terre ou environ , cinquante fruits, &quelquefois beaucoup davantage , de la longueurd’un doigt, enniles ensemble , de la forme d'unepyramide triangulaire , jaunâtres dehors & dedans,agréable au palais, & d un fort bon goût. Ce fruitest plein d’une matière spongieuse , Sc de plusieursgrains & menue semence ; le suc en est aigre-doux.Si on en mange beaucoup, il fait saigner les genci-ves & la langue. Il est fort bon contre le scorbutSc dans les fièvres.
KARPIE. f. f. Vieux mot, qui se disoit autrefois enNormandie-, il lignifie, à ce qu’on croit , hachis decarpe. Cette conjecture est fondée fur ce qu’unAbbé voulant réformer les Moines, au lieu des ha-chis de viande qu’ils mangeoient , il leur fit donnerun mets qu’on appeioit dans le pays Karpie , commeh on vouloir dire Karempie , ajoute l’Auteur ; maisla lignification de ce dernier mot est inconnue au-jourd’hui.
KÁRRAITE. f. m. 8 c £ Nom d’une secte parmi lesJuifs. Foye\ Caraïte ; c’est ainíì que nousprononçons Sc que nous écrivons communé-ment. Ce mot lignifie Scripturaire. Outre les Auteurscités au mot Caraïte , Voye\ Buxtorf, Lexic.Thaï m. p. 2ii j , Voet, T. //, Dijput. seleciar.P- 0 & 14 j.
KARS , ou CARS , & CHISERI. Ville de la Turco-rnanie, en Aíie. Chorsa ; Carse. Elle est à la sourcedu Kur. Kars est fort , Sc capitale du Béglerbéglicde Kars , qui renferme le Royaume de Bara-tralu, Sc qui est borné par le Royaume d’Imiré-te, Sc par celui de Guriel, au couchant par leBcglerbéglic de Trébizonde, au midi par ceux d’Er-zerum & de Tchildic , & au levant par le Carduel &par l’Ivran, Province de Perse. Maty.
KÀRSTEN, ou CARSO. Nom d’une petite contréed’Italie. Karfiia , Calderus mons. C’est la partiedu Frioul qui s’étend depuis la rivière d’Ansa juí-qu aux frontières de Tlstrie, entre le Comté deCorice, Sc les golfes de Venise & de T sieste. OnF trouve Aquilée j Proseco , Tri este & Montefal-c °ne. Cette dernière ville, avec son territoire , dé-PÇnd des Vénitiens ; le reste est à la Maison d’Au-tr iche. On comprend auffi quelquefois dans letarsien la Carniole sèche , autrement l'Istrie Au-
IC «dp'denne.
jATlKAM. s. m. Terme de Calendrier. Nom du" u ìtiè me m ois Lunaire de douze , qui composent? nn ée chez les Indiens de l’Indonstan. Ce moisre P°nd à notre mois de Novembre.
„ . K A S.
KASAKE r _
r • L m. Nom dune nation Tartare. Kafa-wet'd^ Witsen , dans fa nouvelle Carte,
les ni ÊS ^ artares Kasakes entre les Kqffiaucs , & ilc j ac l, aux confins du Zagathay, & vers les four-
kasImÎth'Í 1 • ì ,
jq . l - m. C est le nom que porte aujourÉle Beuve qu’on nommoit autrefois
Lih 1 eíe ‘ Eleutherus. Il tire fa source du montse - an 5 laverie l’Iturée Sc la Galilée , pour venirjettec dans la mer de Phénicie , entre Sarepta
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ôc la Ville de Tyr. C’est ce qui lui donne aujour-d hui le nom de K afemith , qui signifie partage. Iiest très-rapide. La pèche des tortues y est très-abon-dante en certains temps de l’année. Mém. des Mijs.du Levant , T. V 3 p. io. Ce mot est Arabe, Scvient du verbe Arabe oop , Kasama , qui lignifiedivisu , il a divisé , partagé.
KASGHAR. Kasgharia. M. Sanson, dans íà grandeCarte de l’Alìe , met un Royaume de Kascghar 3 oude Ch.al\ag , au nord du Zagathay , Sc au couchantdes Tartares Kalmuchs ; mais M. de Witsen , dansía nouvelle Carte de la Tartarie , donne tout cepays aux Kalmuchs , Sc il place le Royaume deCuscar , qui est lans doute le méme que le Kajghar ydans le I urqueltan , vers les íources du Gange. Il ymet la ville d'Hiarchan , & quelques autres. Maty.
KASI. f. m. Terme de Relation. C est le quatrièmePontife de Perse, qui est en même temps le secondLieutenant Civil, qui juge des affaires temporelles >il a deux Substituts qui terminent les affaires demoindre conséquence , comme les querelles qui,arrivent dans les Caftes, &c. De la Bculaye dit queKofi j ou Kadi , c’est un Juge, ou un Magistrat,en luic Sc en Persan. Voye\ Cadi.
KASJAVA-MARAM, í. m. Arbre qui croît au Mala-bar. Il est d une grandeur moyenne. On fait avecses feuilles bouillies dans de l’huile avec le ourcumafrais , un Uniment recommandé contre les pustulesaqueuses. Le suc de ses feuilles appliqué avec unlinge derrière les oreilles, guérit la chalììe. On pré-pare encore , avec fa rapine bouillie dans de l’huile,un onguent bon pour la goutte & le mal de tête.
fsj KASI KARMEN. Ville de la petite Tartarie , dansle pays des T artares de Drobuce, fur le Niéper.
fsT KASIMIERS. Casimirìa. Ville de la haute Pologne,fur la Vistule , au Palatinae d- Lublin.
KASMILLE. f. m. Nom d un faux dieu de l’Antiquité.Kasmillus , Casmillus L Ancien Interprète Grecd Apollonius , fur le premier livre des Argonaud-con de cet Auteur, dit que c’éroir un dieu des Samo-thraces , & 1 un de leurs quatre Cabires, ou grandsdieux , qui etoient Axiéros, Axiocersa, AxioctrsosSc Kasmille • qu’Axiéros étoit Cérès , AxiocersaProserpi; iC , Axiocersos Pluton , Sc Kasmille Mer-cure. Varron, au contraire, de Ling. Lat. L. VI ,dit que Kasmille n étoit point Cabire , ou granddieu, mais Ministre de Cabire , comme Mercurechez les Grecs & chez les Romains. Denis d'Hali-carnaste dit la même chose dans le II Livre de sesAntiquités Romaines. Plutarque dit ía même cho-se ,d’après Juba; Sc Festus, Macrobe, Servius, &c.disent que Camille signifie Ministre. Or Kasmille ScCamille , est la même chose. Voy. ce dernier mot.
KASTA. f. f. C est un arbre sacré des Indiens, ap-pelé Lui en Persan. De la Boulaye. Voy. Lul.On le nomme aussi Ber.
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KATAPAN, ou KATÉPAN. C. m. Nom de charge,que l’on écrit plus communément par un C , Scdont nous avons parlé fous la lettre C. Radulphe,ou Raoul , Moine de l’Abbaye du Saint Sépulchreà Cambrai, Auteur de la Vie de S. Lietbert, c. s,n. 4T , Sent Katapan• Sc il dit, en parlant de 1 îlede Chypre , que Ton y appelle le second SeigneurKatapan : hoc nomine fecundum Hominum vocant.
Les Bollandistes marquent fur cela, A cl. Sancl.Jun. T. IV, p- 339 • C. que si ce mot est Grec,fait de -----, qui signifie ad omnia , à tout, pourtout, Katapan est un Officier, un Gouverneur , quia un pouvoir souverain , qui est Vicaire de l‘Empe-reur, Viceroi ; mais qu il y a plus de vraisemblanceque les Grecs modernes l’ont pris du mot Capita -neus , d’où ils ont fait Capitan, Capitépan, Sc Ca-patan ; noms que les Italiens donnoient aux Gou-verneurs des Villes & des Provinces, que les Em-pereurs de Constantinople envoyoient; en Italie.Du reste, r oyc% Catapan.