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P-rince, pasié «n 1267,1e 51 du règne d’Henri,au mois de Juillet, & íclon M. Rymer dans sonpremier Tome , fan 1268. au sujet encore de lade Richemont, écrit toujours de même ,
^ quoique cet A tic didere en pluiieurs choses dans* e P- Lobineau& dans M. Rymer , T. I, p. 847 ,848 , il convient cependant dans l’un 8c dans 1 aurre à écrire toujours Ke. Un autre Acte du mêmePrince rapporté par M. Rymer , p. 848 , écritquelquefois qe par un q , & quelquefois ke par unk. II y a encore en bien d‘autres endroits de ce Re-cueil un grand nombre d’excmpks de cette ancienneorthographe.
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^ÉBER. Nom d une secte chez les Persans. Ce mot deKéber veut dire Infidèle, du mot Turc Kiaphir , quisignifie renégat, ou plutôt 1 un 8c l’autre viennentde *ì£v, caphar , qui en Chaldéen, en Syriaque &en Arabe , lignifie nier , renier ,- d'où vient en Arabe*> 5-2 , cafar, un hérétique, un renégat. Ceux de cettesecte font la plupart de fort riches Marchands. Quoi-qu’ils soient au milieu de la Perse , 8c qu’il y en ait' beaucoup dans un faubourg d’Iípahan nommé Keb-tabath , on ne fait s'ils font Persans originaires, parce■qu'ils n’ont rien de commun avec les Persans que lalangue. On les distingue par la barbe qu’ils portentfort longue, 8c par 1 habit, qui est tout-à fait diffé -rent des autres. Leurs femmes ne se couvrent pointle visage comme celles des autres Persans , & on lesvoit dans les rues & ailleurs , contre la coutume decelles qui font p rose filon de vivre dans Tordre. Ellesse conservent néanmoins dans une haute réputationde régularité. Les Kébers font payens. U y a des Au-teurs qui disent qu’ils ont de la vénération pour lefeu, comme les anciens Perlés ; mais d/autres pré-tendent que non. Ils croient Timmortalité de Pâme ,
Sc quelque chose d’approchant de ce que les anciensont dit de l’Enfer & des Champs Llisées. Quand quel-qu’un deux est mort, ils lâchent de sa maison uncoq, & le chassent dans la campagne ; li un rcnarcTemporte , ils ne doutent point que famé du défuntne soit sauvée. Si cette première preuve ne luisît point,ils se servent d une autre qui palle chez eux pour in-dubitable. Ils portent le corps du mort au cimetière,
& Tappuient contre la muraille soutenu d’une four-che. Si les oiseaux lui arrachent Tœil droit, on leconsidere comme un prédestiné , on Tenterre avec cé-rémonie , 8c on le descend doucement 8c avec ordredans la fosse; mais fi les oiseaux commencent parTœil gauche , c’est une marque infaillible de répro -bation : on en a horreur comme d’un damné, 8c onîc jette , la tête première , dans la fosse. Ces Kébersparodient si semblables aux Gaures, que ce pourroitbien être la même chose. Il n’y a pas loin de Kéber àGaure , & Ton a pu aisément dire Tun & sature ,ou prendre Tun pour Taurre.
^*KÉBIN , s. m. On donne ce nom, à la Porte, à deslettres d’affranchilsement. Tous les sujets du Turcfont esclaves, & ils ne sortent de cet état que parUn Kebin ; encore se donne-t il rarement. Anecd. de.fi* mais Ottom.
Kébin. Mariage. Voy. Kabin.
KÉ ?Uh , ou KÉBLEH, ou KIBLEH , KIBLAH ,f Os Terme de Relation 8c d’Histoire Turque. LaPartie d u mon de vers laquelle on se tourne, en faisant■A Patere. Kéblah , Locus orbis quem orando respicis../homet n’osa point'proposer d’abord d’autres Ké-, e . ^ fes disciples que le Temple de Jérusalem , quietoit le Kébleh des Juifs 8c des Chrétiens; en effet,toutes les anciennes Eglises des Chrétiens étoient tel-lement di( po f ccs ^ q UC i e Prêtre à T Autel regardoitorient : niais dans la fuite, ce faux Prophète vou-ant íeparer l Çs f lens route communication, en fait
c Religion, avec les Chrétiens 8c les Juifs , il leurordonna dans l’Alcoran de se tourner en priant ducote du Temple de la Mecque. Depuis ils ont appeléccs deux Templ cs Kéblétan , ou les deux Kébleh.
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Voyez d’Herbelot j Blblioth. Orient, p. çp2. Maho-met ne proposa point d’abord de Kéblah à ses secta-teurs. Dans la seconde Sure del’Alcoran, v. 116. illeur permet de se tourner en priant de quel côté illeur plaira , 8c leur dit que Torient & Toccident sontà Dieu ; qu’ainíi vers quelque endroit qu’ils tournentla face, là fera celle de Dieu , parce que Dieu estimmense & clairvoyant. Il ajoute, au v. 1 yS. que lajustice ne consiste point en cette observance. Au v,14s. il déclare qu’il n’y a point de mal à se tournervers Jérusalem ; & au v. 146. \\ st-u r ordonne de re-garder vers la Mecque. De même au v. 1 j2. C’estque, selon la remarque de Maraccio, il a voulu seconformer aux Chrétiens, aux Juifs & aux payensArabes , & prendre quelque chose de chacun d’eux.
Et parce que le Temple de la Mecque , par rapportà l’Europe 8c aux Etats du Turc, est au sud est, quel’on appelle Siroco sur la Méditerranée, ils appellentle sud-est 8c le vent de sud-est Kébleh.
Ricaut, de L Empire Ottoman , dit, pour parlerplus proprement, que ce n’estpas le Temple de la Mec-que que les Turcs appellent Kiblah , mais plutôt lagrostèTour carrée, quiestaumilieu de Tamphithéatrede la Mosquée.
Kébleh le prend encore pour un autel que les Mahomé-tans ont dans toutes leurs Mosquées, & qui est fortexactement tourné du côté du Temple de La Mecque.D’Herbelot , p. pjj. Ce que d’Herbelot appelleici autel, Ricaut, de V Empire Ottoman , T appelleune niche, qui dans toutes les Mosquées de Turquie ,est à la muraille du côté qui regarde la Mecque. DuLoir, dans son Voyage du Levant, Lett. II. p. 48 .avoir écrit Guéblé , mais très-mal. Il a corrigé Québlé ,qui n’est pas mieux. Il écrit quelquefois K-éblé ; maisKébleh est beaucoup mieux. Us ont fait 'dans la mu-raille ( de sainte Sophie ) leur Québlé , qui est uneespèce de niche , tournée presque au midi , íclon lecommandement de TAlcoran , qui leur ordonne d’a-drefler leur prière vers cette partie du monde , parcequ iis croient qu'Abraham fit son sacrifice à la Mec- 'que fur une montagne qui la regarde ; & c’est à cettemontagne qu’ils sont obligés d’aller une fois en leurvie, s’ils veulent satisfaire au commandement qui leuren a été fait par Muhemmet. Du Loir.
Dès que les Turcs font entrés dans la Mosquée, ilslevent les yeux en haut, 8c ayant porté leurs poucesaux oreilles , ils font une profonde révérence auKébleh , qui est le lieu proche duquel est l’Iman. Id.
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kébleh se prend aussi métaphoriquement pour objet, lafin qu’on se proposé , Tintention qu’011 a en quelquechose. Le Kébleh que regardent les Rois est leur cou-ronne 8c leur autorité ; celui des gens d’affaires est Tor8c Targent ; celui des adorateurs de la beauté cor-porelle , est un peu de terre & d’eau détrempée , quel’on appelle de la boue ; celui des débauchés est l’ex-cès 8c la superfluité en toutes choses ; celui des gour-mans est la bonne chère 8c le sommeil ; celui d’unhomme d’esprit est la science. Le Kébleh des gens debien est le combat de leurs passions ; celui des dévotsest la prière ; celui des âmes transportées de Tarnoufde Dieu, est Tunion inséparable avec lui : enfin , ce-lui des contemplatifs les plus élevés, est la gloire 8cla majesté divine toute pure. D’Herbelot.
Les Musulmans disent, en termes de spiritualité :faire sa prière, ou faire quelque bonne œuvre fans Ké-bleh c’est-à-dire, sans droiture d’intention , & par con-séquent sans mérite. D’Herbelot.
Ce mot vient du verbe Arabe v , Kabala , qui si-gnifie , fe tourner vers un côté , regarder un côté , 8cqui vient de THébreu vup, accepit , dont il a auisi lasignification.
Kébleh Noma , ou Numa. Terme de Relation. C’est lenom que les Persans 8c les Turcs donnent à une bous-sole , qu’ils portent ordinairement fur eux pour faireexactement leur prière , d’Herb. ou plutôt, pour setourner du côté qu’il faut en la faisant.
KEBTH, KEBTHI. Les Arabes appellent l’Egypte Kcbth ,1 8c un Egyptien Kebthi , ou Kobthi, d’où nous avons
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