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est stir la rivière de Kyll, à cinq lieues de la ville deTrêves, du côté du nord. Maty.
K if LE. Province de rÉcoiîb méridionale. Kila, Cova-à , Coila. Elle est bornée au nord par le Cunin-ghan, au levant par la Cluydeí'dale, & au midi parla Nsthesdale, le Galioway & le Carrick:, le golfe deCluyd la baigne au couchant. Ce pays, qui s etend lelong des deux bords de la rivière de Kyle , peut avoirdix lieues de long & cinq de large. Il est tort fertilede bien peuplé ; niais il n'y a aucun lieu considérablequ’Air, ou, félon M. de Liste, Ay te qui en est la ca-pitale.
KYLL. Nom d’une' rivière du Cercle Electoral duRhin, en Allemagne. Kylla. Elle a fa source auxconfins des Duchés de Limbourg & de Juliers , couledans le Comté de Manderlcheyt, & dans l’ Archevê-ché de Trêves, baigne Stad-Kyll, Gérolstcm, Kyl-burg, 8c fe décharge dans la Moselle, à deux lieuesau-deílous de la ville de Trêves. Cette rivière est cellequ’on nommoit anciennement Gelbis. Maty.
KYLLEN. Voye £ Kilien.
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ou un instrument dont on fe servoit pour le tour-menter. Le Scholiaste d 1 Aristophane , fur la Comé-die de Plutus , Acte II ; Scène 4 , dit que c’e-toit une entrave de bois ; & l’on croit qu’on luiavoit donné ce 110m K t ,q.m , du verbe x.Í7r%» , cour-ber , parce que cet instrument tenoit les suppliciéscourbés , 8c dans une posture gênante. D’autrcsdisent que c’étoient des pièces de bois qu’on leurmettoit fur la tête , afin qu ils ne pustent fe tenirdroits, ni lever la tête. Dans Hélîchius , il est dé-fini un bois qui sert à tourmenter les coupables ,& fur lequel on les étend : apparemment lexiiça» étoit tout cela, & il y en avoit de plusieurssortes. C'étoit un mot générique ; mais le Kypho-nifme ne fe dit que du supplice que nous avonsexpliqué. Junius , Buxtorf & Bochart , ont heu-reusement rétabli ce mot *1íçw dans la VersionGrecque de i’Écriture, aux Proverbes VII . 22,aulieu de qu’on lit. Voy. son Hiérôz, Par.I,Liv, II , chap. jó. Il est étonnant qu’on ne lesait pas suivis dans les nouvelles éditions, & qu’onn’ait pas marqué cette correction dans les nouveauxHéxaples, au moins dans une Note.
KYNANCIE, ou KINANCIE. f. f. Kynanche, es sAngina, f. Terme de Médecine. Espèce de squinan-Ge inflammatoire, dans laquelle la respiration est fidifficile, que les malades font contraints dc tenir latouche ouverte, & de tirer incessamment la languecomme les chiens. Elle est causée par l’inflammationdes parties internes du larynx.
Ce mot vient de xvm , génitif de xíav , chien ; 8c
K V\Tn n ìf u S'°quer.
NEBURge. f. f. Nom de femme. K'mehurgis. Voy.Ky nesvide.
^R^SVIb»E. f. f. Nom de femme. K'mesvitha. M.hulteau l'écrit Kimiswide , ce qui ne fe peut pro-noncer. Chast. Martyrolog. 1. 1 3 p- 4 $ 2 - SaintePynesvide étoit íœur de Sainte Kyneburge, & filledu Prince Mervale, père de Sainte Milcrede, quifut élevée en l’Abbaye de Chelles près Paris. Id.
CYNOCEPHALE, f. m. Espèce de finge d’Égypte ,plus gros & plus sauvage que les singes ordinaires.Ge mot est Grec , & signifie tète de chien ,* £ ÍWiL
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KYPHONISME. f. m. Nom d’un ancien supplice,qu on a souvent fait endurer aux Saints Martyrs.Kypkonisrnus. On peut dire aulîì Cyphonifnie 3 8cCyphohifmus. Le Kyphonifme , ou Cyphonifnie ,coníìstoit à frotter le corps du patient de miel, &à l'exposer ainsi au soleil, afin que les mouches & lesguepes vinflent le tourmenter par leurs morsures.Gela se faisoit en trois maniérés. Quelquefois onsioit simplement le patient à un poteau , comme°n le voit dans les Actes de Saint Maurice &dc ses compagnons rapportés par Surius au qua-trième Tome. Quelquefois on les élevoit en PairUr des claies , ou dans des paniers de jonc,cpmme on le voit dans Saint Grégoire de Na-*j Iar *ze j Invective I , contre Julien , dans Théo-d? ret , Hijl. Eccl. L. III, c. 7. dans Sozome'ne,pft' Eccl. L. V, c. /F. dans Nicéphore , Hift.ccl - L. X , c. p 3 dc dans Surius, Tome I, oùces Auteurs parlent du martyre de Saint Marcl^hnse. D’autres fois on les étendoit par terrer 11131 us fiées derrière le dos. Suidas rapporte lepend^ 11 '’ d’une Loi qui punistoit du KyphonifmeP 0 | x ant vingt jours , ceux qui avoient traité lesde q T CC mépris : après quoi on les précipitoitslie^P lUe Kcu haut , revêtus d’un habit de fem-a'. stp- - fur le Kyphonifme Cœlius Rhodiginus,lo r Lecl, L. X , c. s 3 Gallonius , de SS.p arl y rurr í Cruciatibus , C. I, p. 12 , & 13 , edit.
a fp' f 6 y p, sc Rofweid , dans son Onomafticon.I e “? mot est Grec, Sc vient de , qui signifiepieu auquel on attachoit un patient ; ou unrcau , un collier , qu’on lui mettoit au cou,Tome V.
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KYRGESSIS. Nom d’une nation Tartare. Kyrgeffis.Les Tartares Kyrgejfes habitent par troupes dans:les campagnes. Ils honorent la Terre, & lui sa-crifient en cette manière. Le Prêtre prend du sang,du lait, de la fiente d’animaux, & de la terre,mêle le tout ensemble , & le met dans un vase.Cela fait, il prend le vaíé , dc monte fur un arbre,d’où il parle au peuple ; son discours fini, il as-perge le peuple du mélange qu’il a fait ; on íe pros-terne contre terre, & on reçoit ce qu il jette com-me un dieu ; car ce peuple est persuadé que rienn’est si salutaire au genre humain , que la terre Scles bestiaux. Voy. Alexandre Guaguin, dans fa Sar-matie Européenne, Voísius, de Idol. T. II. c. 61.
KYRIAQUE. f. m. Nom qui fe donnoit autrefoisaux Églises, aux Temples consacrés à Dieu. Kiria-cum , Dominicum Templum. Ce nom se trouvedans la vie de saint Antoine , par: saint Athanaíe ,chap. XVI. On appeloit ainsi les Temples desChrétiens de Kópi»s , Seigneur , parce qu’ils étoientdédiés à Notre-Séigneur, destinés à son culte , demême que le premier jour de la semaine s'appel leK-jixx.il , Dominica , d’où nous avons fait Dimanche.
KIRIC-SEAT. si m. Nom d’un ancien droit qu’onpayoit aux Églises. Les prémices des fruits. Ky-rickseattum , Caricseattum. Saint Ina , Roi des West-Saxons , ou Saxons occidentaux, fit des loix, parlesquelles il ordonna de payer le Kyrìcseat, ou Ca-ricseat. Les Bollandistes en ont rapporté le com-mencement dans la vie de ce Saint. Acia Sancl.Feb. T. I, p. çio.
Ce mot est formé de Kyrick , ou Kerk , quisignifie Église , 8c de Set , ou Saet, qui en Saxonsignifie Semen , semence, fruit, de forte que Kyrlc-scat est proprement fruit de l’Égliíe.
KYRYÉ , ÉLÉISON si m. C’est la partie de la Messeoù l’on invoque Dieu. Chanter le Kyrie , éléison.
Ce mot est Grec , & signifie , Seigneur , ayezpitié de nous, formé de Dominus , Sei-
gneur , 8c éA£«v , avoir pitié , à l’imperatifayc% pitié'.
Dans ces mots Kyrie', éléison, on prononce 1 j d’unson rude & sifflant , quoiqu elle soit entre deuxvoyelles, mais on a conservé a 1 s le son qu ellea dans la langue Grequc , de laquelle ces motsfont pris fans aucun changement. Il y en a quimettent deux s , afin que ceux qui ne savent pasle Grec, ne soient point trompés à la pronon-ciation.
Ze Kyrie éléison fe dit trois fois en l’honneurde la Très-Sainte Trinité.
Dans le Mifl'el de saint Ambroise , le Kyrie,éléison ne se dit pas comme il est mamct aujour-
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