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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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ni ' Lfpèce cTambre ou de succin d’uneodeur agréable, qui coule par incision d’un arbrequi croît dans la Caroline.

LABIZA est le nom de certains arbres que l’ontrouve dans la province de Benarim Sc dans quel-ques autres endroits du Royaume d^Apalache. Lesoriginaires du pays leur donnent ce nom , qui dansleur langue , lignifie joyau , parce qu ils en tirentleurs colliers Sc leurs bracelets. Ils font de la gros-seur Sc de la figure des lauriers, Sc ont des Heursqui approchent de celles des abricotiers , niais qui, «e font suivies d aucun fruit. En récompense letronc Sc les grosses branches fournissent une efpè-cq de gomme de bonne odeur, d’un jaune pâle , àlaquelle on peut donner telle figure que l’on veutquand elle est nouvellement recueillie. Gardée quel-que temps dans un lieu sec , elle devient si dure ,quelle ne peut plus le dissoudre ni à la pluie , nidans l’eau chaude. Pour avoir une plus grande quan-tité de cette liqueur , les habitans vont faire auprintemps des incisions au tronc Sc aux grolles■ branches , Sc vont de temps en temps ramaflèr laliqueur qui y pend en gouttes. Ils en font leurscolliers, leurs pendans d’oreilles Sc divers autresornemens.

LABORADOR , Terre de Labora dor. V Estotilande.Laborador , La petite Laborador , ou Labrador. La-boratoris terra parva. C’est la partie Orientale de• l’Ile qu’on nomme le Cap Breton. C’est en cettecontrée qu’est le lac de Labrador. Maty.

H n ’y a point à douter qu’on n’ait donné à cespays ce nom Espagnol qui lignifie Laboureur , parceT S ^° nt propres au labourage.

ORATOIRE, f. m. Terme de Chimie. C’est letcu ou J es Chimistes font leurs opérations, où fontleurs fourneaux, leurs drogues, leurs vaiíleaux. Offi-cina , Pharmacopœa. Le Roi a deux beaux Labora-coires , i’un à fr Bibliothèque , l’aurre à son Jardin desPlantes : on y enseigne la Chimie. Le laboratoiredans un hôpital est le lieu où Ton compose les reine -des. En général on appelle laboratoire un lieu où l’onfait des expériences de Physique, des opérations deChimie , de Pharmacie, &c. Par un Edit du Roi de1 an 1682. j le 31 d’Aout, article XI, il est défendu àtoutes fortes de personnes, de quelque profession &condition qu elles soient, excepté aux Médecins ap-prouves Sc dans le lieu de leur résidence, aux Profes-seurs en Chimie Sc aux maîtres Apothicaires d’avoiraucuns laboratoires , Sc d’y travailler à aucunes prépa-rations de drogues ou distillations, fous prétexte deremèdes chimiques, expériences, &c.

On le dit figurément en quelque forte des feux fou-terreins. La nature, comme la Chimie, a ses four-neaux Sc ses laboratoires fouterreins. C’est-là qu’ellefabrique l’or & les métaux, & qu’elle prépare poures plantes qui croisient fur la terre, Sc pour les eauxminérales, les sels, les soufres, le nitre, le vitriol.Mem. de Tr.

*-abord. p~oye\ LAI-ORD.

^HORlEUSEMENs. adv. Avec beaucoup de peine Scde travail. xEgrè , operose , laboriose. Ces grandsI ^P^teurs ont paste leur vie bien laborieusement.■q^ORlEUX, EUSE. adj. Homme qui aime le travails- qui y résiste. Patiens laboris. Il se dit tant des tra-ind X cor P S que de l’efprit. Les François font plusLa u ssiieux, Sc les Allemans plus laborieux.qufe^*’ à uussi des choses & signifie Pénible,on n° UtC beaucoup de peine Sc de travail. Laboriosus.Trad T? te ^ es recherches laborieuses des excellensrueneii Urs ‘ ^ VR ’ ^ es Capucins, les Hennîtes,diffic l Une / V ie bien laborieuse. Examen laborieux Scc her fi 6 * ^ìissoK. De longues & laborieuses re-q u j \ C CS ' luExr. On le dit généralement des ouvrageshABORm an ^ ent P^ L1S travail que de génie.

LABOTRr y°y?Z Labarum.

S / *' Nom h un lieu de la Tcrre-Sainte. Laboth.j' U( ^ Crome j> in Loc. Hebr. le met dans la Tribu de

L ABOUR. si m . Remuement de la terre fait à dessein deLomé p~.

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la rendre fertile, propre à nourrir les végétaux. Opera ,cultura terra. Une terre à blé pour être bien façon-née, doit avoir trois labours. 11 faut rembourser auFermier qu’on dépossède, les labours Sc semences. Ilest défendu de saisir les chevaux de labour qui ser-vent à la charrue. 0GP On dit qu’une pièce deterre est en labour , pour dire qu’elle est préparéepour recevoir la semence.

Il est manifeste que ce mot Sc se s dérivés viennentdu Latin labor; cependant le P. Pezron dit que ce motest pris du Celtique labour , comme laborare vient delabourat 3 qui veut dire travailler. Quelques-uns ti-rent labor de-*"«i, douleur. Voisins aime mieux ledériver de , qui signifie travail : on a ajouté une/ au commencement ; ou bien de *«£«» -?-/->, prendrede Vouvrage.

Les Vignerons & les Jardiniers fe fervent aussi dece terme quand ils travaillent , ceux-là avec lentshoues, & ceux-ci avec leurs bêches. Donner un la-bour à la vigne. Donner un labour aux espaliers. Ope-ram dare, fodere. Les plus fréquens labours font d’or-dinaire les meilleurs : à l’égard des arbres il en fautquatre par an ; savoir, au printemps, à la S. Jean, àla fin d’Aoút, Sc inmédiatement avant l’hiver. LaQuint. P. L. C. LIL. art. 3 . Quand les terres fontpeu pierreuses , les labours y font plus aisés. LaQuint. Lés labours à proprement parler , ne font au-tre chose qu’un mouvement ou remuement, qui, sefaisant à la superficie de la terre, pénétre jusqu’à unecertaine profondeur, ensorte que les parties de dessusSc celles de dessous, prennent réciproquement laplace les unes des autres. La Quint. P. II. c. 21 . Ils’en siiit à hí bêche & à la houille, & cela dans les ter-res aisées. Il s’en fait à la fourche & à la befoche, Sccela dans les terres pierreuses & cependant assezfortes. Il s’en fait de plus profonds ; savoir, en pleineterre Sc au milieu des carrés, & il s’en fait de pluslégers, savoir, autour des pies des arbres, fur les as-perges , &c.

fCTOn fouit, on renverse la terre avec des instrumenspropres à cette opération, non feulement pour dé-truire les mauvaises herbes , mais encore pour sou-lever la terre Sc la rendre perméable aux influencesde l’air, du soleil, des pluies, des rosées. Id. Les la-bours rendent les terres non seulement plus agréables ,mais encore plus meubles, ils augmentent la fertilitédans les terres qui en ont peu,6e la conservent dans cel-les qui en ont suffisamment. Les labours se doiventfaire en disterens tems, 6c même différemment pourla multiplicité, çu égard à la différence des terres Scdes saisons ; les terres qui font chaudes & sèches, doi-vent en été être labourées ou un peu avant la pluie,ou pendant la pluie, ou incontinent après, fur touts’il y a apparence qu’il en doive encore venir j Sc I onne fauroit les labourçr , ni trop souvent, ni tropavant, quand il pleut ; comme par la raison des con-traires , il ne faut guère les labourer pendant le grandchaud, à moins qu’on n’ait foin de les arroser aussitôt :ces fréquens labours donnent paíìage a 1 eau despluies, Sc les font pénétrer vers les racines qui cnont besoin. Au contraire, les terres froides, fortes Schumides, ne doivent jamais être labourées en temsde pluie, mais plutôt dans les grandes chaleurs, &pour lors on ne fauroit les labourer, ni trop souvent,ni trop avant, afin d’empêcher qu’elles ne fe fendentpar-deílus, ce qui fait grand tort aux racines, & afinqu’étant amollies par les labours , la cnaleur y pénétréplus aisément. Id. Les labours tréquens empêchent^ìsiìme partie de la bonté de la terre ne s epuiíe a laproduction Sc à la nourriture des méchantes plantes.Id. Les tems auxquels les arbres fleurissent & la vignepousse, font extrêmement dangereux pour les labours.Id. La pratique pour les labours qu’il faut faire auxarbres, tant eu hiver qu’au primeurs, est que dons lesterres sèches Sc légères, il en faut donner un grand àLeurrée de l’hiver, Sc un pareil incontint après qu’ilest paílé, afin que les pluies & les neiges d’hiver, Scj les pluies du primeurs entrent aisément dans, les terresí qui ont besoin de beaucoup d’humidité ; & à l’égard

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