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donc parties font de plâtre. Les terres n y font pas Ibien bonnes, quoique les montagnes soient cou-jVertes d’arbres , dont la plus grande partie íontpins Sc sapins , mêlés de bouleaux & hêtres. La pé-ché n’y est pas bonne, il s’y trouve seulement deshuîtres j qui ne sont pas bonnes quand elles fontnouvellement pêchées , parce qu'elles font trop dou-ces ; mais elles ont une propriété , c’est qu’on peut lesgarder huit ou dix jours fans qu elles perdent leureau, après quoi elles font íalées , & perdent cettefadeur que leur cause l’eau douce des rivières, à1 embouchure defquelles on les pêche. Denis , Des-crip. de l’Amér. Sep. P. I , c. 6.
f-ABRANDA. Nom d’un ancien bourg de Carie. La-brania. Jupiter étoit honoré à Labrania , Sc y avoirun Temple d’où il prenoir le surnom de JupiterLabrandeus , comme a corrigé le P. Hardouin dansPline, Z. XXXII , c. 2. Voy. les Notes de ce Père.On difoit auparavant Jupiter Labradïus , ou La-bradeus.
LABRIT. Qui s’est dit autrefois pour Abret, Sc l’Al-bret, Sc dont nous avons fait ces noms. Voye\de Bret T. II,p. 441.
LABSA , ou LASSACH. Nom d’une ville de l’ArabieHeureuse, en Asie. Labsa , ou Lasfachum. Elle esta vingt lieues d’Elcatif, du côté du midi, dans unecontrée que Sanfon appelle le Bégîerbey de Labsa ,êc Vifcher la Principauté d’Elcatif, tributaire du
J An Utc ' hiATY.
-LABURNUM. si m. Arbre de médiocre grandeurc i u i est nne espèce de cytise : il restemble à l’anagy-r j s 3 excepté qu’il n’est point puant. Son bois estUl 'j les paysans en font des pieux dont ils enfer-ss lcnt: leurs champs. Ses feuilles íont trois à trois ,ans poil , Sc d’un vert allez foncé en-dellus , velues ,^ d’un vert - pâle en - dessous , attachées à uneRUette menue , ronde , velue. Ses Heurs sont légu-mineuses , semblables à celles du petit genêt , decouleur jaune. Après qu’elles sont tombées, il pa-roït des goulses semblables à celles des pois, les-quelles contiennent des semences grosses commedes lentilles. On le nomme autrement Aubours.M. Tourneiort l’appelle Cytisus Alpinus latifolius ,flore racemoso pendulo. Inft. R. Herb. 648.
LABYRINTHE, f. m. Chez les Anciens , ou Dédale.Grand édifice qui est coupé de divers chemins quirentrent 1 un dans fautre, Sc dont on a de la peinea trouver l’issue. Labyrinthus. Le plus fameux deslabyrinthes a été celui de Crète, bâti par Dédale ,pour enfermer le Minotaure , & d’où Thésée nefe fût pas sauvé fans le sil d’Ariane.
Il est fait mention de quatre labyrinthes dansP Antiquité : celui de Crète lait par Dédale ; celuid Egypte , qui, selon Pline, fut le premier detous . , & fut construit par le Roi Pétéfucus , ou Ti-thoës : mais, selon Hérodote , ce fut l’ouvrage deplusieurs Rois ; Sc le dernier qui y fit travailler futPfamméticus. Ce labyrinthe fubíìstoit encore dukemps de Pline. Il y avoir, dit-il, 3600 ans qu’ila y?it été fait. Le Père Kirker parle de ce labyrinthe"Égypte, dans son Œdipus AEgyp. T. II , P. II,■P - 306, Scc. Celui de Lemnos, composé de cosonnes d'une grande beauté. Il y en avoir encorequelqu es restes au temps que Pline éenvoit. CeluiÉalie , que Porsenna , Roi d Étrurie, sir faireǰl lr être son tombeau. Pomponius Mêla décrit lele y A' nthe d’Égypte, dans ion /. Z. c. p. PlineRécrit tous trois, Z. XXXIP , c. 13. Virgile a^cttta s tl manière celui de Crète, Z. V, de lÉnéï-p ' V ' S8S , & suiv. Pline appelle les labyrinthesde p la p C .k plus merveilleux j le plus miraculeuxfur 1 pá humain. Le labyrinthe d’Égypte, bâtido CS ° 01 ds du lac de Myris , étoit composé det Ze . P a hais Sc d^ quinze cens chambres, Mêla dit1 âÇ miííC d° mos , d’où il étoit impossible de trouveru l0 7 rtle quand on y étoit entré. Les Gnossiens ontU labyrinthe fur leurs médailles. Poyet dans Tris-
tain T* t ,/ t
^ x 1 y Ps 93 y comment on l y repreíentoit
°y £ l le récit que M. Tournefort a fait à l’Aca-Tome K.
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demie des Sciences fur les labyrinthes des Anciens.
• Le plus dangereux des labyrinthes est celui des car-rières d’Arcueil, qui vont plusieurs lieues fous terre.On appelle labyrinthes de carrière , la confusiondes rues d’une carrière beaucoup souillée. Indepren-jus & irremeabilis error.
Labyrinthe , se ditauíìî figurément en Morale , d’unecomplication^ d’aíìaires embrouillées , des affaires ,des proces où 1 on est íì embarrassé , qu’on n’ensituroit sortir. Les détours' de la chicane on fait deslabyrinthes des moindres procès. Cette banqueroutea mis ce Marchand dans un grand labyrinthe d'af-faires. Salomon, après avoir fait une peinture naïvede ses doutes & de ses irrésolutions, conclut qu’iln’y a que la sagesse éternelle qui puisse démêlerce labyrinthe P. Com. Nous avons en Droit deuxrègles pour nous démêler de ce labyrinthe. Patru.
Labyrinthe , en termes d’Anatomie , íe dit de laseconde cavité de l’oreille interne, qui est creuséedans l’os pierreux : elle est ainsi appelée , parcequ elle est embarrassée de plusieurs détours. Cettecavité fe divise en trois parties , la première estcelle qu’on nomme le vejlíbule du labyrinthe , parcequelle conduit aux deux autres; la seconde com-prend trois canaux ronds, courbés en demi cercle ,qu’on appelle les canaux demi-circulaire s , qui sontau côté du vestibule vers le derrière de la tête ; latroisième est lc limaçon qui est à l’aiitre côté.
Labyrinthe , en Architecture. On appelle labyrinthede pavé , une espèce de compartiment de pavé,formé de plate bandes droites ou courbes , qui pardissérens détours laissant des espaces ou sentiers , imi-tent le plan des labyrinthes de l’antiquité.
|sF Labyrinthe de Jardins. C’est un bosquet d’al-lées étroites qui s’entrecoupent ; de manière quequand on y est engagé , on trouve difficilement laroute pour sortir.
jpSF Lc labyrinthe de Versailles est un des plus beauxouvrages modernes en ce genre, & même le plusbeau par la magnificence des ornemens qui l’ac-compagnent. C’est un bosquet composé de plusieursallées entrelacées & bordées de palissades , danslesquelles on s’égare aiíement. Le bosquet est dudessein de 1e Nautre.
Labyrinthe. Terme de Pòësie. Sorte de vers fortembarrassés, Voyey Raban de Sainte-Croix, qui endonne des exemples.
En termes de Philosophe hermétique , labyrinthesignifie l’çpuf hermétique. Quand ses Sages disentque le Minotaure est dans le labyrinthe , cela veutdire , que le Mercure qui participe des deux na-tures , qui est mâle Sc femelle, qui est de la na-ture animale , & de la nature minérale, est enfer-mé dans l’œuf.
LAC.
LAC. f. m. Grand amas, grande étendue d’eaux dou-ces & dormantes, quine tarissent jamais, & quine fe communiquent à la mer que par quelquesrivières, ou quelques canaux souterrains. Ulpien ,dans l’interprétation de l’Edit du Préteur , dit, qu’unlac diffère d’un étang, en ce qu’un lac a toujoursde seau, & ne tarit jamais, Sc qu’un étang taritquelquefois. Le lac est plus étendu, Sc son vo-lume d’eau plus considérable. Les lacs font des amasd’eaux qui ont allè-t de profondeur pòur erre dis-tingués des marais, Sc qui n ont point de com-munication avec la mer , ou qui ne s y deahargentque par des rivières. Il y en a quelques-uns aux-quels on donne le nom de mer, comme la mer Cas-pienne , la mer de Galilée & la mer morte. Les autresLacs plus considérables font ceux de Genève , de'Constance, de Ladoga, d’Onéga, &c, en Europe. LcLac de Nicaragua & ceux d’Ontario, de Karegnondi,le Lac supérieur & celui des Puants, &c , en Améri-que. Le Lac de Chiamay, en Asie. Ceux de Zaire,de Zastan, de Dambea Sc de Niger en Afrique. Ma-ty. La Suisse est un pays où il y a de grands Lacs,
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