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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Le lac de Ladoga. Lac de l’Europe septentrionale.Ladoga. Il est sur les confins des 'États de Suède8c de Maícovie , entre la Principauté de Novogo-rod-Wéliki , llngrie,, & la Livonie. Ce lac reçoitles eaux du lac Ilmen , par la rivière de Wolchova,celles du lac Onega, par la rivière de Suéri, &celles de plusieurs lacs 8c marais de la Livonie, parla rivière de Wosen , 8c il se décharge dans le golfede Finlande par celle de Niéva. Ce lac paste pourle plus grand de l'Europe , ayant cinquante-troislieues du nord au sud, 8c vingt-cinq du levant aucouchant. Il est auíîl le plus poissonneux. On yprend une prodigieuse quantité de iaumons , & uneespèce de poillon particulier j gros comme un ha-reng , qu’on appelle Ladog , 5c c’est de-là , dit on,que ce lac a pris le nom de Ladoga. Au reste, lepays qui se trouve entre ce lac 8c celui d’Onéga,étoit autrefois une Province particulière , qui por-toit le nom de Ladoga. Elle est maintenant incor-porée à la Principauté de Novogorod - Wéliki.Maty.

LADON. Fleuve d’Arcadie , que la Fable dit être pèrede 1a Nymphe Daphné & de la Nymphe Syrinx.C’est des roseaux du steuve Ladon dont Pan se ser-vit pour faire sa flûte à sept tuyaux.

LADRE, adj de r. g. Malade atteint 8c infecté de lèpre.Elephantiacus , leprosus. Homme ladre. Femme la-dre. On sépare les ladres des hommes sains. Ce quia donné de la haine aux Orientaux pour les cochons,c’est parce qu ils font sujets à être ladres. On a créédes Officiers langueyeurs de cochons , pour visiterceux qui font ladres , ou sursemés , qui ont des grainsà la langue & à la gorge.

Ce mot estaustî substantif, Sc alors il fait au fémi-nin ladrejfe. Ac. Fr. Il se dit tant au propre qu’aufiguré. Elephantiaca , avara , sordida. C’est un la-dre , une ladrejje. Ac. F.

On appelle par corruption Saint Lazare, SaintLadre ; la rue Grenier Saint Ladre , c’est à-d ire duGrenier Saint Lazare : de- là vient qu’on appelle La-dres , les lépreux.

On appelle ladres blancs , les ladres ou lépreuxqui ont encore la face belle & le cuir poli 8c listé ,ne donnant aucun signe par dehors de la lèpre,dont ils font atteints au dedans ; 8c ladres verts „ desladres confirmés, qui ont plusieurs boutons qui pouf-fent au dehors , qui font fort durs , 8c dont la baieest verte & la pointe blanche. Ambroise Paré dit ,qu’il y avoit en Guienne & en Bretagne plusieurs deces ladres blancs , qu’on appeloit Cacots , cagots ,capots 8c gabets d’où plusieurs prétendent qu’estvenu le mot de cagot , qu’on a appliqué odieuse-ment & par dérision à ceux qui menoient une vier-tirée 8c solitaire , comme sont les ladres ; car onles obligeoit à vivre à part , & à porter des cli-quettes 8c des barils, afin qu ils fuslènt connus &évités du peuple.

Quelques-uns dérivent ce mot du Grec qui

- Lignifie impudent , effronté, difforme , honteux. Les 'Grecs ont appelé cette maladie tMp* ú s, à causeque les ladres ne sentent rien , & ressemblent à l’é-léphant , qui est presque insensible, à cause de ladureté de sa peau. Borel le dérive de Lasre , vieuxmot François, qui est dérivé de Lazare, à cause quele Lazare étoit chargé d’ulcères.

Autrefois on appeloit les ladres , Lazares, comme«n le voit dans les anciens Statuts des Ma ladreriesou Hôpitaux pour les ladres. De Lazare on a faitLasere , La%re, ladre. Le £ & le d se changent aisèment.

Ladre , se dit d’un cheval quia des marques de ladre.

Ik? Ce font de petites taches naturellement dégarniesde poil j & de couleur brune , autour des yeux,ou au bout du nez , ou même dans ces deux en-droits tout à la-fois, avec une chair rouge , plus oumoins blanchâtre , & quelquefois mêlée de tachesobscures. Les marques de ladre , font des indicesde la bonté d’un cheval.

Ladite signifie figurément en Morale, excessivement

L A E

avare. Parcus , pmparcus. Ce vieux pédant est unladre , qui n’a jamais donné à manger à personne.Fi, que cela est ladre 1 Voilà une action bien l&~dre. C’est un homme très - ladre. Il est du styl fifamilier.

Ladre, se dit aussi de ceux qui sont insensibles,tactau physique qu’au moral , au propre qu’au figure.Lîebes , ftupidus, fiupor. J’ai bien ressenti ce coup,je ne fuis pas ladre. Non mihi cornea fibra e fi- Éfaut que cet homme soit ladre , de souffrir tant debrocards fans en témoigner du ressentiment. Il estdu style familier.

LADRE, en Vénerie, se dit des lièvres. Un lièvredre , c’est un lièvre qui habite aux lieux maréca-geux. Sal.

LADRERIE, f. f. Lèpre. Elephantiafis. Tous lç ssignes de la ladrerie ont été décrits au mot de I e 'pre. Voy. Lèpre.

Ladrerie , se dit aussi des Hôpitaux où l’on reçoitles lépreux. On les appelle autrement Maladeries , 8c Léproseries. Leprosorum domus , NosocOmium } Xenodochium.

Ladrerie , se dit figurément en Morale d’une fos'dide avarice. Sordida parcimonia , sordes. Je foRétonné de la ladrerie de cet homme. C’est une la-drerie la plus grande du monde. Scar .

On dit proverbialement , la pauvreté n’est p aSvice, mais c’est une espèce de ladrerie , cha-cun la fuit.

LADRESSE. s. m. De LADRE. Noyé: r ce mot.

LADSLAW. Noyé £ Ladisias.

L A E.

LAERCE. f. m. Nom ou íurnom d’homme. Lad'tius. Diogène Laerce a donné en Grec* les vie*des Philoiophes. M. Ménage a fait une belle édi-tion de Diogène Laerce. Prononcez ce mot en tro lSsyllabes , séparant Va de l’e.

LAERTE. Ville de la Cilicie montagneuse , dans 1*Pamphilie.

Laerte, s. m. Fils d’Arcéfius, est compté par Ap'pollodore au nombre des Argonautes. Il étoiteffet contemporain & parent de Jason. Il cpoUl aAnticlie , fille d’Antohcus, dont il eut le célèbctUlysse.

LAES. si m. Espèce de monnoie de compte , docton se sert dans quelques endroits des Indes Orte 11 'taies, particulièrement à Amadabath. Un lacs va uCi ooooo roupies, cent laes sont un crou , 8c cho-que crou vaut quatre arebs.

LAiTARE. Terme du Bréviaire. Nom du quatriè lll£Dimanche de Carême, qui est ainsi marqué dactl’Almanach. Ce nom lui vienc du premier mot &Plntroït de la messe qu’on dit ce jour-là. L&taf c >Jérusalem.

ífifi LAFFA. s. m. Nom d’un arbre qui se troct edans l’île de Madigascar. Les habitans en td cflídes filamens semblables à du crin de cheval,ils font des lignes pour la pêche.

L A G.

L AGA. f. si Sorte de fève rouge 8c noire , qui cí °^

dans quelques endroits des Indes Orientales , . fqui en plusieurs lieux sert He poids pour P cll’or 8c largeur. Les Malaisl’appellent Conduri. .

LAGAN. si m. Nom ancien 8c hors d’usage. D sque les vassaux payoient aux Seigneurs P° a L 0 ’ ltmarchandises que la mer jette fur le rivage.de bris, droit que les Seigneurs avoient fur 1 £S *Rchandiíes 8c les vailleaux,. qui avoient fait naU A( . e<ge , & dont la mer jettoit les débris for ^ c0 ,Laganum. Ce mot apparemment venoit dequi se disoir pour lex , loi. L’on disoir d’ab o1 , mmaris , la loi de la mer ; ensuite lagan maU s ,se trouve dans une chartre de Philippe Auguste*du Gange. r /

De la Morlière dans son Histoire d’ Amiens ,