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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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• Cí! pitaic , & Ics bourgs de Manchester 3 de Preston ,de Newton , de Wigan, de Clirerow, de Léerpole,<iux ont íéance & voix au Parlement d’Angleterre.Lh Comté a été postédé long temps par des Princes~ £ la Maison Royale d’Angleterre 3 qui formèrentI e parti de la Rose Rouge, & disputèrent long-íci »ps la Couronne aux Ducs d’Yorck , dont leparti fut celui de la Rose Blanche. Henri VII,Comte de Richement, Chef de la Maiíon de Lan-castre , étant parvenu à la Couronne Pan 14,8 y ,opoiiía l héritière du Roi Edouard IV , qui avoirqcé Chef de la Maison d’Yorck , Sc ainsi il sit ces-ser cette grande querelle, pendant laquelle on allurequ’il se donna jusqu a trente batailles > Sc qu’il futtué trois Rois, & quatre-vingts Princes de Puneou de Pautre Maiíon. Maty. Les anciens habitansdu Comté de Lancastre étoient les Brigantes. SpÉed.

LANCE. í. f. Arme ostensive des anciens Cavaliers,faire d un bois long comme une demi-pique, pointu& ferre par le bout, Sc pesant du côté de la main.Lancea. La lance a trois parties, la poignée, les ailesjk b Hèche. On appelle , Main de la lance Sc de

I epée , la main droite du Cavalier. Le plé de lalance 3 c’est le pié de derrière hors du montoir,parce que la lance étant en arrêt , le tronçon ré-pond à ce pic là. L’arrêt de la lance est la courroie°u la partie de P armure du Cavalier qui servoit à Par-reter quand il alloit lance baissée contre Pennemi.

II y a auísi des lances de drapeaux Sc d'étendardsqui fervent à les porter. Hastile. On peint Pallasuvec une lance. En cette journée ( de Pontcharra,°u Amédée , Duc de Savoye, fut défait par Lesdiguiè-res Pan ijyi.) la lance , autrefois la plus.noble detoutes les armes , dont se iervissent les Gentils-sionimes François , perdit presque toute la gloirequ elle avoir acquise en tant de belles occasions,& tomba en tel mépris , que Pusage en fut bientôtaooli dans les combats ; d’autant que les Cavaliersde l’année de Savoye qui en portoient, manquantd'adreíle pour la manier, firent croire que ce n’é-

. toit qu un fardeau inutile Sc embarrassmt ; & Les-diguieres lui même , qui Pavoit toujours peu est!niée montra par un beau coup de fa main que

n'avoit pas été fans quelque raison : car en ayantPari; le loir d’auparavant à table , & avancé qu’ilu ctoit rien si facile que de détourner un coup detance ; comme il vit un Capitaine couvert d’uneoalaque de velours , toute chamarrée de clinquantb or, à la tête de vingt Lanciers, qui venoit à luila lance en arrêt , il l’attendit de pié ferme, dé-nudant à tous ses gens de se mettre au devant, nide lui toucher , & jetta la lance à côté avec sone pée j & puis lui oorta la pointe dans la visière,{1 bien qu’il en tomba mort par terre. Mezeray ,-L* III , p. 900.

Les Romains, selon Varron , représentoient leurdieu de la guerre fous la forme d’une lance , avantqu ils eussent trouvé Part de donner la figure humai-P e à leurs statues. Ils avoient pris cerre coutumeSabins , chez qui la lance étoit le symbole dej a guerre. D autres peuples, scion Justin , rendoiencleur culte à une lance , & c’est de-la, dit il, qu’est

■ ' ; enue la coutume de donner des lances aux statuesb-s dieux, '

pfhne écrit, L. VII. c. s $, que l’on attribuoit auxp L 5 >Uens l’invention de la lance. Varron , Sc aprèsai Aulu Celle , dit que le mor lancea étoit Espa-siì!> 0 5 ^tquoi quelques Savans íoutiennent que l’u1 de la lance étoit venu d’Espagne en Italie; quelo', la ^ l ' ln nent 11’étoit pas seulement une arme des" P^Snol S s ma j s de tous les Celtes.c jj ®. m 0£ vient du Latin lancea. Diodore de Si-lo* C R Ue ce mot est pris de la Langue des Gau-C , X Ì‘ Varron , au rapport d’Aulu-Gelle , croit quej f un mot Espagnol ; Festus le dérive du Grec ajRrcfr * ‘ Lezron le fait venir du mot Celtique lance.( | 4 ', nnrl 3 ciré par Nonius , pense que c’est un mot

. , a Langue des Suèves , qui étoient des peuples1 Germanie ; les Aliemans appellent en leur

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Langue Lant% , une lance , Sc Lansquenet veut direun soldat armé d’une lance , ou, suivant l’étymo-logie, un homme, un valet de lance. Borel dérivele mot lance de l’Hébreu lanth , qui signifie la mê-me chose.

Autrefois on a appelé les lances , bois 3 bourdons ,bourdonnasses.

On dit auísi au Manège ., qu’un cheval a le coupde lance , quand il a une marque, ou enfoncementau cou, ou près de P épaule, comme s’il avoir étéperce d un coup de lance : c’est la marque d’un boncheval , qu’on trouve à quelques Barbes , & auxchevaux d’Espagne.

On faisoit autrefois des combats de lance à ou-trance , à fer émoulu : d’autres par divertissementôc exercice militaire , pour montrer fa force & sonadresse, comme dans les joutes Sc tournois. On di-sait 3 faire un coup de lance , briser une lance ,faire voler les lances en éclats , rompre des lances ,pour combattre avec la lance. Il fut question derompre des lances Pun contre Pautre , suivant lamode de ce siècle-là. Mademoiselle l’Héritier. Ondit proverbialement Sc familièrement , rompre deslances pour quelqu’un , le défendre contre ceux quil’attaquent. Baisser la lance , c’étoit s’avouer vain-cu , céder la victoire , se soumettre. On le dit en-core en ce sens au figuré, pour avouer la supério-rité d’un autre en quelque chose ; lui céder , se sou-mettre à ses volontés.

Chacun le fut ; Baptise en fut moqué ;

Sur son égal il en eût pris vengeance ,

Ou son esprit eût au besoin manqué ;

Mais franchement quand on eft attaqué

Par Maréchaux , il faut bailler la lance. SÉnecé.

On appelle dans les joutes , lance brisée , unelance à demi sciée près du bout , eníorte qu ellese peut facilement briser. Ac. Fr.

On appelait autrefois lances courtoises 3 lancesmousses, frettées & marnées , celles dont le ferétoit émoussé , non pointu , & qui avoit une fret-te y morne , ou anneau au bout. Maintenant on nefe sert de lance que pour courir la bague. Dans unTournoi que fit Charles Quint à son avènement àla Couronne d’Espagne , soixante Chevaliers en-trèrent dans la lice avec des lances , qui avoient au lieude fer, des diamans taillés exprès pour un combatsi galant. Larrey , dans Henri VIII. p. 194.

Lance , ou pique. Lancea. Instrument de Chirurgie.Il y en a de deux fortes, Pune dont on se sert dansPopération de la fistule lacrymale ; Pautre pour ou-vrir la tête du fœtus mort & arrêté au paííage. OnPappelle la lance de Mauriceau.

Lance gaie , ou Lance guaie. f. f. Ancien nom d’u-ne arme offensive. Trait, zaguaie , félon le P. Lo-bineau. J acidum 3 spiculum.

Dardes , javelots , lances gaies 3Savoient jetter & faire plaies.

Guill. de S. André , Hist. du Duc Jean .

La lance gaie est une arme d’ast , ou bâton ferrepar le bout, qu’on nomirje aussi fur la mer de Le-vant , arche gaie , haffeguaie & \aguaie , & ga^a-guaie. Hasta Africana. Au Ponant on la nommedemi-pique. Elle est plus menue qu une pique, ce-pendant plus longue. On a cru autrefois que la■lance fameuse dont fe servoit Charlemagne , étoitla même que celle du Centurion qui ouvrit le cô-té de Notre Seigneur , Sc qu’elle le rendoit invin-cible. Cependant Pan 1198 , les Croisés cru r entavoir trouvé à Antioche la lance dont Notre Sei-gneur eut le côté percé.

La lance de S. Maurice étoit autrefois 1 enseignedu Royaume de la haute Bourgogne. Voye% DuTillet , dans son Recueil , I- P-p- • Sc Châ-tier , dans son His. du Dauphine.

Lance Spezzate , est un Officier reforme, qui étoit