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Landsperg , cil -encore le 110 m d’une autre petiteville , ou bourg de la Pruile Ducale. Landsperga. Celieu est dans le Cercle de Natangie, environ à neuflieues de la ville de Coningsberg, du côté du mi-di. Maty.
Landsperg j est austl un des Bailliages du Duché deDeux-Ponts , en Allemagne. Landjpergenfis profec-tura. 11 est au midi de la ville de Deux Ponts , 8c11 ’a rien de coníidérable que le château de Lands-perg , dont il prend le nom, avec le bourg tic châ-teau dç Frankenstein. Maty.
LANDSQUE.NET. f. m. Mot Allemand qui signifieun soldat qui sert en Allemagne dans les Corps csIn-fanterie. Pedes Germanus. On a fait autreiois usa-ge de cette forte de loldats en France.
Ce mot vient de Land , qui en Allemand signifiepays , 8c knecht , garçon , serviteur. Les Allemandsprononcent Landsknecht. Nous écrivons Sc nousprononçons Lansquenets fans d. Vyeç le P. Daniel,dans la Description de la bataille d 5 Arques. Lhjl. deFrance , T. III■ p- I4 2 7 tfsuiv.
LANDSTOUL. Nom d’un bourg avec un châteaufort, situé lu r une montagne, dans le Duché deDeux-Fonts, entre la ville de ce nom , & celle deCaíelourre. Landsiulium.
LANEBOURG. Nom d’une petite ville de la Savoye.Laneburgum. Lancium Burgium. Elle est dans leComté de Motionne 3 fur la rivière d’Arc , au piédu mont Cénis , qui est un célèbre passage des Alpes pour aller en Italie. Maty.
LANER. Foycç Lainer.
§3 PANEL R. f. m. La même chose que Laineur. Voy.ce mot.
LANERET. s. m. C’est le mâle du Lanier. Le laneretdoit être choisi le plus grand que l’on peut ren-contrer ; que fa figure soit approchante de celle dulanier , & le champ de. ion pennage de même.
Le Laneret est beaucoup plus agréable en ía vo-lerie que le Lanier ; il vole pour corneille , pourcourlis , & pour les champs ; il est fort aisé à gou-verner & à maintenir en bon état ; il n’est pas sisujet aux maladies que le Lanier , Sc n’est pas siflegmatique. Voye~ç Lanier.
LANER ICK , LANRIK , LANCICK , ou LANAR.Bourg de l’Ecosie méridionale. Lanerìcia , Larnigïa.Il est dans la Cluydesdaîe , sur la rivière de Cluyd ,à sept lieues au-delíus de Glasquo. Lanerick est unVicomté de la maison d’Hamilton , Sc a séance &voix dans le Parlement d’Ecoííè. Maty,
LANFET, ou LENFET. f. m. La plus fine étoffe duchanvre.
LANGAGE, f. m. Ce mot désigne proprement lamanière dont les hommes se communiquent leurspensées par une fuite de paroles , de gestes , d’cx-prestìons. Ç est la manière de parler d’une nation ,analogue a Ion genie à ses mœurs , & au climat.Modus & usus loquendi. L homme , né pour la so-ciété , a du chercher les moyens de manifester sespensées à ses semblables ; & si la íociété se formepar la communication des idées & des sentiments ,la parole en doit être le lien le plus eílèntiel & leplus gracieux étant tout à la fois le pinceau del’eíprit, Limage de ses opérations , & l’interprètedu cœur. Ainsi , en supposant même que Dieun’eût pas enseigné le langage aux hommes, ils s’enleroient naturellement formé un par le 'bcíoin qu’ilsont les uns des autres.
On demande s’il n’y a pas un langage naturel ,c’est à dire , si tous les hommes n’auroient pas parléun même langage , si l’éducation ou l’institution deshommes n’eût pas effacé celui que la nature leuravoir imprimé. Mais comme les peuples parlenttous un langage différent , & qu’il n’y a aucuneliaison entre les mots , 8c les choses qu’ils signi-fient , C’est une marque assurée que le langage n’estpoint l’ouvrage de leur nature , mais de leur li-berté. Art dé Parler. Dans le langage humain ,les circonstances des choses déterminent 1c sens desparoles , 8c suivant que nos expressions font pla-
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cées, quelquefois oui veut dire non , 8c blanc veutdire noir. Pelisson. Le ton duquel on dir les cho-ses , change auiìi quelquefois le sens.
Langage , se dit auiìi en Grammaire 8c en Rhétori-que , de Part de parler , du style ou des manières >& des diveríes façons de s’expnmer dans ía proprelangue. Sermo , dictio ,Jlylus, loquendi genus. OstOrateur doit avec un grand loin de la pureté du lan-gage j parler un langage noble , pompeux , fi cu-it ; éviter le vieux langage , le langage bas & po-pulaire. On íe dégoûte bientôt d une certaine con-trainte de langage , qu’on tâche de taire ressemblerau naturel , tout étudié qu il est. Val. La beautédu langage ne plait guère moins que ceile des pen-sées ; & cette beauté dépend beaucoup plus de ladélicatesse du goût 8c de l’eíprit, que de la con-noilìance des mots & des façons de parler. Le Ch.de M. Le langage des Provinces doit erre réglé furcelui de la capitale du Royaume , 8í de la demeu-re du Souverain. Mén. Malaisément trouverez vous,dit Paíquier , un homme bruíque en íes mœurs ,qui n’ait la parole de même, 8c peu de personnestardives & saturniennes , qui Rayent un langagemorne & lent. Áiníi voyez-vous le Normand, allezavisé en les a flaires, traîner quelque peu ía parole :au contraire 3 le Gascon escarbiilar par desus tous ,parler d une promptitude de langue non communeà LAngevin 8c au Manceau , un peu moins échauf-fés en leurs affaires. L Espagnol , haut à la main,produit un vulgaire luperoe 8c plein de piaste. LesItaliens, dégénérant de i’ancienne force du Romain ,formèrent peu à peu de ce langage mâle Romain ,un vulgaire tout enéminé & mollaíîe. Voici la mê-me choie en langage plus poli. Le langage luitd’ordinaire la difpolition des eíprits , & chaque Na-tion a toujours parlé selon son génie. Les Grecs ,qui croient gens polis 8c voluptueux , avoient unlangage délicat, & plein de douceur. Les Romains,qui íembloient n être nés que pour commander ,avoient un langage noble 8c auguste. Le langagedes Espagnols lé sent de leur gravité , 8c de cet airíuperbe qui est commun à toute la nation. Celuides Italiens est mou 8c efféminé , selon ie tempé-rament & les mœurs de leurs pays. Les François ,qui sont naturellement brusques , 8c qui ont beau-coup de vivacité & de feu , ont un langage court8c animé , 8c qui 11 ’a rien de languissant. Pasq,Bquh. Vaugelas met une grande différence entre lapureté & la netteté du langage On peut parier net-tement , fans parler purement. Foyeç ces mots.
Langage , fe dit auisi de la manière dom chacustparle íeion son génie particulier , plus par rapportau sens que par rapport aux mots & à la diction.LJfis loquendi. L’Ecriture se sert quelquefois de pa-raboles & d’alíégories 5 c’est ion langage. Les genîsages parlent un langage grave 8c discret. Cet hoist'me s’est converti, & a bien changé de langage. Lecœur a son langage , comme Pefprit a le sien. L®Ch. de M. Mon langage est net & franc je ne dé-guise rien. La Poésie , par la sublimité des pensées8c par la magnificence du discours , fe peut appe-ler le langage des dieux. S. Evr. La Poésie esttantôt le langage des dieux , tantôt Je langage desfous, 8c rarement celui d’un honnête homme. LABruy. La civilité du monde substitue un langaged’affection, au désiiut d’une affection véritable. N> c ’Le langage des avertiffemens est un langage parti-culier : ce ne font que réticences , on ne s’exprim^qu’à demi. Id.
Langage , fe dit par extension en Morale des stg ncSmuets, des cris, 01.1 des sons inarticulés qui ferventà faire connoître plusieurs choses, en général, dtout ce qui sert à faire connoître la pensée , __
parler. Les Cieux ont un langage muet , q Ll1nonce la gloire du Seigneur, dit le PsalmiífoAmans discrets fe fervent du langage des I e1 ’pour expliquer leur passion. Le langage d eS ^n’est pas celui qui persuade le moins. Ce * a ° °est expressif, amoureux, languillànt. PÉl.