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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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en allant de Suéde en Moscovie : Uma-Lap-Marck,Pitha -Lap-Marck, Lula Lap-Marck , Torna-Lap-Marck, Kimi-Lap-Marck. Elles renferment la plusgrande partie de la Scritofinnie des Anciens, &prennent leurs noms des bourgs d’Uma, de Pitha ,da Lula, de Torna, de Ximi, qui font aux embouchures des rivières de même nom dans le golfede Bothnie. Les happons Suédois font preíque tousprofession du Christianisme. Les Rois de Suédeont pris loin d’y fonder des collèges, & de fairetraduire en Lapponnois les Catéchismes, les Prièrespubliques, & un Manuel, qui renferme les Pseau-mes de David , les Proverbes de Salomon , lesÉvangiles , &c. Il y a apparence que par ces moyenson les retirera enfin de Pidolatrie , a laquelle ilsont encore un très-grand penchant. Maty.

•Lapponie. Terme de Fleuriste. Nom dune Tulipequi est Golombin blanc 8c rouge. Morin.

fJCPLAPS. f. m. Du Latin Lapsus. Il n’a d’uíàgequ’en Pratique , au singulier , dans cette phrase.Laps de temps, c’est-à-dire, Ecoulement, espacede temps. Temporis decursus. On ne prescrit pointcontre le droit naturel par quelque laps de tempsque ce soit. Les bonnes coutumes s’aboliflent parlaps de temps. Plusieurs belles inventions font pé-pies , les plus beaux édifices ont été ruinés par lapsde temps. Les arbres enterrés dans la terre , parlaps de temps , acquièrent une dureté, accompa-gnée d'une noirceur & de certaines veines, qui sefont aussi remarquer au bois de chêne , lorsqu’ila été long temps sous les eaux. Mascur.

Laps , se dit adjectivement en cette phrase , Héré-tique laps 8c relaps , qui est tombé & retombédeux fois dans l’hérésie. C’est ainsi qu’on appeloiten France les Prétendus Réformés qui retournoientà leur Religion, après avoir embraíle la ReligionRomaine.

Dans l’Antiquité Ecclésiastique , on appelle Laps ?Renégats , I.apst , Negatores , ceux qui avoientrenoncé à la foi par la crainte des supplices, ouautrement ; & on leur donnoit ce nom , mêmeaprès leur retour à l’Égliíè par la pénitence. Voye^fur ces Laps le Concile d’Agde , Can. 6o. le IV.d’Orléans, Can. 8. celui d’Épaune, Can. 20. leXVII de Tolède, Can. 13. Jacques Godefroy, furla Loi y du Code Théod. de Apojlat.

L APTOS , qu’on nomme autrement gourmets. Cefont des espèces de matelots Maures qui aident àremorquer les barques dans les rivières de Gambie8c de Sénégal.

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XAQS. Foyei Lacs.

LAQUAIS, f. m. Valet qui fuit à pié son maître, 8cqui porte fa livrée. Pedisequus. Les jeunes gensse piquent d’avoir des Laquais bien faits, & propre-ment habillés. Les femmes se sont mises fur le piéd’avoir de grands laquais , & 011 en médit. Pourquoicroit-on que l’on charge les carrelles de ce grandnombre de laquais ; C’est pour exciter dans ceuxqui les voient l’idée que c’est une personne de grandecondition qui puise, 8 c la vue de cette idée satisfaitla vanité de ceux à qui ils appartiennent. Log.

Alìdor j dit un fourbe, U est de mes amis,

Je T ai connu Laquais, avant qu’il fut commis.

Bon.,

Balzac 8c Costar écrivent laquay , au lieu de la-quais , mais on ne les doit point imiter en cela. O11dit une malice de laquais , pour dire , une maliceballe, 8c indigne d’un homme un peu bien élevé.

Faucher tient que ce mot vient de naquet , signi-fiant autrefois valet allant à pié. M. Hu£t est de cesentiment j il dit qu’on a changé la lettre n en /,comme le peuple dit nantilles pour lentilles : il ajou-te , que naquet a été formé par transposition des let-

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tres de l’Allemand knccht , qui signifie valet. Enfin ,il remarque que laquais íe prenoit autrefois pourfantastin , soldat servant à pié , fur quoi il rapporteces paroles de Jean d’Auton , dans l’Histoire deLouis XII. Leur transmit soixante laquais Gascons t& ne leur voulut bailler nulles gens de cheval. D’aU'tres dilent , &c. que le mot est Basque , signifiantserviteur, parce que les meilleurs valets de pié vien*nent de ce pays-íà. Ménage ajoute, que le lac, ° aloc , en langue Éthiopique, signifie un valet , q ueles Bas-Bretons disent laques en ce sens. Il s’eutient à cette étymologie, & abandonne celle dcverna , d’où il tiroir laquais après bien des chaií'gemens. §fT Vernula, V ernulacus , Vernalacdius >Lacaius , Laquay : comme Malus , May , pUi?Laquais. Il dit que ce mot n’est pas ancien dansnotre langue, 8c qu’on ne le trouve dans aucunAuteur plus vieux que Márot & Monstrelet. Il í" e ‘roit plus ancien, s’il étoit vrai que le Grec barbareou laxiis , a ete fait du François laquais , comme I edit Du Gange. M. Ménage n’en convient point»D’Herbelot prétend que ce nom vient de lakiehfi ,ou lacaiths j mot Arabe , qui signifie un enfantexposé , dont la mère est inconnue : il dit que dece mot les Espagnols ont fait lacaio , 8c que de c£'lui-ci nous avons fait laquais.

fjCF Laquais , Valet, synonymes. Le mot de laquaisa un sens particulier qui ne convient qu’à une fortede domestiques. Il désigne proprement un homm ede fuite, & emporte une idée d’ostentation. Voikpourquoi il est plus honorable d’avoir un laquaisque d’avoir un valet, 8c qu’on dit que le laquaiSne déroge point à fa nobleíîe. Voye\ Valet.

LAQUE. f. f. Espèce de résine dure, rouge, claire,transparente , qui entre dans la composition de Pcire d’Espagne. Laccha. La laque se fait aux Inde?par un concours d’une infinité de petits moucheron?qui s’amaflent fur de petits bâtons gluans qu’on du'pose exprès pour les y attirer , & qu’on ratin censuite. 1

Laque , ou Lacre à cacheter, s. f. C’est ce qn'"^nomme communément Cire d’Espagne , quoissixce nom ne lui convienne point du tout , les rd'pagnols ne faisant pas de cette cire, & ne s’en ìfvant même point. La cire ou laque à cacheter se f alCordinairement en France avec la laque en grainscolorée de vermillon. Voye% le Dictionnaire ^Commerce. .

Il y a aussi une gomme laque qui dégoutte d ^arbres qui font dans Je pays de Siam , Carnbdia, Pégu, &c. On fait de la fine laque de l’extf^ou de la lie de la cochenille , qui fert aux TeirU uriers. La laque est une eípèce de gomme que 1 0trouve fur des branches d’arbres , & même quelst’k.fois fur terre. Plusieurs croient que c’est l’e xClment de certaines fourmis. D’Herbelot. , £S

Le nom de laque est commun à plusieurs e ^P eC ^gde Pâtes sèches dont les Peintres se servent;ce qui s’appelle plus proprement laque , estforte de gomme ou résine rouge , dure , claire,parente, fragile, qui vient de Malabar , degale, 8c de Pégu. Le P. Tachard, Jésuite, f Ai&'que de petites fourmis rouíîès qui s’attachent a •rens arbres, laissent sur leurs branches une m ^dité rouge , qui se durcit en cinq ou six jours ; ^n’est pas le simple suc des arbres ; car celuisort quand ils font piqués , n’est qu’une gonunc“ ^rente de la laque. Ces fourmis vivent decomme les fleurs font plus belles , 8c vie er ,mieux fur les montagnes que fur le bord de U grla laque cueillie íur les montagnes est plu?. £ j a la-d’un plus beau rouge. M. Lémery ayant m 1 ? c > c stque aux épreuves de la Chimie , a jugé } plusun mixte moyen entre la gomme 8c la pfioiresabondant en sel qu’en huile. Voye £ l eS ^oir ^de l’Académie des Sciences ijio. On P eU J, llC ien s >la laqué , tant naturelle que factice des $ 3 U'Bochard , Hiero^. P. IL , L. V, c. ^^ er nc>maise sur Solin , p. 114p : 8c pour

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