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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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LEA

amples , il faut y mettre tout le lé de la toile-. Onfait deux mouchoirs au lé , quand elle a une aunede large. On fait des jupes à quatre , cinq ou six lés ,suivant la largeur de l’étoste. Voilà une grande tached’huiìe, il y faut mettre un lé.

Ce mot vient de latus , parce qu’il borne la lar-geur d’une étoffe, latus , lé.

On dit dans les enterremens des Grands, qu'ily avoir un ou deux "tés de velours chargés de blason ,sin' deux ou trois lés de drap, pour la tenture def Église.

Le , en vieux François, fignifioit large en général. Glojs.sur Marot. On disoit, long & lé ; pour dire, longSc large, de front ôc de côté.

LÉ , se dit aussi de i’espace que les Riverains des riviè-res doivent laisser pour ne pas empêcher la naviga-tion. Les Ordonnances veulent qu’on laisse vingt -quatre pieds de lés fur les bords des rivières navi-gables, pour frire monter & descendre les bateauxavec des chevaux. On le dit aussi des forêts ; d oùvient qu’on dit , les arbres de lisière. Quelques unsécrivent lai , au lieu de lé. Lé est plus en usage.

LE A.

LEAM. f. m. Terme de Relation. En Latin, ArgenteusSinicus. C’est le nom que les Chinois donnent àleur écu. Les Portugais ì’appellent Taél. Le Léamrevient à quatre livres deux fous deux deniers y) denotre monnoie. P. le Comte.

LÉANDRE. f. m. Nom d’homme. Leander. Saint Gré-goire le Grand fut ami de Léandre , Evêque de Sé-ville, qu'il connut à Constantinople , lorsqu’il yétoit Apocrisiaire. M. de Tillemont dit Léander \maisnous disons Alexandre, Timandre, Alcandre, &c.Pourquoi donc ne pas dire Léandre ì M.. Chastelainfuit cet usage, Sc dit Léandre.

Léandre. Terme de Fleuriste Nom d’une Tulipe, quiest colombin, rouge & chamois. Morin.

La Tour de Léandre. Dans le trajet de Constanti -nople à Scutari, qui n’est que d’un mille, on ren-contre au milieu du Bosphore un écueil fur lequel estbâtie une Tour carrée, qu’on appelle la Tour deLéandre. Il y a un puits au milieu , qu’on m’a voulufaire palier pour une source d’eau vive ; mais je croisque ce n’est qu’une citerne. C’est de cet écueil queparle Strabon , quand il dit que les postions qui des-cendent du Bosphore, étonnés des pierres blanchesqu’ils voient, quittent la côte de l’Alìe , & détour-nant vers l’Europe, viennent à la pointe du Promon-toire Chrysoceras, & de là dans le port de Constan-tinople , en si grande quantité, qu’il est souvent dan-gereux que les troupes de Dauphins qu’on rencontrene renversent les Pennés & les Calques, autour des-quels ils viennent se jouer. Du Loir, p. 68,6p.

Cette Tour s’appelíe la Tour de Léandre , parcequ’apparemment on suppose fKF que Léandre , jeunehomme de la ville d’Abydos, Sc Héro , Prêtresse deVénus dans la ville de Festos , qui font aífez connuspar leurs amours , se donnoient des rendez-vous danscette T our qui depuis porta leur nom.

|KFLÉANS. Vieux adverbe qui signifioit là dedans.C’étoit l’opposé de céans. Il est lé ansIllic.

Cy gif , repose , & dort léans ,

Le feu Evêque d 1 Orléans. Marot.

LÉAO. Grande ville de la Chine. Leaum. Elle estdans la Province de Xansi, Sc elle est célèbre parle commerce du ginseng & du musc dont son ter-ritoire abonde. Ambaíf. de Hollande à la Chine , P.I. p. 24.1.

LÉAOTUNG, LIAUTUM. Grande contrée dépen-dante de la Chine. Leaotunia. Elle a la Tartarie auNord, le Golfe de Nanquin au midi, la Corée auLevant, & la Province de Pékin au Couchant.Léaoyang Sc Nyngiven sont ses villes principales.C’est p a r cette contrée que les Tartares entrerentdans la Chine, lorsqu’ils s’en rendirent les maîtres.

LE B

Le P. le Comte allure que le Léoatung est mal placedans toutes nos Cartes. Elles le mettent dans la Chi-ne , au Midi de la grande muraille ; Sc elle est dansla Tartarie, au Nord de la muraille, Sc ainsi auNord du Pékéli. Maty. L’Auteur de l’Ambalfadedes Hollandois à la Chine, P. II. p. 114. dit quele Léaotung est renfermé entre le fleuve Çang Scla grande muraille ; qu’il a pour bornes au Levant larivière d’Ylao, Sc un bras de mer qui le sépare dtfCorée ; au Couchant la grande muraille qui con-fine au Nord; Sc au Midi la Province de Péking»la rivière de Linoang, Sc un Golfe de mer qui y passeSc le défend. Les habitans du Léoatung font grossiersSc stupides, mais fort adroits à la guerre, Sc accou-tumés au travail & à la fatigue. Ils tiennent pourles mœurs, des Tartares leurs voisins; pour la Re-ligion , ils font Chinois. Ambassade des Hollandoiscitée.

fiCT LEAOYANG. Ancienne Métropo ledu Léaotung,dont Chanyang a pris la place.

LÉARQUE. f. m. Terme de Mythologie. Fils d’Ino Scd’ Athamas , fut la victime de la haine que Junonavoir conçue contre toute la race de Cadmus. Il futtué par ion propre pere, que la déesse avoir rendufurieux.

tjfcT LÉART. adj. Se dit en Anjou d’un certain arbnsdont le bois est blanc. Bois léart.

LEAUTÉ. Vieux f. f. Bonté, fidélité, bonne cons-cience.

LÉAWARA. s. m. Port de mer, sur la côte orientalede Trie de Ceylan, dans le pays du même nom.

L E B.

LÉBAOTH , ou BETH - LÉBAOTH. Nom d’une villede la Terre-Sainte. Lébaoth. Beth-Lébaoth. La villeappellée Lébaothàtais Joíué XV. j. Sc Beth-Lébaothau même Livre, XIX. 6. est la même que celle qu*porte le nom de Beth-Beraï , dans les Paralipomènes »L. L. C. IV. V. 31 Lébaoth fut donné d’abord àl*Tribu de Juda, puis elle fut démembrée pour l aTribu de Siméon. De cette feule ville Adrichomiusen a fait quatre , qu’il place , l’une dans la Tribu deJuda, & les trois autres dans celle de Siméon. P*Lubin. M. Réland la met aussi dans la Tribu deJuda , c’est tout ce qu’il en dit.

LEBBES. f. m. Le lebbes est une espèce de pierre dostton fait la vaisselle & les vases au tour, principalement ceux qui soufrent le feu , Sc qui fervent pot 11 -"faire cuire les viandes. Le lebbes (q nomme autremen 1pierre de Come , parce qu’on la trouve dans le terri-toire de cette Ville.

LÉBÉDA, LÉPÉDA. N0111 d’une ville , avecbonne citadelle, Sc un bon port. Leptis mag^'Neapolis. Elle est dans le Royaume de TripoliBarbarie, environ à trente trois lieues de la viH eTripoli, vers le Levant. Maty.

LÉBÉDUS, aujourd’hui LÉBÉDITZI CHISAR. C ’stoit anciennement une ville de l’Ionie, dans l’R"mineure. Lebedus. On célébrois autrefois tous * eans à Lébédus des jeux à l’honneur de Bacchus ty eut dans la fuite un Evêché íustragant d’Epb eSes ruines, qui font dans la Natolie, fur Y h** £pel,à cinq lieues de Smirne , du côté du midi, p ostle nom de Lébéditri Chifar. Maty e

LEBER. Rivière de la Fiante-Alsace: elle a fa ‘•° i3 ? ílSà l’orient des montagnes de Vosge, Sc se jette d a

ITlh

LÉBERAW, LE LÉBERAW, LE LÉBERTHAL• c 'un petit pays de la Haute Alsace. Vallis de L a ^II s’étend depuis la Lorraine jusqu’aux environs ^Schelestat, autour de la rivière de Leber. Ce Efconnu à cause de ses mines , Sc ses lieux P 1 '*? p et itfont Sainte Marie-aux-Mines, le grand Sc ^

Libérau, celui là au dessous de Sainte Marie.» c

ci au desius. Maty.

de

LÉBERON , LE LÉBERON. Nom d’une montagneProvence. Lebero. Elle s’étend d’orient en occident’depuis 1 a ville de Manofque, jusqu’à celle de Cavai