Band 
Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
Seite
475
JPEG-Download
 

LEO

l ers Léonins , d’un Léoninus , ou Léonins. Voyezcyprès Léonin.

NlISj" s adj. m. 8c f. Qui vient du lion. Leo-runus. On appelle une Cociété léonine, celle où le plusoit tire tout l'avantage de son côté. Il n'a guère d’u-la § e qu’en cette phrase , qui est une eípèce de pro-verbe.

Vers Léonins , íont des vers Latins rimes, tant à|,hemisti c he, qu'à la fin des vers, comme font plu-heuts Hymnes , Proses & Poésies anciennes. Parexemple , Muret, dit en parlant des Poëlies de Lo-lCll zo Gambara de la ville de Bresse j

Brixia , vejlraûs mer dosa volumina vatis ,Non sunt nostrates tergere digna nates,

v °ici d’autres exemples ;

Hunc Dominus ditat, qui sedulus otia vitat.

Ce hti qui hiit est de LEcole de Salerne, dont touses axiomes font à peu près rédigés fous la même

rorme.

Ut vites pee nara , de potibus incipe camam.

^ fi 'ouve dans Scaliger cette Epitaphe ;

Hic jacet JEd/rcundus telluris inutile pondus ,Dilexit rabiem , non habeat requiem.

L’Orìgine de ce mot est si obscure, que le Prési-« c ut Fau c het, le plus savant en Antiquités Françoi-Jr s > av ou e qufil n’en a pu rien découvrir de certain.

appelle quelquefois léonine , tirant ion origine du1 a Pe Léon ; 8 c après il dit que la rime léonine n estatlt te chose que la rime riche , qui doit être com-posé dans deux syllabes avec même orthographe,accentuation 8 c prononciation. Il dit aussi qu’on op-posent quelquefois la rime croisée à la rime léonine,sttsil appeloit ri/tze plate , ou d’une lisière , quand il yavoir plusieurs vers de fuite d’une même terminaison,il oppose aulìî quelquefois la rime conformante, quiie tait à la fin du vers, à la rime léonine , qui selailoit au milieu. D’autres croient que ces vers furentnommes léonins , du nom du lion , comme étant desvers plus hautains que les autres. Mais Paíquier estd avis que ce mot vient d'un nommé Leoninus , ouLeonius , qui fit plusieurs de ces vers Latins rimés,& même un Monorime qu’il dédia au Pape Alexan-dre III. C’étoit un Religieux de Saint Victor qui tlo-xstloit en I’an 1 154. fous Louis VII. Campanella dit> ss ,e les vers léonins nous viennent des Sarrasins.LEcole de Salerne, R hasts, Cestrensis, Merlin , &j îl ] tr( V ' onr fait des vers en rime léonine. Áujour-hui les vers léonins font bannis de la Poésie La-Une. ,

EOMlSTE. f. m. & f. Nom de secte. Leonista. Ona donné autrefois ce nom, sur-tout en Allemagne ,a c eux que l’on appela en France , Pauvres de Lyon,^ eu général aux Vaudois. Le nom de Léonifle setr °uve dans les constitutions de l’Empercur Frédéricaa C. hareùc.On les appela Léonstes , du nom de la1 lc de Lyon, parce que la ville de Lyon íe nommoitPc\ S -^ COna > eu Latin. Bosquet. Mais cette ville s’ap-tou° 1C a ^ ors eu Latin Lugdunum , comme elle s’estshrm!? a Ppelée dans l’Antiquité, & comme elleG ui u ^^eneote aujourd'hui, Sc non Leona ; c’est cetemo P ar ^ £S Ecrivains 8 c les Conciles de cea > c’est-à dire, de la fin d u douzième siècle ,que p C0lVuri encementdu treizième. La ville de FranceBreta° n Z a PP e lée Leona , est Saint Polde Léon endu Fi §ne ' ^ mot sioniste, ou Léonïste , vient doncSi a . n 9 0 E Lyon, & non Doìnt du Latin Leona.

. .» — *-;un , CX. iiUli UVDilU UU i-èlUU

Pour Auteur ignorant & barbare a dit Leona ,

j- c ^ u Sdunum , comme ce n’étoit point l’ordinai-

JÁ • c /7 ne Peut être de ce mot que s’est formé celui de*-eowJl C-

Tome V.

LEO 47 5

LÉONNOIS, OISE. f. m. & £ Habitant de Saint Polde Léon, & de fon Territoire. Leonensts. Les Léon-nois sertirent en armes , & pillèrent tout le paysde Cornouailles. Du Moulin , Hift. de Morm. L.XII. S. s.

LÉON OIS, OISE. f. m. & f. Habitant du Royaumede Léon, en Espagne. Les Seigneurs Léonais dansla crainte que leur Royaume ne devînt Province d’unautre, vouloienr que Plissante fût mariée dans leurpays. P. d Orléans. Le refus qu on fit au Roi deNavarre de lTnfante pour son fils, fur la raison fe-crette qui l’arma contre les Léonois. Id.

LEONOR , ou LEONORE. fi m. Nom d homme. Leo-norius. Saint Léonore étoit Evêque Légionnaire enBretagne, dans le sixième siècle. Deux ou trois Prin-ces de Longueville ont porté le nom de Léonore.

LÉONORE. 1. f. Leonora. Nom de femme. Léonore,Ducheílè de Guienne, accompagna son. mari en laguerre Sainte. Brantôme. Il y a des Auteurs quiécrivent Léonor , Eléonor , fans mettre à’e à la findu mot.

AéT LEONTESERE. fi f. Nom donné par les Anciensà une espèce «TAgate , vantée pour sa beauté , 8 cpour Ja propriété imaginaire qu’ils lui attribuaientd’adoucir les bêtes féroces. C’est au reste une des plusvariées déroutes les agates des Indes orientales, 8 cl’une des plus rares. Son fond est jaune, marquetéou veiné d’un rouge de liamme, de blanc, de noir 8 cde vert. Encyc.

LÉONTIASIS. fi m. Leontiasts. Nom qu’on dotìne à lagoutte des Arabes.

LÉONTINI, LENTINI. Ville de la vallée de Noto,en Sicile. Leontini. Elle étoit considérable ; mais ellea été extrêmement endommagée par un furieux trem-blement de terre , l’an 1693. Elle est à deux lieuesdu Golfe de Caténia, fur la rivière de Leontini , ap-pelée anciennement liston , & fort près du Lac deLeontini , qui est Y Herculeus latus des Anciens. Maty.

U y a danspluíìeurscabinets d’Antiquaires, de fortbelles médailles d’argent des Anciens Léontins ,avec distérens types : entre autres une tête de Lion,& quatre grains dsorgesur les bords de la médaille ■>la tête du Lion fait allusion au nom de cette ville , 8 cles grains d’orge marquent la fertilité du pays. L'ins-cription est aeontlvíìn & quelquefois avec une L.Latine, ou plutôt une ancienne L. Hébraïque & Phé.nicienne, telle que les Grecs la reçurent de Cadmus,aeontiníîn.

LEONTINS. fi m. pi. Ancien peuple de Sicile quihabitoit la ville de Leontium. La même ville subsisteencore fous le nom de Lentini.

ífX LEONTION. fi m. Leontodora, ou Leonina. Nomdonné par les Anciens à une espèce d’Agace qui étoitde la couleur dune peau de Lion.

LÉONTIQUES. fi m. ou fi Nom d une fête, ou sacri-fices de l’Antiquité Payenne. Leonáca. C’écoient dessacrifices qui se faisoient à l’honneur du Soleil , &qu’on appeloit autrement Mithriaques, parce quele Soleil íe nommoit Mithra chez les Perses. Onleur avoir donné le nom de Léonúques , ’ 8 c les Prê-tres qui les faisoient croient appelés Lions, parceque l’on représontoit le Soleil fous la figure d unetête de Lion rayonnée , portant une tiare, 8 c tenantde ses deux mains les cornes d’un taureau, qui ta-choir en vain de se débarraller. Il y a Eans Gruter ,•p. MLXXXVII. deux inscriptions , dans l’une des-quelles il est dit, que Nonius Victor & AureliusVictor, donnerent des Léonúques sous le Consulatde Dacien 8 c de Céréalis, le 16 avant les Calendesd’Avril, c’est à dire le 17 de Mars; & dans l'autre,qu’ils les donnerent encore fous 1 e Consulat d’Eu-sébe & d’Hypatius, c’est à-dire , l’année suivante ,le quatrième avant les Ides de Mats , qui est le dou-zième du même mois : or du 17 de Mars au 12du même mois de l’année suivante, il y a 360. jours,qui font, selon la supputation des Grecs , une an-née Lunaire. De-là le Cardinal Noris , dans ses Epo-ques Syro-Macédoniennes , Distertat. I. de AnnoMacédonum , conclut que les Léonúques étoient uqe

O00 ij