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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Usto. On appelle une lésion énorme, celle que souf-fre un acheteur, quand il a été trompé d’outre moitié‘du juste prix de la chose, c’est à dire, quand la chosea été vendue plus d’une fois moins de fa juste valeur,& elle suffit pour faire casier un contrat. La léfionénorme n’a point de lieu en fait d’adjudication de biensen Justice , ou de vente d’une chatge ; ni en faveur del’acheteufj parce qu’on présume qu’il a acheté deson abondance ; au lieu que le vendeur est censé ven-dre par la nécessité qui le presse. La léfion d’outremoitié ne donne point d’ouverture à la restitution ,pour une vente de droits succeífifs, ou d’effets mo-biliaires. La léfion , dans un partage entre cohéritiers,donne lieu à la restitution , 8c il suffit quelle soitdu tiers au quart. Il faut se faire restituer dans lesdix ans, autrement l’on n’est plus recevable a objec-ter la léfion. %•

LESMES. Foyei Élême ; 8c AÎeaume.

LESNEVEN. Ville de France en Bretagne, au Diocèsede S. Pol de Léon. Elle appartient au Roi en pro-pre.

LESNOW. Nom d’un bourg du Pologne , situé dansla haute Volhynie, près de Béretsko , à cinq lieuesdu Lusuc, vers le midi. Lesnovia. Lesnovj est con-nu par la victoire que Jean Casimir , Roi de Polo-gne, y remporta l’an i6y i fur les Cosaques 8cles Tar tares , qui y perdirent vingt mille hommes.Maty.

LESQUEMIN. Ile 8c port fameux de l’Amérique, dansle Canada, fur le fleuve S. Laurent.

LESSAY. Exaquense oppidum. Bourg de France enNormandie, au Diocèse de Coutance, vis à vis deVile de Jersey.

-LESSE. Foye\ Laisse.

Les se. si m. Machine dont on se servoit à la guerredans l’Empire Grec. Lejfia. Elle étoit couverte depeaux pour résister au feu, 8c on la fiisoit avanceravec des roues, ou dés poulies, pour fermer quelquepassage.

Lesse. si si Sonnerie des cloches pour les morts. Ce mota cours en quelques endroits de la Province de Cham-pagne. Leste vient de lefius , ou lest u m , gémiííemens,cris, lamentations qu’on fait aux funérailles.

LESSE N, ou LESSINE. Nom d’une petite ville desPays-Bas. Lejfina. Elle est dans le Hainaut, fur laDante, à cinq lieues au couchant de Bruxelles.

LESSIVE, f. f. Prononcez lécive. 'FIT Manière de blan-chir ou de décrasser le linge. Lixivium. Lorsque lelinge est entassé dans un envier, on met par-deiíusunlit de cendres de bois neuf, ou de soude, envelopéesdans un grand drap qui couvre le envier. Ensuite onverse de l’eau chaude sur le linge. Le envier à lefiiveest percé en bas d’un trou , par lequel cette eau s’é-coule. On la reçoit dans un autre vaisseau , on lafait chausser, on la reverse sur les cendres : & l’oncontinue la même opération jusqu a ce que les selscontenus dans les cendres 8c dans la soude, aient etedissous, entraînés par l’eau chaude, 8c déposés furle linge. C’est là ce qu’on appelle couler la lejjive.On conçoit allez que les sels diííous par 1 eau chaude ,8c déposés fur le linge du envier, doivent emporterles taches j les faires disparaître. Foye\ Sel. Voilàpourquoi on emploie les cendres de bois neuf, 8cnon celles de bois flotté, parce que ces dernières necontienhent presque point de sels, qui ont été dissousdans le flottage.

Le jour d’après on lave le linge en grande eau, pouren détacher les sels qui y pourraient être restés, & quicauseraient de grandes démangeaisons fur la peau.On dit faire la lejfive , mettre du linge à la lefiive ,un linge blanc de lejfive.

Ce mot vient de lixivium , qui a été fait de lix ,qui en Latin signifie de Peau. Ménage 8c Vossius.Lixivium lefiive , est un mot pris du Celtique liciou ,ou leifiu. Pezron.

i^FLcs Jardinier? emploient quelquefois l’eau qui fortde la lejfive du linge , à cause des sels dont elle estchargée. lis s’en servent, par exemple, pour arroserJes terres qu’on prépare pour les orangers 8c les citro-

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' niers, ainsi que celles où l’on a semé des choses quidemandent une terre substantielle.

|fiT Lessive se dit aussi d’une eau rendue détersive p-Vla cendre ou par quelque autre matière convenable»On fait une lefiive aux olives pour en ôter l’amer-tume.

fGTDans les Sucreries, on le dit d’une eau p réparée& imprégnée de différentes drogues , dans laquelle onpurifie 8c on rafine le sucre.

En Termes de Chimie, lejfive , est Faction par'laquelle on fait pafler plusieurs fois fur de l’eau chau-de , des cendres de végétaux : ou la chaux des mi-néraux , 8c même des terres qui contiennent quel-ques sels, par le moyen de quoi ces sels se dissol-vent , les eaux s’en imprègnent, & cette eau étant éva-porée ou cuite à sec, laisse au fond le sel dont elleest imprégnée. Ainsi se fait le salpêtre. C’est en géné -ral une dissolution saline, préparée par le moyen dela lixiviation.

On dit proverbialement , à laver la tête d’un âne,on n’y perd que la lejfive ; pour dire, qu’on perd s*peine à instruire un homme bête , stupide, oUopiniâtre. On dit aussi, faire la lejfive du Gascon;pour dire j retourner sa chemise, -quand elle estsale d’un côté.

On dit figurément 8c familièrement qu’un hom-me a fait une étrange lefiive , une furieuse lejfive ,pour dire , qu’il a fait une grande perte au jeu.

LESSIVER. Prononcez léciver , v. a. Blanchir quelquechose par le moyen de la lessive. Lixivio lavare.Foye £ Lessive. ' r ,

'fK?L essiver les aiguilles. C’est, après qu’elles ont etcpolies , les laver dans de l’eau où l’on a fait dissou-dre du savon, pour en ôter le couroi qui s’y étoitattaché pendant le poliment.

LESSIVÉ, ÉE. part. Paílé par la lessive. Lixivio lotus , a,um. Ce qui reste dans le vaisseau étant brûlé en cen-dres , & lejfive donne un sel lixiviel, 8c laisse unpeu de terre insipide. Bomberg. Acai. des Scienc •1701. Mém. p. 1 1y.

LESSOW, & NORTSTRANT. Nom d’une Ile duDanemarck. Lejfioa , Glejfiaria. Elle est dans le Cat-tegat , vis à vis de Feutrée du canal d’Alborg. CetteIle n’a que. quelques villages, & n’est remarquabstque parce qu’eíle est -environnée de bans de siaW ede tous côtés. Maty.

LEST. si m. Prononcez toujours le t final, même devantune consonne. C’est en général ce qui sert à faire en-foncer un vaisseau dans l’eau, à lui donner fa juste PfTsauteur, & un contrepoids pour contrebalancer 1 c ^fort du vent fur les voiles , 8c l’empêcher paf c fmoyen de se renverser. Le/e/Z, pourl’ordinaire, n’ eautre chose que du sable, des cailloux , deboulets de canon &c. mis à fond de cale. SabuA^Le lest de fer a cet avantage, qu’il est plus pesant qu?toute autre matière à volume égal. On l’appelle aU .balast en Flammand , ou quintelage , & en L aD slafiagium , ou lajladium. Le lest: est quelques^ jmoitié, quelquefois le tiers , quelquefois le quartla charge du vaisseau. Les vaifleaux plats de varansont besoin de plus de lest. Les Maîtres desfont obligés de déclarer la quantité de leur lest , ^ ^ ffaire le délestage aux lieux qui font marqués pour ce -II est défendu de décharger le lest dans les Ports ídans les rades, suivant FOrdonnance de la M ar fi ’Liv. y, Tit. 4. 8c la négligence qu’on a eu là-de *a ruine bien des Ports en France , 8c ailleurs. . «lest , c’est le lefl de petits cailloux qu’ou arrange aiment, 8c qui tiennent le fond de cale propre- ^lest , ce font de groiles pierres, ou des quarnf rs . ^canons creves; ce lest est incommode , 8c dimefremuer. Mauvais lest , est celui qui P eUt , f ol n-

comme du sel, ou celui qui peut entrer dans Jes P „n r > ri.1. VieilX i e J L *

pes, 8c les engorger, comme du fable- Vi £tíX

est le lefl qui a fait

.pagne*

un voyage, ou une e arn Y sV ,j.Lefi lave , est le lefl qu’on a lavé après qu if a depour s’en servir encore. Voiles à lest , cC 1 oïlvieilles voiles qu’on étend fous les sabords q° a cU »jJ.embarque, ou qu’on décharge le lest , de P e J