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rc urut une extrême dureté avec la plus grande légé-lete 3 est pourvu par la nature de quatre lunettes d’ap-P r oche 3 pour lhnformer de tout ce qui l’environne.es quatre prétendues cornes font quatre nerfs opri-^ Ues a fur chacun defquels il y a un œil. Lc limaçonP e ut non-feulement alonger Sc diriger comme ilveut ces espèces de lunettes, il peut eycore les tirer,les tourner & les renfermer selon le besoin. Il y aPourtant plusieurs Naturalistes qui prétendent queces quatre grandes cornes ne font que des antennes^ue 1 animal emploie pour sentir les obstacles ; la na-jure qui fa si bien logé & éclairé, lui a donné, aulle « de jambes, deux grandes peaux mufculeufes, qui,en íè déridant, s’alongent , & qui, en ferrant deNouveau leurs plis de devant, fe font suivre de ceuxde derrière, & de tout le bâtiment qui pose deífus.•o 1 égard de la formation du coquillage, M. PlucheEure, après Malpighi, Lewenhoek & M. de Réau-mi u 3 que le limaçon fort de son œuf avec une co-quille toute formée , proportionnée à celle de sonC0l 'ps 8c à la coque de f œuf qui le contenoit. CetteCo quil]e est la base d’une autre qui va toujours ena . u ginentant. La petite coquille, telle qu’elíe est for-Ue de l’œuf , occupe toujours le centre de celle quea uitnal, devenu plus grand, íe forme en ajoutant deu° u veaux tours à la première ; & comme f®n corpslle peut s’alonger que vers f ouverture, ce n est queVei ‘s l’ouvertute que la coquille reçoit de nouveauxac ctoitIèmens. La matière est une liqueur ou unec olle composée de glu & de petits grains pierreuxtte s-fins. Ces matières passent par une multitude deP e tits canaux , Sc arrivent jufqu’aux pores dont la. , Ur face de ce corps est toute criblée. Trouvant touses pores fermés fous f écaille , elles fe détournentVei ’ s les parties du corps qui sortent de la coquille, &ss trouvent à nu : ces particules de fable & de° u transpirent au dehors ; elles s’épai/sistènt en íec °Uant, ou en fe séchant au bord de la coquille : ils er > forme d’abord une simple pellicule , fous la-stuelle il s’en assemble une autre, & fous celle-ci uneJîfoisième , Sc de toutes ces couches réunies, fe*? r me une croûte toute semblable au reste de f écaille.Quand f animal vient à croître, & que lextrémitéae ion corps n est pas suffisamment vêtue, il conti -à suer 8c à bâtir par le même moyen.
Cassez légèrement f écaille de plusieurs limaçons ,Cnlevez-en quelques petites portions, mettez les en-iuite fous des verres avec des herbes & de la terreVous verrez que la partie de leur corps qui étoit àdécouvert, fe couvrira bientôt décaissé comme lesau tres. Cette espèce d ecume qui coule par tous lesP°tcs du limaçon , poussée par un autre qui couleclcíI °us au niveau de f ancienne, fe durcit 8c formeIt'v portion d’un vrai coquillage.
lion glisie quelque pellicule mince entre le corpsj £ e animal & les extrémités de la fracture de la coquil-ai ' C j tte Pellicule empêchera le suc formateur de coulerc dehors, & il s’épaissìra entre la pellicule 8c ler P s de f animal. Preuve bien évidente que f écailleen Uava dl e pas elle-même à fe rétablir. Le suc quiauroit coulé, auroit couvert la pellicule à mesureç e trou fe feroit rempft.ejj. ettc Portion de coquille nouvellement formée,Le s ^ordinaire d’une couleur disserente du reste,stj^dtfférentes nourritures, la bonne ou la mauvaisenir a ^ ! an ' m al, les altérations qui peuvent furve-tJcl]r ! x dissérens cribles de la peau, mille causes par-f t „c 1Crcs 5 peuvent contribuer à varier les teintes àWlest'
dans s e s P^/nmer que la nature, toujours uniformet°us les oporations, forme par le même mechanisme^ff 2 sl COsl j Utlres coquillages de mer 8c des rivières. Lesni acor> S P ar °rstent en quantité après la pluie. Les U-Latin Rappellent auill Escargots , Sc en
len r J.° C ^ ea ' Qoux qui font fans coquille, s’appel-m ax ^Prement limas , ou limaces , & en Latin U-grands a a ^ es ^ ma Ç ons blancs , de noirs, dela L 0 J | dc petits. Ceux des lieux ombrageux sententr e & le limon. Ceux qui font nourris au fo-
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leil, font de bon goût, & s’ils vivent de serpolet,pouliot , origan Sc autres herbes odorantes, ils onrle goût odorant. Les limas de rivières ont une rrès-mauvaiíe senteur. Il y en a qu’on fouit en terre avecune pioche, parce qu’ils s’y cachent en hiver, dontla coquille est blanche & dure, & ils font meilleursque ceux du printemps ou de l eté. Pline dit que lesRomains en étoient si friands, qu’ils les nourrilloienten garennes, ou viviers préparés exprès, Sc qu’ils lesséparaient en différentes espèces, auxquelles ils don-noient divers noms & nourritures, & ils en difeer-noient le goût en les mangeant.
Il y a une eípèce particulière de limaçons qui fonttoujours petits, Sc n’ont jamais qu’environ deux outrois lignes de diamètre. Ils font toujours attroupés,Sc souvent en grande quantité, dans une espace decinq ou six pieds de terrain au plus, & quelquefoisde deux pieds, fur-tout au printems, quand ils com-mencent à paraître. Mais ce qu’ils ont de plus parti-culier , c’est que fur la queue ils portent un morceaude coquille qui y est attaché. Il est plat, de la mêmeépaisseur, ou un peu plus épais que la coquille quisisit leur maison. II est précisément de la même gran-deur Sc de la même figure que l’ouverture de cettecoquille; & quand ils s’y retirent, ils la ferment très-exactement, c’en est comme la porte. Quand ils ram-pent, ils font couchés horifontalement, ou fur laqueue, Sc la coquille porte dessus.
Au Japon, les habitans mangent des limaçons , Scils font fort bons, Atnbajs. des Hollandois au Japon ,P. II. p. 131.
La limace Sc le limaçon appartiennent à deux genresdifferens. Le limaçon est un animal testacée. La li-mace est un reptile qui n’a point de coquille. Mais l’unSc l’autre mangent les plantes Sc désolent les jardins.
On dit en Architecture, qu’un escalier est fait enlimaçon , quand il est fait en forme de vis, dont lesmarches font rangées autour d’un cylindre de pierreou de bois.
Limaçon , fe dit aussi de quelques voûtes Sc de quelquestrompes qui aboutissent en limaçon. Tejludo cochlea-ris.
Limaçon , étoit aussi une forme de bataillon ou esca-dron , disposé en limaçon. Convolutus militum glo-bus. Voyez ceux qui ont écrit fur la Tactique.
Limaçon. Terme d’Horlogerie. C’est un cercle tournéspiralement, & divisé en douze degrés pour régler lescoups de marteau d’une répétition. Le limaçon desquarts est partagé en quatre degrés.
|jCFL imaçon, en Anatomie, coquille ou trompe. C’estla troisième partie du labyrinthe, ou la dernière ca-vité intérieure de l’oreille. On lui a donné le nom delimaçon , à cause de fa ressemblance avec la coquilledans laquelle le limaçon est enfermé. Le son réunidans la première cavité de l’oreille, íe communiqueà la membrane du tambour, Sc de cette membrane,à l’air enfermé dans la caisse ; de-là au labyrinthe, 8cdu labyrinthe au limaçon , où il fe répand enfin furles petites fibres du nerf auditif qui tapissent le fondde cette cavité Poye\ Oreille , Son.
On dit proverbialement d’un homme de néantqui veut paraître au-dessus de fa condition , quec’est un limaçon qui fort de fa coquille, qui com-mence à montrer les cornes.
Limaçon , vient de limax , limacis.
LIMAÇONESQUE, est un adjectif que Loret a for-gé : on le trouve dans ses Lettres en Vers burles-ques à Madame , où il appelle figure limaçonefque ,une figure qui ressemble à un limaçon.
LIMAGNE. Contrée de la Basse-Auvergne , en Fran-ce. Limania. Elle est célébré pour fa fertilité, Scelle peut avoir environ douze lieues le long de l’Al-lier , & à fa gauche. Ses lieux principaux sont Cler-mont, Riom , Montfertand , Issoite , Ztioude, ctc.Maty. Valois, Not. Gall. p. 4 $- P> e Hauteferrecroît que la Limagne a pris son nom du limon ,dont elle est pleine , & qui la rend un pays gras8c fertile. Quelques-uns écrivent ’Limaigne.
Ce mot vient du Latin alimonium , qui veut dite