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bon à tenir en cage, parce qu’il a plus de rapport8c de ressemblance avec les oiseaux de rapine, qu’a-vec ceux de volière , à cause de son bec qui estcrochu , 8c de ses ongles qui font aigus. U ne vit pasnéanmoins de carnage , car il ne mange que des fia-nelles 8c autres gfaines semblables. Ceux qui enveulent nourrir en cage, les doivent prendre niais ,& les élever avec du cœur comme les rossignols. Ilest très bon à manger, 8c fa chair est très-délicate.On les prend avec la rejettoire comme les grives,ou avec le trébucher.
Ij-'Cr LITOTE, f f. Figure de Rhétorique, qu’on appelleauffi Diminution, ou exténuation. Elle est opposée àl’Hyperbole ; & consiste à se servir, par modestieou par égard, d’une expreffion foible , pour réveil-ler ou faire naître l’idée du plus. Quand Chimènedit à Rodrigue , Va, je. ne te hais point, elle faitentendre quelle aime beaucoup. Quand on dit dequelqu'un qu’il n’est pas un sot, on voir allez queces mots font entendre beaucoup plus qu’ils ne ligni-fient dans leur sens propre.
LITRE. f. f. Ceinture funèbre. C’est un droit hono-rifique qu ont les Seigneurs-Patrons Fondateurs, oules Seigneurs Hauts-Justiciers dans les Églises qu ilsont fondées , ou qui font de leur Seigneurie. Zonatejjerarìa funebris . Il consiste à faire peindre lesÉcuíïons de leurs armes íur une bande noire, enforme d’un lé de velours, autour de FEglise, tant.par dedans que par dehors. Le droit de litre est despremiers droits honorifiques. Il est difficile de déter-miner précisément le temps auquel on commençade souffrir.des litres , ou ceintures de deuil dans lesÉglises. M. de Laurière croit que l’uíàge des litresn’cst pas fort ancien, 8c qu’il ne s’est établi quedepuis que les armoiries ont été héréditaires dans lesfamilles : car lorsqu’elles étoient personnelles, 8cqu’elles ne servoient qu’à «distinguer les Chevaliersdans les tournois, il eût été inutile aux familles deles mettre dans les Églises pour se faire connoître,Sc donner une marque de leurs droits à laquelleon n’eiìt pu les reconnoître.
Ce mot de litre , selon Ménage vient de lithra,qui signifie en Grec une couronne , qui est imitéepar ce lé de velours , ou de peinture , qui envi-ronne l’Églife ; ou de lijlra , qui signifie une bande-d’étoffe longue & étroite : 8c il réfute , avec raison,l’opinion de Maréchal, qui, en son Traite desdroits honorifiques, le fait venir de litura. Papias ledérive auffi de litura , fie dicta , quod Uniendo te-ratur. D’autres croient que ce mot litura marquequ on ne les met autour des Églises, ou dune Cha-pelle , que pour effacer les larmes , 8c servir deconsolation aux vivans, par le souvenir du méritedu mort, dont on y représente les armes. De Roie ena traité savamment. Il fait venir litre de lifie , quisignifie une ligne. Quelquefois on met double litre.En la Coutume de Tours, le Seigneur Châtelain adroit de litre , tant dedans que dehors , dans lesÉglises de fa Châtellenie, à moins que son Vallaln’en fût Fondateur ; mais si cette Église est la prin-cipale Paroisse de ía Châtellenie, le Fondateur n'au-ra droit que de mettre des litres en dedans , & le'Châtelain en dehors.
On double les litres pour les Seigneurs Titrés, ouqui ont quelque grande dignité ; Duc, Maréchal deFrance , Prince , Connétable , l’une pour le fief, 8cl’autre pour la dignité. On en met trois pour lesSouverains , pour marquer par la troisième leur droitde Souveraineté. MÉnest. Decorat. Funeb.
sfT Le Fondateur est préféré dans les droits honorifi-ques au Seigneur Châtelain & Haut-Justicier ; ainsiil doit avoir litre tant en dedans qu’en dehorsavant eux, 8c ils ne peuvent faire mettre de litrequ’au-dessous de celle du Patron, à moins que leSeigneur Haut-Justicier, en permettant de bâtir uneÉglise ne se soit expressément réservé les honneursdans l'Église.
Ce droit est personnel & inhérent à la famille duFondateur, & ne passe poipt cum universitate fundi
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en la personne de l’Acquéreur du fonds. Ainsi ceuxqui ont acquis Justice du Roi par engagement, nepeuvent mettre leurs armoiries dans les Églises q uXse trouvent dans lesdites Justices.
LITRON. í. m. Petite mesure ronde de choses ssches,comme graines, pois, sel, farine, &c. Modii dé-cima sexta pars. Il contient la seizième partie dboiíleau de Paris. Un litron de sel, de fèves. 11litron de châtaignes. Par la dernière Ordonnance1669 . le litron de Paris doit être. haut de trois P^Uces 8c demi, fur trois pouces dix lignes de large-On dit auffi demi -litron. Borel le dérive du Grecy.fííÁ : .Tfu, demi-livre. Le demi -litron , la plus petit®de nos mesures manuelles, doit avoir deux poucesdix lignes de haut , fur trois pouces une lignediamètre ; le litron trois pouces & demi de haut,fur trois pouces dix lignes de diamètre. DeMare, Tr. de Police, L. F, T. FUI , c. J »
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LIITÉRAIRE. adj. m. 8c f. Qui appartient aux Letres, ou aux Sciences, Litterarius , a. Ad littera*fcientiafque pertinens. Ce yrot est nouveau , m* 1 ?il est établi. On dit que c'est le P. Bouhours fi ulfit ce mot lorsqu’il donna le titre de nouvelle 5littéraires au dernier article des Mémoires de T f'voux , qui contient ce qu’il y a de nouveau dans I eLettres 8c dans les Sciences. ,
Un Journal Latin , qui s’est fait dans le Np f ^d’Allemagne depuis 1698 . jusqu’en 1708 . s’intitj^loit Nova* Litteraria Maris Baltici. Nouvellestéraires de la mer Baltique. Le Journal Littéralcommença à la Haye en 1713 . Mémoire Litteras 1,En fait de disputes Littéraires , on ne se chagtmguère de ce qui n’offre point de véritables difficulté -P. Souciet. Le monde Littéraire , c’est-à-dire, 1Savans ; ceux qui cultivent les Belles-Lettres.paradoxe révolta le monde littéraire. M. Babin, ^ion entrée dans le monde littéraire, étoit fort P revenu contre la Philosophie de Descartes , alors n°velle. Anonyme dans les Mém. de Trév. On dit d. _le même sens ; Carrière littéraire. On dit auune remarque purement littéraire. Ne pourroitpas faire à l'Auteur un procès, mais de pure critique littéraire ? Mém. de Trév . La gent littera 1prend aisément feu. La gent littéraire n’est pas tojours des plus traitasses.
LITTÉRAL, ALE. adj. Qui est suivant la Lettre,prend au pied de la lettre. Litteralis. L’Écrirure a -
sens littéral, un autre mystique. Cette loi, ce É*
fi-lage , font précis dans leur sens littéral pou rdécision. Les Anthropomorphites gagneront gcause , si l’on refuse toute composition sur£formel & littéral de l’Écriture. IfiF Ondans l’Écriture deux sortes de sens ; un sens Uhistorique, qui résulte de la force des termesles Auteurs Sacrés se sont servis; 8c un ^ en s' c oi :çcque , spirituel 8c figuré , qui est caché fous 1 ^ ^ eSdu sens littéral qui résulte de la force naturetermes. Foye% Sens , 8c Mystique. ^ en
|P“ Le sens littéral fie soudivisc en sens ptopr® fi q U ísens métaphorique. Le littéral propre est ce ^ quiréíulte de la force naturelle des termes, lin a-conserve aux expressions leur signification &ticale. - ffiffilte des
§CP Le littéral métaphorique est celui q ul .termes, non pas pris dans leur fignifica ^relle & grammaticale ; mais selon ce c l u c£ uXsentent & ce qu’ils figurent dans p intention ^ o{ï]ïfí çqui s'en fervent. C’est ainsi que J. C- f 3 g n eaU-Agneau , parce qu’il a toute la douceur d u ^ g r£ queLittéral. Il se dit auffi en parlant de la langu^ Q ppO'telle qu’elle est dans les Auteurs anciens , t | a pssition à la langue Greque , telle qu’on la P- ^ ç c ditla Grece & dans les Iles de ,l’Archip e 'p £jlS _ Leauffi de la langue Arabe dans le rocme ^gffire. ,Grec littéral est fort disterent du Grec f pas lefait bien l'Arabe littéral , mais il 11 en
vulgaire.
On dit dans la conversation;
qu
'un
homme
est
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