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vant, ou un homme de lettres, pour faire part aupublic, ou à la postérité, de ce qu’il a appris, re-cueilli, inventé, ou expérimenté. Liber, codex 3 volu-men. Mais afin que ce travail , cette compositionpuistb porter le nom de livre , il faut quelle loir d as-sez grande étendue pour en laite un volume. Celivre est excellent. Ce livre est plein d érudition.Livre pernicieux. Aimer les livres 8c les Bibliothè-ques, ne conclud rien à l’avantage de la personneque vous m adressez ; on peut les aimer sans juge-ment & fans choix. Bal. On ne va point troublerjncivilement un homme dans la bonne opinion qu ila de son livre. Bal, La constance des hommes estune constance dé Uvre & de Comédie, qui fe lit &se représente; mais il n’y a rien de vrai, rien de natu-rel. Bal. Il est aisé de braver la mort dans un livre,G. G. Il n’est point de plus courte vie que celle d’unmauvais livre. Vaug.
Monsieur * * * connoissoit bien les Uvres. Enayant eu plusieurs de la succession d’un de ses onclesqui étoit Curé, il les vendit à un Prêtre à qui il de-manda le lendemain ce qu’il penfoit de ces Uvres.Monsieur, répondit celui-ci, j’ai pastë la moitié dela nuit à les examiner, & l’autre à me repentir de lesavoir achetés. Ce Prêtre n’avoit pas lu le passage dePline l’ancien, qui avoir coutume de dire, au rap-port de ion neveu, qu’il n’y a si mauvais Uvre où l’onne puille apprendre quelque chose. Dicere solebat ,nullum esse librum tam malum , ut non aliqua parteprodesset. Lib. III. Epist. j.
Mais nous autres faiseurs de livres & d’ écrits,
Du Lecteur dédaigneux honorables Esclaves.
Boa.
C est peu d’être agréable & charmant dans un livre;
II faut encore savoir & converser & vivre.
Id.
On dit quelquefois en bonne part d’un homme quis’exprime heureusement sur toutes fortes de sujets,qu’il parle comme un livre. On le dit plus souventen mauvaise part d’un homme qui parle avec unegrande facilité, mais en termes trop recherchés pourla conversation. Comme les livres ne parlent pascomme on parle en conversation, il ne faut pas aussiparler en conversation comme les Uvres.
On appelle Livres Sacrés 8c Canoniques , ceuxque l’Egliíe admet 8c reconnoît pour faire partie del’Ecriture Sainte. Libri sacri, canonici. Ce font lesUvres qui sont dans le Canon des siintes Ecritures,qui composent le corps des saintes Ecritures, qu’onappelle la Bible. Les livres de l’ancien Testament,les livres du nouveau Testament. Les livres apocry-phes, sont ceux qu’elle rejette.
Ce mot est dérivé du Latin liber , qui étoit le nomque les Latins donnoient à la seconde peau des ar-bres, fur laquelle on écrivoit, & dont on faiíoit en-suite les Uvres. Quoique l’on fît des Uvres d’autrematière que d’écorce d’arbres, on ne laiíla pas de leurdonner toujours le nom de Uvres que l’usage avoirconsacré. Ainsi, comme on le volt dans la vie dei’Empereur Tacite, par Vopiscus, on appela livreséléphantins, des Uvres faits de petites lames d’ivoire,comme l’a cru Turnébe, ou des livres faits d’intestinsd’éléphant, selon la pensée de Scaliger. Les livresdes Grecs 8c des Romains n’étoient que des rouleauxde papier en forme de petite colonne. Les Uvres defigures carrées n’ont presque point ete en usage avantCésar.
Les Livres d’Eglise , sont ceux qui servent à lacélébration du Service divin, comme les Antipho-niers, Missels , Graduels , Rituels, Proceffionels ,&c. On appelle • particulièrement Livre d'EgUse ,celui qui sert aux Paroissiens pour reciter ì’Omcequi se chante à l’Eglisc.
Il y avoit autrefois , comme aujourd’hui, plu-sieurs Livres Ecclésiastiques : on nommoit Sacra-meutaire, celui qui contenoit les prières que le
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Prêtre devoir dire eu l’administration des Sacre--as, & principalement en la célébration du laint
mens,
Sacrifice ; tout ce qui sc devoir chanter, étoit mar-qué dans un autre volume, nommé Antiphonier.Les Leçonsétoient comprises dans un autre volume,nommé Leétionnaire ; Sc celui qui comprenoit leEvangiles , s’appeloìt Evangéliaire , ou Evange-listaire. Les Pseaumes étoient à part dans le 1tier ; 8c pour montrer les règles que l’on devoirobserver dans la pratique , 8c que nous nommerionsRubriques , il y avoir un autre volume nommeOrdre. Les Grecs ont encore ainsi plusieurs Livresséparés, pour les différentes parties de l’Office. Nousavons aussi des Pseautiers , des Antiphoniers, deMiílels, des Bréviaires , des Pontificaux, des Mtuels, des Proceffionaux, 8c des Ordres ; ou L' 1 'rectoires , pour réciter l’Office, & pour dire i*• Messe. ,
Livre noir. Nom qu’on donne aux livres de rss-cromantie , de Magie , de Sortilèges. Liber niger -Livre de Paix. Terme de Liturgie. Liber pacis. G’Çj.le livre qu on donne à baiser à la Messe. Dans l’Egln eGreque il y a un livre qui sert à l’Office divin, sjïl’appelle Livre de Musique , liber mustcalis. G»un livre qui contient des Pseaumes, des TropaiseS ’8c d’autres prières semblables qu son a coutume d echanter à l’Office. Ce Uvre est noté selon l’ufë cdes Grecs. Livre des Liturgies, Liturgiarum liber*autre Uvre d’Eglise : chez les Grecs, il ne contie lltpoint toutes les Liturgies , mais quatre sculem £1 ^qui sont en uíàge aujourd’hui dansl’Eglife Grequs' savoir, la Liturgie de Saint Basile ; la Liturgie dSaint Jean Chrysostôme, celle qu’on appelle d £Présanclifiés , & celle de Saint Jacques
qui n’est en usage que dans l’Eglife de Jérissab 1 ^seulement une sois l’an. Livre des Leçons , LecU°nés , est encore un Livre d’Eglise chez les Gre £S 'Voye\ Leçons. ;
Livres Spirituels , sont particulièrement ceux ss 1traitent de la vie spirituelle, ou chrétienne , 8cses exercices, qui expliquent 8c apprennent la 111:1nière de les faire , leurs usages , leurs pratiqU £S ’ceux qui fervent à la contemplation , à la médita-tion , & généralement tous ceux qui excitent adévotion, comme ceux de Saint François de Sase 5 ’de Sainte Thérèse , de Grenade , de Rodrigue?.
Les Uvres prophanes , sont des Uvres d’Aut £l! j^qui ne parlent point des choses qui regardent fReligion. Les Uvres censures , font des livresretiques, ou contre les bonnes mœurs, qui ont ^condamnés & défendus par les Supérieurs Ecclen-tiques. Les livres mis à l’indice.
Livre de Bibuothìque , est un livre fs? qu’on .lit point de fuite, mais qu’on consulte àqu’on en a besoin, comme un Dictionnaire, fune Bibliothèque , on arrange ordinairement If? •vres suivant l’ordre des matières. Les Livres d f sturc Sainte , les Livres des Saints Pères, les -f' nde Théologie , de Philosophie, de Mathématiss 1de Grammaire, de Langues, d’LIistoire , 8’c. ^
Livre de Musique , c’est dans l’uíàge ordinalr £livre où il y a des airs , des chansons pour apP ie S)à chanter. On appelle aussi, Inftrumens deles Dictionnaires , les Commentateurs ou Rf-dont on fait un pareil usage. Les livres cn afll issont ceux qui ne sont point reliés. Les livres m ^cscrits , ceux qui ne sont pas imprimés. Le$ ls ,anonymes , sont ceux qui n’ont point de nom dOn distingue aussi les livres par leur taille » cvant que leurs feuilles sont pliées & rephee ’folio , in-p° , in-S° , in -12 , in-id, in- 2 4 • ^ ^ oùlieurs se fervent de plusieurs façons de P ai c %pï l ‘le mot de Uvre entre , & que l’on trouve £ ,quées en leur place. Ils disent, Etendre unaílembler un Uvre , plier , battre , coudre^ni^ ^Grequer un Uvre , fouettes un Uvre, s c ^ el nin’livre , passer un livre en carton, en P a ^ j-ysi-en veau. Coller, prester, rogner , jatp e:L j £?rel -, I e
íe noliG
Tranchesiler un livre, le marbrer