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ìes fous de telle manière, qu’il s’cn trotivoit vingt àla livre de poids ; cn lotte qu’on íìt une livre de•compte composee de pareil nombre de pièces. Ainlìdepuis ce tems-là, quand il est parlé de livres , cela sedoit entendre de la livre de compte, composée devingt sous j à moins que le mot de poids ou de lamatière n’y loir ajouté. Le Blanc.
Il n’y a peut-être point de mots François où la bi-zarrerie de notre Langue paroisse davantage, que dansLemploi de francs , ou de livres. Ils font purementsynonymes, & ont cependant un usage très-distérent.On dit j j’ai trente mille livres de rente, 8c ce se toitmal parler que de dire, j’ai trente mille francs derente : on ne met jamais francs avec mille & rente.On ne dit point, cela m’a coûté une livre , deux li-vres j trois livres j cinq livres , ni il me doit cent li-vres. Mais quand la somme passe cent , il semblequ’on uíe indifféremment de l’un 8c de l’autre : jl medoit deux cens Uvres ou deux cens francs. Il n’y aque l’ufage qui puisse apprendre l’usage capricieux deces deux termes. Bouh. Voici pourtant quelques rè-gles qu’on doit observer : i°. En chiffrant, ou encomptant avec des jetons, on peut dire une livre 3deux livres, trois livres , &c. Mais dans le diíeoursordinaire, on dit plutôt vingt fous, quarante fous,un écu, quatre francs, cent fous, íìx francs, &c. Ilen faut excepter quelques nombres rompus ; car ondit plutôt quarante-trois livres que quarante-troisfrancs, deux mille cinquante-fix Uvres, que deuxmille cinquante hx francs. 2°. II faut fe servir du motde livre toutes les fois qu’on y doit ajouter un nombrede fous ; ainsi on dit, trois Uvres cinq fous, 8c nonpas trois francs cinq lotis. 3 0 . On fe sert du mot deUvres toutes les fois que le mot de rente fuit. Troislivres , dix Uvres de rente. L’Acad.
En Angleterre, les Uvres sterlings valent environvingt-deux Uvres de France. Autrefois la Uvre ster-ling étoit une Uvre de vingt deniers : sterling, en cestems-là , vouloir dire denier. La Uvre Parilis vautvingt-cinq fous. Elle augmente du quart en fus lesUvres tournois. La Uvre Bourdelois ne vaut que de-mi Uvre Parisis. La Uvre tournois étoit de vingt fous.La Uvre Bretonne étoit plus forte de cinq íous 8cplus ; en forte que dix Uvres tournois ne valoient quehuit Uvres six íous huit deniers de Bretagne. Lobi-neau. Gloff. de THist. de Bretagne. Je trouve dansla même Histoire, T. II. p. 324 , des livres Angevi-nes; mais je ne trouve point ce qu’elles valoient. Jene fais s’il y avoir autrefois deux fortçs de livres tour-nois, les grandes & les petites; ce qui est certain,c’est que dans les lettres d érection de l’Ordre desFous, il est parlé d’une amende de trois grandes Uvres jtournois. Voys\ ces lettres dans Schoonebeck, Hijl.des Ordres militaires , T. II. p. 22 g, 8c dans le P.Héiyot, T. VIII. c. 40. L’Arithmétique apprend àcalculer les livres , les fous Le les deniers, à réduireles fous en livres , & les Uvres en fous. Une tonned’or est estimée cent mille Uvres en Hollande. Unmillion de Uvres , c’est le tiers d’un million d’or, oud’un million d’écus.
Plaise au Roi me donner cent livres,
Pour des livres & pour des vivres :
De Uvres je me pajj'erois,
Mais de vivres je ne faurois. Marot.
On dit au Palais, que les Créanciers feront payés,au fou la Uvre , au marc la Uvre, quand ils íont collo-ques à proportion de leur dû fur des effets mobiliaires,ce qu’on appelle par contribution , ou lorfqu’en ma-tière hypothécaire,.ils font en concurrence, ou éga-lité de privilège, 8c qu’il y a manque de fonds, ouencore lorfqu’en matière de banqueroute, ou de dé-confiture , il faut qu’ils souffrent & partagent la pertetotale, chacun en particulier, auffi à proportion deIon dû.
En termes de Marine, on dit Uvre à Uvre , au lieude dire, au fou la livre ; c’est-à-dire , que chacun
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de
participe au gain , ou à la perte, à proportionce qu’il a contribué à la dépense. •
Les Romains avoient auffi une espèce de monnqu’ils appeloient libra , ou libella , qui fajl olt ^dixième partie du denier, à cause quelle va j 01t u j„as, qui au commencement pefoit une livre ue ^vie; & Scaliger ajoute qu’ils fe fervoient au 1mot de Uvre pour une monnoie de compte- 1non erat nummus , fed collectio nummorum. HaDroit Romain , il y a des Loix qui règlent st ueUvre d’or fera de soixante 8 C douze fous ; & f 1 1d’argent de cinq fous. t
L’origine de ce mot vient de ce qu’anciennem ^chez les François la livre étoit un poids fur lestils régloient la taille de leur monnoie, 8 ctaille fut arrêtée de vingt fous à la Uvre, Ensuite £devint Uvre de compte ; de forte que tout ce stvaloit 20 fous , étoit nommé Uvre. Dès lede Charlemagne , les marchés & les contrats- 0été faits fur le pied de cette monnoie imaginas?quoique les íous aient changé de poids 8 c d al°JDepuis on fabriqua des pièces d’or qui valoientfous, 8 c fous Henri III. en 1375. des espèces d al ^gent de pareille valeur. L’un & l’autre furent n°ssmés francs, 8c ainsi cette monnoie imaginairevint réelle. , s
Plusieurs personnes célèbres ont cru que les U vd’or, dont il est íi souvent parlé dans les titres, 11toient pas des livres de poids, mais une monn
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d or qu’on apeíoit une livre d or, parce qu em-loir 20 fous ; c’est à dire, une Uvre, commele Roi Jean on appela franc d’or , une monnd’or, à cause qu’elle valoit 20 fous, ou une *que nous appelons auffi un franc , parce que cfaçon de compter par Uvres de 20 íous , doitorigine aux François. Deux raisons me font rejet _cette opinion. La première, c’est qu’il est í° u ^parlé de ces livres d’or fous lâ première R^cc tforte qu’on ne fauroit l’entendre d’une monod’or valant une Uvre , ou 20 íous, puisque la Ude compte , composée de 20 fous , n’a ete induite que fous le commencement de la seconde R aSecondement, la manière dont les amendes à ^d’or font conçues , fait assez voir que ce fontUvres de poids. Le Blanc , p. 160. où pour P l °^ver ceci , il rapporte plusieurs titres, ou T^spondo font synonymes, & ne peuvent signifier st'-i j eUvre de poids. Une Ordonnance de Charl eS ^Chauve pour les monnoies , faite au Pariem^ 11 ePiste le 7 des Calendes de Juillet de l’an 8 y 4 - P ^que la livre d’or ne vaudra que 12 livres d af»fin. j lvfí
Livre de terre. Terme de Coutumes. C’est un £ tde rente en terre, ou autant de terre qu’ilpour faire une livre de rente. s g râ -
Livre , est auffi une mesure du poids des c , jieiix»ves , qu’on pèse, qui est différente selon y aI1 gue~Libra. Celle d’Avignon, de Provence & d £ ^ , ydoc , est de 13 onces. La Uvre de Lyon el fr aU de,onces. La livre de Paris , 8c la livre ^ al J 6 0 n-dans une grande partie de la France, est “ e slCe e stces, celle de Médecine est de 12. Chaque 0 £ cl idivisée en huit dragmes, ou gros; la dl QU dé-truis scrupules, ou deniers ; le ícrupuVarats. D enier, en 24 grains, & le grain en M J grain s -íorte que la Uvre de Paris contient 9 11 ^ 0 (es à
Dans bien des endroits, on vend toutes ^ p 0 ifla Uvre, juíqu’au bois , charbon , aU ^'Vnuetson , comme à Lyon. Les balles de mou1 st cte rie
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vent être de vingt à la Uvre. Les canons u s .
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l Z re !d & l’assúr?m reina ; r ^ milliers, ou - jP tzdie po Uv r- . ranr - On a mis six quintaux de°o Uvres. £ e „ R i°ucr ce fourneau , c’ctt-à-dire,ì. ' ct une Uvr# ° ma ì ns soient- une livre ponde-lVre de bled rn „, aiei ^ u ' a l e pour les longueurs. Laf 7 60 grains n UcnCj Vivant le Père Mer senne,divif lQn 1 , outeToue a fait de belles Tablesà lí vre Romaine , & du rapport