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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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le Roi aux fêtes de Noël, fît présent aux Seigneursqui étoient à ía cour, de certaines capes , ou caía-ques, dont ils fe revêtoient fur le champ. C’est fansdoute ce qui dans des anciens comptes de la Mai-son du Roi, qu’on volt à la Chambre des Com-ptes de Paris j est appelé du noin de livrées, parceque 1 e Roi domîoit ou livroit lui-même ces habits.P. Daniel, Hijì. de France , T. //, p. 71. Cha-que Cour plenière que tenoit autrefois le Roi, illui falloit habiller ses Officiers, ceux de la Reine6c des Princes. Ces habits s’appeloient livrées , parcequ’on les leur livroit aux dépens du Roi. Le Gendre ,Mœurs des Franc. p. 179, 1S0.

On appelle encore dans la Maison du Roi, gran-des & petites livrées , des droits qui íont payés àde certains Officiers , comme les Maîtres d’Hôteldu Roi par les Trésoriers de la Chambre aux de-niers, & cela outre 6c par-delîus leurs gages.

Ce mot vient de liberata , ou liberatio , qu’on-adit dans la balle Latinité en la même signification.

II y en a qui disent qu’en Bretagne on appellelivrée un appât avec lequel on prend du poiííòn.Ffca medicata.

Livrée de terre. Terme de Coutume. Les livrées de ter-re , font tant de livres de rente. Soixante livrées de ter-re , íoixante livres de rente. Lobineau , Giojs. C’est-à-dire , une terre rapportant soixante livres de rente.Voye £ l’Histoire de Bretagne , T. II , p. 44.0. Lalivrée de terre étoit un fonds produisant une livrede rente , ce qui sc confirme par d anciens actesde l’Abbaye de Remiremont , où il paroît qu’aucommencement du XV e siècle en 1402. les fillesqui entroient dans cette Abbaye renonçoient auprofit de leurs autres frères & sœurs , à tous les biens6c héritages quelconques , qui pourroient leurécheoir, à la réserve de quinze livrées de terre devingt gros par livrée pour chacune d’elles pendantleur vie. Voye\ íe P. Hélyot, T. VI^ C. ji. Legros étoit un íou. Voye% Gros. Voye £ ci-dellusLivre de terre.

LIVRER, v. a. Donner, mettre entre les mains dequelqu’un, en fa possession, en son pouvoir. Tra-dere , dare ^prtíbere. On lui a livré les clefs de l’ap-partement qu’il a loué. Livrer une place aux enne-mis. Ablanc. Quand un Marchand a livré íà mar-chandise , il ne la reprend point. Livrer du pain demunition aux troupes.

Ce mot vient du Latin liberare , qui signifioitquelquefois donner , comme prouve Du Cange,qui dit auísi que deliberare signifioit in manus tra-dere. Les Bollandistes ont remarqué la même chose»Âpril. T. I, p. 281. Ils ajoutent que ce mot ap aile de France en Angleterre, où î’on dit déli-vrer , & dans les Pays-Bas , où l’on dit leveren aumême sens.

HêT Livrer , fe dit auffi parmi les Artisans en par-lant des choses qu’ils ont promis de faire, 6c desouvrages qu’il mettent entre les mains de quel-qu’un , selon les conventions faites avec lui. Li-vrer un ouvrage pour un certain prix j le livrerfait 6c parfait. On doit me livrer tel ouvrage dans.un tel temps.

Livrer , signifie auffi Abandonner, relâcher. Dimit-tere. Pilate livra Jésus-Christ aux Juifs pour lefaire mourir. On a tiré ce scélérat d’un asile, 6c onl’a livré à la Justice.

fCT On dit dans le même sens livrer au bras séculier,renvoyer à la Jurifdiction séculière , en parlantd’un Ecclésiastique qui a mérité peine afflictive, àlaquelle il ne peut être condamné par le Juge Ecclé-siastique , qui le renvoie pour cela au Juge Laie.

KTF En terme de Guerre on dit, livrer un assaut. V ay.Assaut. Iàvrer bataille , donner bataille. Com-mittere.

On dit auffi dans un sens figuré, Livrer bataille ,livrer astaut, livrer combat pour quelqu’un, pourdire , íoutenir fortement fes intérêts auprès d’unautre.

Livrer , fe dit auffi au jeu de Dez, Livrer chance ;

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de-

c’est amener un certain nombre de points, qmvient la chance de celui contre qui on joue. .

Livrer , fe dit figurément en choses morales, 6c ugntfie , Abandonner , sc laitier aller à quelque cho e *Dimittere , committere , relinquere. Ne livre\ P 01vos secrets à des imprudens. M. Sc. Il semble quepar un sévère jugement de Dieu, les Grandsmonde ne soient tirés du néant que pour être ] ivrc ^à l’orgueil. Fléch. Le Roi étoit livré à l’avarice ^à la volupté. FÉn. Nous livrons nos cœurs aux valnés douceurs d’une vie molle 6c oisive. FrÉc»-solitude me livre tout entière à l’amour. L. P oilT jFaut-il que vous livrie £ tant de beautés à lade la douleur ? Malh. Être livré , fe livrer a Dmalheur, à fa mauvaise fortune , à la fureur deennemis, à l’envie , à toutes les pallions , a 1 ^imprudence , &c. jjjCF Livrer une ville au pillagela lurcur du soldat. Urbem diripiendam militibus f®mittere. On l’emploie souvent avec le pronom perl°nel. Se livrer à l’amour. Dare se , tradere , dede /Ce mot se dit souvent dans la conversation f alTl1Hère, pour Garantir , assurer. Spondere , ajft rese .'Je vous livre cette femme-là mariée avant qu’il 1°un an. Si cet homme continue à vivre comme il y 1 ’je vous le livre ruiné dans deux ans. On dit auffi,vous livre un tel chez vous avant midi, à une c£ ^heure, pour dire, je vous assure, je vous rep° nqu’il ira chez vous à Pheure qu’il faudra, v ° ■avez befoin de cet homme dans une telle assah' e ’ *vous le livre , pour dire, je vous réponds qu’il v otI Jservira. ,

On dit proverbialement, tel vend qui ne Uvre p 3pour dire qu’on ne réuílìt pas toujours dans les usures que l’on prend pour tromper quelqu’un. , tLivrer. Terme de billard. Mettre une bille en e j^d’être faite. Je fui? toujours livré. Je n’ai pas v ° ltâcher cette bille , de peur de me livrer.fk? En termes de Chaste, livrer le cerf aux ehief >c’est mettre les chiens après le cerf.

LIVRÉ, ÉE.part. Traditus , datus.

LIVRET, f. m. diminutif. Petit livre. Libellus.

Les Maîtres Écrivains appellent auffi Livret ce ss ieles Mathématiciens appellent la Table de PythusAbacus Pythagora. C’est une Carte où sont co |ltenues les multiplications des nombres simples, ^par l autre jusqu’à dix. C’est-à-dire, tous les prodgpossibles des neuf premiers chiffres. Cette t^ 1lm aux multiplications des sommes qui sontgrosles. \

LrvRET. C’est encore le nom d’un petit livre ^Feuillets font rouges, où les Battcursd’or mettent Ror en feuille. L’or battu se vend par livrets. ..

Livret, ou Livre. A la Bassette, au Ph & Âce íont les treize cartes différentes qu’on d 00 *chacun des pontes. n

LIVRON. Nom d’un bourg du Duché de Val & a Xen Dauphine. Libero , Libronium. Il est P l£S r ttl,Diome, environ à quatre lieues au-deslous d u Coc a une du Rhône. Maty.

LIVRY. Nom d’un village avec Abbaye. t^ r ' l<xcW zLibenacum. II est dans l’Ile de France , e» vir0 °deux lieues de Paris, vers le levant. Matt-II y a encore Livry fur la Vêle, en Cha&PLiberiacum ad V ululam , entre Louvercy &baux. Hadr. Valef. Not. Gall. p. 603 -, . rf1 £s tLa Forêt de Livry , en Latin Sylva Ilb e s a j/Mr.autrement la Forêt de Bondis , Bongeienfi^-

t t w °\j j Not ’ Gall. p. 264. . e n

LIW. Nom d’une petite ville de la M aZ ffrhâ'o ogne. Liva. Elle est capitale d’une f - ] 3

tellemes du Palatinat de Czersíco, 6c fîtuee ^nviere de Liwier , à dix-fept lieues de l a v s \ czeisico , & à vingt de celle de Warsovie ,levant. Maty. , nS ]e

lÉ-í LIUXUN. Nom d’une ville de la Chine ,Gunnan. . ^ all s

0CFLIUYANG. Nom d’une ville de la Csof? jq £sl g-la province de Huynang , au départementcheu.