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Redisantes, ou qui déchirent impitoyablement lesa utres. Les hommes íont des loups les uns auxaut tes. Homo homini lupus.
Puisqu entre vous , humains , vous vive% cn vraisloups.
O/r ne me reverra de ma vie avec vous. Moi.
Lo
Up 3 en Chirurgiequi vient aux jambes -
est une espèce de maladie- - au.v jaiuuvs, ulcère .chancreux qui ronge& consume les chairs voisines. Carcinoma , cancer*Jf Ur um.
^ Loup j en Chimie, est un des noms qu’on donnea j antimoine, parce qu’il divise & dissout tous lesRétaux avec lesquels on le fait fondre , exceptét *°r & J’argent.
Lo R>, est auíiì une espèce de masque de velours noir,Re les femmes ont porté pendant quelque tempsPour se préserver du hâle. Il n’étoit point attaché ,& elles le tenoient avec un bouton dans la bou-c he. II pendoit depuis le front jusques fous le men-c °u , à la différence des masqués carrés qu’elles por-to ient auparavant. Elles lui ont donné ce nom ,» Parce que d’abord il faisoit peur aux petits enfans.° Up , ou la Panthère. Terme d'Astronomie. Constel-lation méridionale. On l’appelle auíli bête du cen-taure, parce que le centaure la traverse. Lupus. CetteConstellation est composée de 19 étoiles : deux deJ? troisième grandeur , onze de la quatrième, &j hx de la cinquième.
áRvp , s e Jit proverbialement en ces phrases. Il est dé-Çrié comme le loup blanc. On dit que la faim chasteR loup hors du bois, pour dire , que la néceíîîtécontraint les gens à travailler , ou à mendier. Villonà en son Testament , nécessité frit gens mépren-ne , & fait saillir le loup du bois. On dit qu’onRet les gens à la gueule du loup , pour dire , qu’onRs expose à des périls évidens. On dit, qui se saitbrebis, ìcloup le mange , pour dire, que quand onest trop facile j ou patient , on est sujet à être pillé,° u insulté.. On dit ironiquement, qu’une chose estsacrée, comme la patte d’un loup. On dit d’un hom-Re enrhumé, qu’il a vu le loup : ou plutôt on de-Vroit dire, que le loup l’a vu le premier , suivantce mot des Bucoliques de Virgile pLupi Mcerim vi-derepriores. C’est une erreur populaire fondée sur unparage de Pline ; mais ce passage de Virgile fait voirque serrent est plus ancienne que Pline. On le dit ausside celui qui a vu le monde, qui est aguerri & expé-rimente. On dit encore , que des gens vont queue àqueue comme les loups, quand ils s’entresuivent,quand ils arrivent l’un après l’autre. Car on dit quequand la louve est en chaleur , il y a une grandeRamee de loups qui la suivent queue à queue , com-Rc dit Phoebus de Foix en son livre de la Chasse.~R dit encore , qui parle du loup en volt la queue ,lu Pus in fabula , quand quelqu’un arrive dans unecompagnie dans le temps qu’on parloit de lui. OnR c aussi , Marcher à pas de loup , pour dire, dou-cement , & pour surprendre quelqu’un. On ditaussi j Ent re chien 8c loup , quand il fait obscur,R temps qu’on ne peut discerner si c’est un chienR un loup. Entre chien & loup ; cette expressione st ancienne en France, elle se trouve dans Mar-Rlfe. Infra horam vespertinam , dit il, inter canem^ lu pum, 8cc. On dit qu’on a couru un hommeRRme un loup gris, pour dire, qu’il a été vive-e R poursuivi. On dit qu’on tient le loup par lesRcilies, quand on est embarrassé dans une affairepRcusc , où l’on envisage du péril de tous cô-est' Aunhus teneo lupum. Ter. On dit que la lunep a couvert des loups , quelle est en sûreté. Ceaussi Cl ^ C Rem du Latin, Luna tuta à lupis. On dit0j ^ 1 > Donner les brebis à garder au lóup , comme, Au plus larron la bourse , pour dire ,v e . ttl ' e une chose en une main infidèle. Ce pro-■pjbe est encore tiré du Latin , & se trouve danserence. On dit aussi, qu’il faut hurler avec 1 os. loups,°R' dire, q U ql f aut s’accommoder à l’humeur deTorne V.
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ceux avec qui on a à vivre. On dit encore, que laguerre est bien forte, quand les loups se mangentl’un l’autre , ou que les loups des bois ne s’entre-mangent pas, pour dire , que les gens d’une mêmeprofession s’entresoulagent : ce qui se dit des Au-teurs ou des gens de même profession, lorsqu’ilsse déchirent, ou qu’ils plaident les uns contre lesautres. On dit en Chirurgie , qu’on enferme le loupdans la bergerie , quand on saisie refermer une plaiefans lavoir bien fait suppurer, pour empêcher qu’il nes’y forme un sac qui obligeroit à la rouvrir. On ditaussi, le loup mourra dans fa peau , pour dire , qu’ilarrive rarement qu un méchant homme s’amende.On dit aussi, A brebis comptées , le loup les mange,pour dire, que quelque foin que l’on ait de garderce qu’on a , & d’en savoir le compte , on ne saisiepas quelquefois d’être volé. On dit aussi qu’un hom-me est connu comme le loup , pour dire, qu’il estextrêmement connu , & cela ne se dit, que d unhomme de qui on peut se donner liberté de dire cequ’on en pense. On dit aussi savoir la patenôtre duloup, pour dire , savoir de certaines paroles magi-ques pour empêcher que le loup n’étrangle les bre-bis. On appelle une femme débauchée, une louve.On dit : Qui fiuroit les coups , on prendroit lesloups , pour dire , Que si l’on savoir deviner , onferoit de belles choses & de beaux profits.
Quiconque ejl loup , agisse en loup :
C’ejl le plus certain de beaucoup . La Font.
Danser le branle du loup , est un proverbe qui nese trouve point dans nos Dictionnaires. En voicil’explication. Cosme. Tu parles haut, comme si j’é-tois sourd Simpucien. Par-là vous pouvez connoïtreque je ne danse pas le branle du loup , la queueentre les jambes, c’est à dire, que je n’ai point depeur. Cosme. Il est vrai que 1 z loup étant un animalcruel 8c lâche , porte ordinairement la queue entreles jambes, qui est un signe de fa lâcheté 8c de mau-vaise nature , aussi - bien que de celle du chien ,duquel un Poète a dit que les chiens de mauvaiserace replient leur queue sous le ventre.
Degenereflque canes caudamsub ventre reflectunt.
Foyei CHIEN.
On disoit anciennement, leu , 8c on le dit encoreen Picardie. Il en reste des marques dans un jeu depetits enfuis appelé, à la queue leu, leu-, ôc dansle nom de Saint Leu & Saint Gilles. Sancli LupiôcFEgidii.
On disoit aussi autrefois loin , pour signifier lamême choie. L’Abbaye de Ville-Loin est appeléeVdla-Lupa. La rivière de Loin , ad Lupam.
Isles aux Loups marins. Il y a fur la côte de l'A-cadie, dans la nouvelle France , des îlles qu’on ap-pelle lesîíles des Loups marins , parce que les loupsmarins vont là faire leurs petits. Ils y viennent pourmettre bas vers le mois de Février , montent fur lesrochers, & se mettent autour des îles, où ils fontleurs petits , qui font en naissant plus gros que leplus gros porc que l’on voie, 8c plus longs. Ils nedemeurent à terre que peu de temps, âpres quoileurs père & mère les emmènent à la mer ; ils re-viennent quelquefois à terre ou fur des rochers, oùla mère les fait téter. La peche s en fait au mois deFévrier, lorsque les petits y íont: on va tout autourdes îles avec de forts bâtons, les pere & mère fuientà la mer , 8c 011 arrete les petits qui tâchent desuivre , en leur donnant un coup de bâton sur le nez ,dont ils meurent. L’on va le plus vîte que l’on peut,car les pere & mete étant à la mer, font un grandbruit, qui donnant l’alarme par-rout, les fait tousfuir,- mais il se sauve peu de petits : on ne leur endonne pas le temps. II y a des journées que l’on entue jusqu à six , sept , & huit cens.^ Ce íont les pe-tits qui font les plus gras, car les père & mère íontmaigres. L’hyver il faut bien trois ou quatre petits
N nain
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