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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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LUC

ItlîUn ®* Lucina. C’étoir la déeíle qtii présidoit aux ac-^uchetncns des femmes, & à la naiflance des en-,- ns ' Tantôt c’est Diane , & tantôt Junon , mais pluslavent Junon. On la nommé auílì Lucétie , Sc onj ^Ppelle ainsi , auffi bien que Lucine , du mot lux ,Ur njere, patce que c’est elle qui donne le jour, lalT1 iere auxenfans ; ou bien de lucus , un bois, parce^ fonTempleétoit dans un bois.Ces étymologies sontOvide, Fajl. L. //, v. 449, & 45 1 - Les fem-invoquoient Lucine , dans le travail d’enfans,C , 0lll| ne on le roi t dans Térence, Andrìâ , Aii. III.

I,v. 1 j. 8c Adelph. Act III , Scen. IF. v.f 7, ft? Elle présidoit aux Bois, & son nom venoitLucus Bois. Mais une petite équivoque, je veuxI lr Cj le rapport du mot Lucina avec celui de lux ,À invoquer dans les couches, comme si elle sewélée de faire arriver les enfans à la lumière,ainsi que nous invoquons S. Clair pour les“'aladies des yeux , S. Aurelien pour les maux d’o-e dles. On la nommoit encore Ilithye , Zigia , Opi-Térence la nomme Juno Lucina. Une ancienne. Cs iption antique dans Cru ter, P. LXI. Diana Lu-Clr - a invicta. Le culte de Lucine avoir paíle des Grecsailx Romains. C’étoit la Lune qu’ils honoraient fousJ" 6 Hom, parce qu’elle contribue à la génération de,° Us les Êtres d’ici-bas. Lucine portoit une couronnee dictamne, parce qu’on étoit persuadé autrefois^ Ue cette herbe facilitoit l’enfantement aux sem-* llc U & avoir la propriété de les faire délivrer heu-j 5 u fement de leur fruit. Il y a dans le cabinet du P.lr ker une figure de Lucine. Voy. auffi Voffius, det/^ot. L. LI , c. 26.

ì si si C’est le nom d’une espcce de poire,P °>i nomme autrement citron , ou citron vert. Voy.

ì -UrTXT ON '

a ^NlENNE. adj. f. Terme de Mythologie. Junonj Qlt un autel à Rome sous ce nom, qui paraît êtree sterne que Lucine. On dit que les cendres quiy r estoient du sacrifice demeuraient immobiles, quel-jjìss vent qu’il fît.

U( ~IUS. si m. C’est un prénom Romain qu’il faut* ete nir en notre Langue dans fa forme Latine. Lucius.°Ur le féminin, on dit Lucia , & Lucie. Au mas-p 1 , 111 > on dit quelquefois Luce , comme Luce Au-e e Vère, mais il n’y a guère qu’en parlant de cetrnpereur, que l’on donne à ce nom cette forme> U'ançtúse.

^{JCKO. Fay ei Lusuc.

CO. Bourg du Royaume de Naples, situé près duord occidental du lac de Célano , en la Brusse^lterieure. Lucus. Quelques Géographes le prennentPour le heu du Latium , que Bon nommoit ancien-Capitulum , ou Capitolias. Maty.jLIORIE , ou LOCOMORIE. Nom d’un paysp a ^ Tartarie Moscovite. Lucomoria. Sanson dansî.^nde Carte de la Moscovie , le place au-delà de> 2u midi oriental de la Sibérie ; mais M. der e ^ Ên le met autour de l’Oby , vers son embouchu-ss ^ nord de la Sibérie. Maty. Les montagnesi.{]r>p- Uc °morie font au midi de cette Province.

Lu ^ORIEN, ENNE. si m. & si Habitant de laW Co m°rie. Lucomerianus , a. Les Lucomoriens ha-LUçv^ s°us des tentes de bois , ou des baraques,pal betite ville fans murailles ; mais Épisco-d an C | & suffragante de Bourdeaux. Lucio. Elle est^ w e Poitou , en France , à deux lieues de la mer,J eai *5 de Maillerais , & de la Rochelle. Le Papey x,. ^DCII. divisa en trois le Diocèse de Poitiers ,Ie^ ® eanr en Évêchés les deux Abbayes de Mail-ay a ,‘* ^ ,de Lucon. Celle de Luc on étoit ancienne ,Ell e r tCe ruinée par les Normands, vers l’an 877.Jean y^ff^ablie avant 1040. mais on ne fait par qui.Bull» j érigea ces deux Évêchés par une mêmet kt d’Août, 1317. Long. 16.d. 19. 16",

SA •'■F

dai ls 1 ou Lusson. Nom d un ville qu’on trouveou c j e «Cartes, fur la côte occidentale de Lucon ,que f qí'dbe ; mais on c toit qu’elle est la mêmea ville de Manille. F. Lussonia, ville & île.

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LUÇONNOÍS. Territoire de Lucon. Lucinìonenjisager , ou joagus. Hadr. Valois écrit Lussonnois ScLusson.

LUCQUE. si f. Terme de Fleuriste. Tulipe panachéede gris de lin, íur un beau blanc. Morxn.

LUCQUES, ou LUQUES, ou LUQUE. Ville dìtalie,capitale de la petite République de Lacques , Sc. situéefur la rivière de Serchio, environ à cinq lieues dePise, vers le nord. Luc a. Cette ville est médiocre-ment grande , fortifiée régulièrement par onze bas-tions quil’environnent, bien peuplée, & riche parla grande quantité d’étoffes de foie que l’on y fabri-que , 8c qui lui ont fait donner le nom de Lacquesl’industrieuse. Elle a un Évêché, autrefois suffragantde Pise , mais maintenant dépendant immédiate-ment du Pape. Maty. Sur une monnoie de Char-lemagnc ( rapportée par M. Le Blanc) la ville de Lac-ques , où elle a été faite , est surnommée Flavia. J’aivu une monnoie de cuivre de Didier , Roi des Lom-bards , avec cette inscription , Luc a Flavia. Ama-ris , un des Rois des Lombards, ayant pris le sur-nom de Flavius, fut imité par ses successeurs. Cesurnom fut donné aux principales villes de leurRoyaume, ainsi qu’autrefois celui d 'Augusta avoirété donné aux plus considérables villes de FEmpireRomain. Un tiers de sou d’or du même Didier , Roides Lombards , fur lequel on lit Flavia Mediolano ,justifie cette pensée. Le Blanc,;?, pi. Long. 31. d.4' , lat. 43. d. j o'.

La République de Lucques. Lucensis Ager , ou Res-publica. C’est un petit État de l’Italie , borne pár ceuxde la Toscane, de Modène, dé Masiè, Sc par lamer Méditerranée. Il peut avoir dix lieues de long,Sc autant de large. Son terroir est peu fertile en blé »mais beaucoup en vin , en huile, en châtaignes , ensoie Sc en laines. Ses lieux principaux sont Lucques ,capitale , Viaregio , Camajor, Montignosco, Mi-nutaire Sc Cástiglione. Cette République , feuda-taire de l’Empire, est gouvernée par un premierMagistrat, que l’on nomme Gonfalonnier , qui acent soldats pour fa garde, Sc réside dans le Palaisde la République. Il est choisi d’entre les Nobles,Sc il n’est que deux mois en charge, de même queneuf Conseillers qu’on lui adjoint, pour l’adminis-tration des affaires, cependant, ni le. Gonfalonnier,m ses Conseillers, ne peuvent rien faire d’impor-tant fans le consentement du Grand Conseil, com,*posé de íîx-vingt Bourgeois, Maty.

LUCQUOIS. Le Lucquois en Italie. // Luchesie. C’estla même chose que la République, l’État de Lucques.

Lucquois, Oise. si m. Sc f. Qui est de Lucques. Lu-censis. Les Lucquois ne permettent point qu’on porredes armes dans leur ville. En entrant on demandeaux Étrangers leurs pistolets, leurs épées, & leurs au-tres armes , qu’ils retrouvent à la porte par laquelle ilsdoivent sortir. Un Cardinal François, que l’Empe-reur Charles IV avoir laiffé à Lucques pour Gouver-neur , donna la liberté aux Lucquois. Corn. UneDame Lucquoise nommée Lucretia Civitatis , fit im-primer à Lyon Fan 1/48. des Scholies Latines furles trois premiers livres des Distiques de Caton.Mascur.

LUCRATIF, IVE. adj. m. & f. Qui apporte du gain,du profit. Qussluosus , lucrosus , compendiosus. UneCharge lucrative. Les Offices de Greffiers font fortlucratifs. Les emplois sont rarement honorables Sclucratifs tout ensemble.

LUCRE, si m. Gain, profit, îfT qui se tire de l’iudus-trie , du travail, d’une profession qui a l’intérêt pourobjet plus que i’honneur. Lucrum qusslus. Les âmesbasses ne considèrent que le lucre , Sc les généreusesque l’honneur. Il a peu d’usage.

LUCRE CESSANT. Terme de Jurisprudence & deThéologie morale. Lucrum cessans. Il y a des casdans lesquels il peut être permis d’exiger au-dela duprincipal qu’on a prêté. Les deux premiers de ces

! cas font le dommage naiflant ou emergent, & lelucre cejjant dans lesquels on se fait payer non pasdes usures, mais des dommages Sc interets, pauce