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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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L U I

Sétra, c’est-à-dire, à la forêt de Lugo , nommée an-ciennement Litania Sylva , Sc célèbre par la défaitedes Romains fous Lueinius Posthumius , auquel lesGaulois tuerent vingt-cinq mille hommes. Max y.

LUGODORI. Voye^ Logudori.

LUGUBRE, adj. m. & f. Ce terme s’applique à toutce qui marque ou qui inspire de la ttistelie, de ladouleur. Lugubris , luctuosus. U y a des musiques jdes chants, des voix , des tons lugubres. Les clo-ches ont quelquefois un son lugubre. *

Objets lugubres & funèbres.

Dont la nature a tant de peur ,

Tombeaux , que j’aime votre horreur,

Que je me plais dans vos ténèbres ! L’Ab. Têtu.

Les femmes qui font gloire d'une belle Sc immor-telle douleur, prennent un personnage lugubre , pourfaire croire que leur déplaisir ne finira qu avec leurvie. La Roch. Il ìiy a rien de plus ennuyeux quede longs récits lugubres.

Voiles j crêpes 3 habits , lugubres ornemens. Corn.

L'orfraie, le hibou, la chouette, font des crislugubres. Les logis obscurs, ou tendus de noir,ontje ne fais quoi de lugubre.

Lugubre , se dit au/íi quelquefois des per sonnes mê-mes. Triflis , lugubris. Voilà , pour un jeune homme,des domestiques bien lugubres. Mol. On dit aulsi,Esprit lugubre. Morale lugubre. Pensées lugubres.

ffc? L'orfrai, le hibou , la chouette font regardés cheznous comme des oiíèaux lugubres : leur cri est lugu-bre. Nos voyageurs parlent d’un oiseau du Brésil,de la grosteur du pigeon, dont le plumage est gris,auquel ils ont donné le nom d’oiseau lugubre , parcequ’il a un cri lugubre 3 qu il ne fait entendre quependant la nuit. Les Sauvages du pays croient quecet oiseau est chargé de leur apporter des nouvellesdes morts : c’est pourquoi ils font fort attentifs aucri de cet oiíeau.

LUGUBREMENT, adv. D’une manière lugubre. Fle-biliter 3 luciuosè , miserabiliter. Les lamentations deJérémie se chantent lugubrement. Un tel est vêtu lu-

gubrement.

LUI.

LUI. Pronom personnel. Il fait à son féminin. Elle.Ls , ea 3 id, ille , ôcc. C’est lui qui me l'a donné.Cela lui convient. Dieu se suffit à /a/'-meme. Maleb.L’amour est un feu qui s’éteint à la fin de /ai-même.M. Scud. On prétend qu'il ne faut se servir du re-latif lui, qu’en parlant des personnes, Sc rarementen parlant des choies. Par exemple , ce cheval estfougueux, ne vous approche? pas de lui : il faut dire,ne vous en approchez pas. Bouh.

££F Quand la préposition à est sous-entendue, commequand on dit , vous lui parlerez, ce pronom estcommun aux deux genres, lorsqu il precede le verbe,ou lorsque le verbe est à l’imperatif. J ai rencontréma lœur, & je lui ai parlé. Si vous la rencontrez,parlez-Asi. Dans tous les autres cas, il n’appartientqu’au masculin. A

Lui. s. m. Terme de Calendrier. C’est la meme chosechez les Turcs, ou Tartares, ou Turcomans, quelung chez les peuples du Catay. Voye\ Lung.

XUICHEU. Nom d’une ville de la Chine. Luicheum.Elle est la neuvième de la Province de Quantung,St elle n’a que deux autres villes fous fa jurisdiction.Maty.

LUlNES, ou MAILLÉ. Malliacum. Ville de Franceen Touraine , avec titre de Duché Pairie.

LUIRE. v. n. Jetter , répandre de la lumière. Lucere ,collucere. ffJ* Je partirai dès que le soleil commen-cera à luire. Le jour, la clarté qui nous luit , du feuqui luit , qui ne luit point. Les Ardens font des feuxqui ne luisent que pour nous égarer.

Luire, se dit aussi des choses qui jettent une foible

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les

LUI

lumière, qui ne paroilïènt que dans l’obscuritecomme la pierre de Boulogne, le phosphore,vers luisans, le poiston corrompu, le bois pourri jles yeux d’un chat, luisent Sc jettent du feu. selucere , transucere. , .

Luire, se dit austì des corps polis qui réflechiílent alumière qu ils reçoivent. Emicare. J’ai vu l uirc flU £ ’que chose dans le table; c’est un diamant, ceun morceau de crystal, ce n’eft qu’un caillou po -Tout luit dans cette maison , tout y est net & P? 1 ’les chenets, les planchers, la batterie de curun »luisent beaucoup. L’or bruni luit davantage que ^mat. On voyoit luire de loin les épées, les cuiríès, les armes de cette cavalerie.

Luire , le dit figurément en choses spirituelles & 1110raies, Sc signifie, Paroître, briller, éclater.emicare , illucere. Un bon Prélat est un flambeau flluit dans 1 Eglise. Quand la foi luit dans un eceuGelle Léclaire , elle rend toutes choses faciles. L.

Martyrs & les Saints, font autant d’astres flM

lui'

j w luiit auium u aiuv^ 1 r _

sent dans le ciel, dans la gloire. Je brûle duqui luit dans vos yeux.

Iris seroit Vamour de la terre & de l’onde ,

Si vos beautés ne luifoient point au monde- V 0

Et dès qu’un mot plaisant vient luir q à mon esp slt 5Je n’ai point de repos qu il ne soit en écru. Boit.

On dit aulsi qu’un gouverneur ne s’est point ren^tant qu’il a vu luire une espérance de secours, g 0un rayon d’elpérance qui nous luit. Spes ..Malherbe a dit aulsi dans íà derniere Ode au R°

Et ton front cette fois

Sera ceint de lauriers , qu on ne vit jamais luireSur la tête des Rois.

San Luis de Maragnan. Nom d’une petite viH e ^Brésil, dans l’Amérique méridionale. Eanura ■ ^Ludovici. Elle fut fondée par les François dansde Maragnan, l’an 1612. Elle est maintenant aPortugais, Sc elle a un Evêque suffragant de o 3Salvador. Maty. ; .

San Luis de Zacatécas, ou simplement ZacAT® c ^Fanum S. Ludovici Zacateca : ville de l’Audien ce ^Guadalajara, en Amérique. Elle est capitale ^ pProvince de Zacatécas , Sc considérable par Rs 11nés d’argent. Maty. , Gc

LUISANT, ANTE. adj. Qui jette, ou qui rc . oì! cquelque lumière. On le dit aulsi des choies fl° J . uquelqu’éclat. Lucidus , collucens 3 julgens. Le S°la Lune, Sc Vénus, font les Astres les plusLucentemque globum Lundi, &c. Des vers luifi' lS ‘ ^diamans, les cristaux, font luisans. La q ueue c 0 .paon > la gorge des pigeons, font Infantes -ffleil. Le satin est la plus luisante de toutes lc s ef j cSses. Un taffetas luisant est le plus cher de roM ^taffetas. Dans cette derniere acception, ce n j c f :ifl3aulsi substantif. Le luisant dune étoffe, dun rU ^ jd’un galon. On appelle ainsi certaines P altl£ a incsfont plus éclatantes que les autres. Ce font c f, 1 ,‘ TlCl itportions de la chaîne qui levant continuependant un certain nombre de coups d e le

Sc n'étant point par ce moyen comprisetravail, forment un compartiment de foie? tí çites fur l’ouvrage , qui fait le luisant. On f ,ces foies qui forment le luisant , dans U c “ j sd’espace en espace, pour en interrompre la co u jgLUISANTE, s. f. Ternie d’Astronomie, q ul C i uC \ies-

quelques étoiles, qu’on appelle autrement * p flll -Voyez ce mot. Lucida. Au commencement ^oitnée 1740. la position de la luisante de s/op-jRíbnen ascension droite 294 d. z T. 20". en „ C?'

8 d. 12'. zo". en longitude 28 d. 6 2/ * j/[oN'

pricorne, en latitude 29 d. 18'. 4 7nier. pi

LUISSEL. f m. Vieux mot. Peloton cie uaussi luijjau Sc luisclet.

S. L*

Ou

dit

luit.