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Machiavelista. Un Chrétien ne peut être Machia-vel ijlc. Un Machiavélifie est un impie, & un det-truoteur de la société humaine. AI? Les Machiavélifiesprônent envain leurs dangereuses maximes. Il y aune grande différence entre la fourbe Sc la prudence. Le Mentor de M. de Cambrai est un Héros.Le Prince de Machiavel est un scélérat.MACHICATOIRE. f. m. Kè? Terme de Médecine quidésigne une substance , une drogue qu’on tient dansfi bouche & qu’on mâche , loir pour en avaler,íoit pour en rejettes le suc. On le dit particuliè-rement du tabac dont on exprime le suc en le mâ-chant. Le tabac est un machicatoire , prendre dutabac en machicatoire.
MACHICORE. Grand pays de î’île de Madagascar,il s 'étend depuis Dynouronhehoc , jusqu’à Carca-nollî.
MACHICOT. f. m. Officier de l’Eglise de Notre-Dame de Paris, qui est moins que les Bénéficiers,& plus que les simples Chantres à gage. Les Ma-chicots font obliges de porter chappe aux Fetesfemi-doubles, & de tenir le chœur. Chori ministriminores. C’est un Machicot. IstF Delà on, a fait ma-chicoter , V. n. Chanter un verset, en y ajoutant ouen retranchant des notes qui font fur le Livre-;rendre le chant plus simple ou plus composé, enajoutant de l’agrément à la mélodie & à l’harmonie.Ad libitum occinere. Il machicote. U fait bien machicoter.
MACHICOULIS, s. m. C’est ainsi quecrit M. DeFeuquieres. Voye £ Mache-coulis.
MACHINAL, ALE. adj. Qui se dit des mouvemensnaturels , où la volonté n’a point de part de ce quis’exécute par le mouvement seul de la machine ,sans aucune participation de la volonté. Son plusgrand usage est dans ces phrases , Mouvement ma-chinal ; action machinale j agir d’une manière pure-ment machinale.
MACHINALEMENT, adv. D’une manière machi-nale. Agir machinalement. Si l’on veut que nosmouches fallent tout ce qu’elles font machinalement ,ce font alíùliment des machines bien surprenantes.De RÉaumur. Que ce soit machinalement ou detête qu’elles en viennent à bout , la gloire en esttoujours due à í’Intelligence qui leur a , comme ànous, donné l’ctre. Idem. '•
MACHINATEUR. f. rn. Terme figuré, qui se dit decelui qui fait quelque conspiration secrète contrequelqu’un, qùi se sert de ruses & d’artifices poul-ie tromper. Machinator. Les plus coupables decette rébellion íont las machinateurs de toute l’in-trigue.
Les Anciens ont donné l’épithète de Machina-teur à Jupiter.
MACHINATION, f f. Action par laquelle on dressedes embûches à quelqu’un pour le surprendre. Ma-chinam , molitio. On recherche les Auteurs d’unetelle machination. Decouviif les plus sourdes ma-chinations. S. Evr.
MACHINE, f f. Machinatum 3 machina , machina-mentum. Ce terme dans son acception generale Rap-plique à tout ce qui sert à augmenter 1 action desforces mouvantes , de tout instrument propre àfaire mouvoir , à tirer , lever , traîner, lancer quel-que chose.
Les machines sont ou simples, comme le levier,le plan incliné, le coin, &c. ou composées, dontle nombre est infini. Ces dernières font dites com-posées , parce qu’elles font en effet un assemblagede plusieurs pièces ou machines simples combinéesensemble. On donne le nom de machine en généralà tout ce qui n’a de' mouvement que par l’artisicedes hommes, comme les scènes & les théâtres mo-biles, les chars, les nues, les vaisseaux, Sc auífi cequi sert aux hommes pour faire des choses quisons au dessus de leurs forces , comme les vols ,les descentes , &c. Les Anciens avoient une infi-nité des machines de guerre, de béliers, des bal iftes , des catapultes, onagres & espions, & autres
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pour battre les murailles, lancer des traits Sc^àespierres contre les ennemis , dont Vegece a ecnautrefois ; mais parce que nous n’avons pas Jfigures qu’ii faudroit joindre au Livre de Vegepour le rendre intelligible en plusieurs endroits»les Critiques modernes ont tâché d y suppléer,sur tout Juste Lipse y a bien réussi. Maintenant^ emachines de guerre ne consistent qu’en at'tn >bombes , pétards Sc carcasses. Il faut remarqu^qu’on appelle proprement machines ce qui con iplus en art & en invention, que dans la roteela solidité de la matière. C’est pourquoi les inventeurs des machines ont été appelés Ingénieurs. _Ce mot vient du Grec , machina , invtn tl0 >machine , invention , art , adresse. . r
sc? Machine Infernale. Machine d’Artillerie ainnommée à cause de ses terribles esters. L'Invente ^est un Italien de Mantoue , nommé Frédéric J £n1 ^belli , que Strada a appelle Jambelli. Ce fut a Anvers en i , dans le temps que le Prince d’Oran»affiégeoit cette ville, qu’il fabriqua quatre de ces ma-chines , pour rompre le pont que les aífiég e3IlSavoient dressé sir l’Escaut. II construisit, dit Strada.quatre bateaux plats, mais très hauts de bord, j-d’un bois très-fort Sc très épais, Sc imagina de fou' edes mines fur i’eau de la manière suivante. Il sir da 11 *le fonddes bateaux, dans toute Jeur longueur, 0,1maçonnage de briques & de chaux de la haute 11 ,d’un pied , Sc de la largeur de cinq.’ Il éleva tout 3Fentour fur les côtés deux petites murailles , Sc "la chambre de fi mine haute Sc large de trois p l£í j'Il la remplit d’une poudre très-fíne, & la couvrit sttombes , de meule de moulin Sc d’autres groflès p ie jr es. Il mit par-dessus des boulets , des morceaux “marbre, des crocs, des clous & autres ferraille?'Sc bâtit fur tout cela comme un toit de grosi eSpierres. Ce toit n’éroit pas plat, mais en dos-d’ânc,afin que la mine venant à crever , l'effet ne s’en sir P 3 ?seulement en haut , mais de tous côtés. L’eípace h 11 *étoit entre la mine Sc les côtés des bateaux, fut rçmpli de pierres de raille maçonnées Sc de poutres siy eavec les pierres par des crampons de fer. Il sir 111toute la largeur des bateaux un plancher de grolp'planches , qu’il couvrit encore d’une couche de b r íques, & fur le milieu il éleva un bûcher de h° J , spoissé pour l’allumer. Ces quatre bateaux ainsi P 1V ’parés dévoient être accompagnés de treize autres ss llSpetits, où il n’y avoir point de mines , mais qui étoie )lCde simples brûlots. Ces brûlots échouèrent p otít .plupart contre l’estacade Sc aux deux bords de 1rivière. Un des quatre destinés à rompre le P 011 ^’fit eau Sc coula bas ; deux autres surent poulies P-'yun vent qui s’éleva, Sc portés par le courant aU rlvage du côté de la Flandre : le quatrième , le F ^fort de tous , brisa 'l’estacade, & continua fi roi ls£vers le pont. Il creva avec un fracas épouvantais-On vit en l'air une nuée de pierres, de poutres, “chaînes , de boulets. Le château de bois auprèsquel la mine avoir joué, une partie des bateaux 1pont, les canons qui croient dellus, les soldats 1rent enlevés & jettés de tous côtés. On vit l’Ess 3 ^s’enfoncer en abyrne, & l’eau pouílée d’une ie ^violence, qu’elle palíà fur toutes les digues , Scpied au-dessus du Fort de Sainte-Marie. ® n } eX Q nla terre trembler à près de quatre lieues de la. ^trouva de ces grostes tombes , dont la mine avo^couverte, transportées à mille pas de l’Escaut. cSest l’époquedes machines infernales Sc de ces 111111fur l’eau. . - t
sfT La machine infernale qui a fait le plus deparmi nous, est celle qu’on appella la machine ^fernale de S. Malo, parcc que les Anglais ^Hollandois l’avoient construite pour détruire S.
Elle avoir 34 pieds de long , 18 de hauteur
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ptenoic 9 pieds d , - - -v -premier o u ]„ , , u ‘ tJIc etoit à trois ponts.
Jiers de poudr-^ US aS eroit templi de vingt nvl-
deífus. Le a * aVC . C Un F ,c d de maçonnerie
Sc carcaVT ^ arni de bombes à feu' 3 ^ de deux pieds de maçonnerie