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la beauté de la situation d’Argineuse , Sc de la bontéde Pair qu’on y respire, pour en donner une meil-leure opinion que Vitruve , quand il écrit que levent de midi rend malades ses habitans , que lemafire les fait touiïer, Sc que le septentrion les gué-rit. Du Loir, p. 3/. Loríque la boussole est nord-ouest , c’est à-dire, lorsque ía variation est occiden-tale j on dit sur la Méditerranée qu’elle maefirelise.
MAESTRALISER, Sc MAESTRÉLISER. v. n. Ter-me de Marine de la mer Méditerranée. Tourner dunord vers l’ouest ; il se dit de la boussole qui maes-iralise , lorsque le bout qui regarde le nord esttourné vers le nord ouest. Cette variation s’appellevariation occidentale.
Ce mot vient de celui de Maestral, qui est levent du nord ouest.
MAESTRICHT. Voye\ Mastricht.
MAE.
MAFFA. Foyc[ Masfa.
MAFFLÉ, ÉE. adj. Qui a le visage plein & large,jpcr qui a de grosses joues. Visage mafflé. Crajsus,pinguis . Il est auiìì substantif. Cest une grosse mas-fiée. Ce terme est populaire.
MAFLU , UE. adjectif pour mafflé , ée.
Là vivant à discrétion ,
La galante fit chère lie ,
Mangea , rongea ; Dieu sait la vie ,
Et Le lard qui périt en cette occasion.
La voilà , pour conclusion ,
Grasse, massue, & rebondie. La Font.
MAFORTE, s. f. Manteau Monacal. Les Moines d’E-gypte portoient par dcíîus la tunique un manteaunommé Maforte , qui couvroit le cou Sc les épaules,Sc n’étoit que de lin comme la tunique ; Sc par-deífusune melote ou peau de mouton. Fleury , Hisl. Eccl.
MAFRACH. Terme de Relation; c’est une groíle va-lise , dont les F c r siens de condition se servent pendantleurs voyages pour mettre leurs habits, leur linge Scleur lit de campagne. Le dedans de cette valise est defeutre , & le dehors est un gros canevas de laine dediverses couleurs. Deux masrachs font la charge d’uncheval , & le valet se met encore dessus.
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MAGA. f. m. Arbre qui croît aux Indes occidentales,Sc qui se trouve dans Hie de S. Jean. Maga arbor.il est d un bois extremement dur , & non sujet à lavermoulure, ce qui fait que l’on s’en sert en char-penterie.
M AGAVE. s. m. Nom d’instrument de Musique chezles Anciens. Il y en avoit de deux fortes; l’un étoitinstrument à cordes, dont quelques uns attribuentl’invention à Sapho, & d’autres aux Lydiens. L'au-tre magade étoit une espèce de flûte , qui donnait enmême-temps des tons hauts Sc des tons bas. Maga-dis , magas. Le Magade étoit de l’invention de Tì-mothée de Milèt. Il différoit des inftrumens dont ons’étoit servi jusques-là , en ce qu’il avoit plus de cor-des. On fit un procès à Timothée, fur ce que par l’in-vention du Magade , Sc l’augmentation des cordes ,il gâtoit l’ancienne Musique , & la décréditoit. Athé-
. Née ,L.XIV.
MAGADOXO. Nom d’une ville dc la côted’Ajan, enEthiopie. Elle est située près de l’embouchure de larivière de Magadoxo , à vingt lieues de la ville deBrava , Sc environ à six lieues de celle de Mélinde,du côte du nord. Magadoxa. Cette ville est grande,défendue par une citadelle , Sc elle a un bon port,d’011 l’on tire beaucoup d or & d’ivoire : elle est ca-pitale du Royaume qui porte son nom : dont le RoiSc tous les habitans font Mahométans, Sc originai-res d’Arabie. Maty.
MAGALAISE, qu’on appelle aussi MÉGANAISE ,MAGNE, ou MAGNÈSE. f, f. C’est un minéral
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allez semblable à l’antimoine , à la reíerve qu il estplus tendre, & qu’au lieu d’aiguilles on y v® ^petits brillants. Il y en a de grise Sc de noire, C cltcette dernière que se, servent les Emaill £urs ScPotiers de terre, Tautre étant très-roux. E es ^riers en emploient auffi pour purifier leur verre.magdalaise vient de Piémont, où on la tss e de sques carrières en morceaux de différentes g 10 .
& figures. Il faut la choisir tendre , biiU ante » ^moins remplie de roches & de menu que l’on p°ra. Quelques-uns la confondent avec le faste &périgueux ; mais ces minéraux font bien disterensuns des autres. Voye\ Magnésie. >
MAGAM, f. m. Terme de Calendrier. Nom d’un ®douze mois lunaires de l’année , chez les IndiensMogol : il est le onzième de l’année ; & répond amois de Février. Indorum Mogolensium Februari >ou Mensis duodecimus. ,
MAGASIN, f. m. Lieu où l’on ferre , où l’on gaíd eun amas de marchandises , de vivres, de munition 5 *Taberna apotheca , penu , horreum. 'ifT Magasin d etostes, de livres. Magasin de blé , de farine poursubsistance des troupes. Magasin d’armes , de p 01 *'dres, &c.
On appelle un Marchand en magasin , celui ssj?ne tient point boutique , qui vend en gros sesfes , les marchandises. On appelle auffi magas in ’
' l’arrièré-boutique , ou la chambre d’enhaut, où 1 oíiferre les meilleures marchandises. Taberna remotfflinterior. Les Libraires ont auffi des magasins de li-vres dans des greniers. On appelle auffi magàì 1 ' 1d'atelier, un angar fermé en manière de baraque,où un Entrepreneur fait ferrer tous les équipages d’ utlatelier, comme échelles,dolles, cordages, outil 5 '6’c. Sc y entretient un homme, pour y travailsSc les tenir en ordre. On dit auffi le magasin gc’firal de marine : c’est un lieu où l’on enferme Sc ° ul’on distribue toutes les choses néceííàires à l’arm e 'ment des vaiíleaux. Foye-^ Daviler. A Brest, ch 3 'que vaisseau de Roi a son magasin , qui est cofflU^une grande maison à belle porte cochère. On gard edans co magasin tous les canons Sc agrès du vailssaUpIl y a à la fuite des armées navales des vaisseaux st 1 *!íèçvent de magasins. Dans les villes de guerre il y a aïs* 1des magasins qui font des bârimens où l’on enfersles provisions de bouche Sc de guerre , les machine 5 »les armes , les inftrumens, &c. ,
On appelle auffi magasin , l’amas des choses tlC 'celíaires, commes les formages qui s’amasienr da 1 * 5une esplanade , ou ailleurs. On a brûlé aux ennem lSdeux magasins de fourrage.
§ 3 * On appelle Garçon de magasin , chez leschauds celui qui sert dans le magasin. C’est la mê& 6chose qu’un garçon de boutique.
Garde Magasin , est celui qui a foin des marchai 1 'dises ou des provisions enfermées dans un mags í!l "Foye\ Magasinier.
fCF Dans le commerce en gros, on appelle Gam^'magasin , ce qu’on appelle Garde-boutique danscommerce en détail, une marchandise qui n’a p llJde débit , qui est hors de mode.
Magasin , sedit auffi des paniers qui font audevf^Sc au derrière d’un coche , Sc auffi du lieu ou * ^ferre les malles Sc marchandises des passagers , uqu’on transporte par cette sorte de voiture. S
Magasin. Ce mot s’emploie figurément en plufic 1occasions. Il y a des esprits subalternes qui ne 1 ^blent faits que pour être le recueil, le registre , •
magasin des autres. La Br. Que seroit-ce que itic , si chacun failoit un magasin de tout ce stéchappe à fes amis , pour leur nuire dans la luNicod. La mémoire est un magasin. Mont* , eOn dit proverbialement d’un homme qui ac ^beaucoup de choses de même nature, qu on cqu’il en veut faire magasin. signifie
Ce mot vient de l’Arabe machasm , st UJ ^ g 0 _le lieu où l’on met íes richesses. Ménage ap
MAGASINAGE, f. m. C’est ce que les Négocians Sc