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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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autre étoffe de laine apprêtée 8c pliée, le bout dela pièce du coté du chef , qui en fait comme l’en-

' veloppe ou la couverture , 8c qui est arrctée avec dufilou de la menue ficelle par quelque points d’âiguille.

Manteau. Rôles à manteau. On se sert de ce termepour dëfigner certains personnages de Comédie,auxquels ce vêtement étoit plus particulier à cause deleur âge, de leur condition ou de leur caractère.

Manteau couleur de muraille. C’est une expreiíìon ba-dine- qui lignifie un vêtement fait pour les bonnes,fortunes , dit Renard dans le Joueur , Scène 4 .

Manteau. Droit de manteaux , pour lequel appartient lasomme de 10 liv. par chacun an , à chaque Secrétairede la Maison 8c Couronne de France , qui est gagéselon l’Edit du Roi Henri II. de Tan 1354 . commeauss les Conseillers du Parlement prenoient gages& manteaux accoutumés, & dont est fait mentionpar une Ordonnance du Roi Charles- VI. de l an1388 . & encore de présent les Conseillers d’Egliseen Parlement , ont ce droit de manteaux. Eusebe deLaurìere , Glossaire du Droit François.

Manteau , en termes de Blason, c’est la représen-tion de lacotte-d’armes du Chevalier, qu'on met derrière son écu ; 8c on le chamarre des ses armoiries.Pallìum tejserarium. Ces anciennes cottes-d’armes ,ou manteaux , étoient ouvertes fur le côté, 8c descendoient plus bas que le nombril, en forme de jupevolante , avec les manches racourcies à l'endroit ducoude , -comme celles que les femmes appellent manches d’ange. Les Princes qui ne font pas Souverains& les Ducs & Pairs de France , en couvrent leursécus , & il est fourré d'hermine. Il y fait le mêmeeffet que le pavillon fur celui du Roi. Ils font ar-mories fur les replis. Ceux des Présidons ne le fontpas de même. Ils font d’écarlate doublés d’hermineSc de petit gris. Celui du Chancelier est de drap dor.François I. 8c Charles IX. mettoient un grand man-teau de gueules rebraste d’argent fur leurs armoiries.Les manteaux font appelés dans les anciens Manuscrits, blasons , enseignes d'armes 8c housses d’Ecu.P. Ménétrier.

Manteau Royal. C’est un riche vêtement de céré-monie qui s’attache fur l’épaule droite , & se relèvesur la gauche, traînant devant & derrière juíqu'àterre. Trabea , paludamentum. Il est chargé de fleursde lis d’or en broderie , & doublé d’hermine. Le

• Roi le porte dans son sacre , &c en d’autres occa-sions. Voy. Port-Manteau.

fJGT Les Princes & les Grands Seigneurs portent aussidans certaines occasions des manteaux de cérémo-nies , qui^sont des longs manteaux fourrés ou donblés, traînans à terre. On le dit aussi de l’habit decérémonie que portent les Grands-Maîtres & Che-valiers des Ordres Militaires.

C’étoit aussi autrefois un ornement Papal, & on don-noitl’investiture auxPapes par le manteau. V . Mante.

§3* Manteau à bec. C’est le vêtement distinctis duGrand-Maître de Malthe.

On appelle manteau long , celui que portent lesEcclésiastiques quand ils font eu soutane, 8c lesLaïques dans les cérémonies de deuil. Manteau court,c’est le manteau ordinaire, par opposition au man-teau long.

I 0CF On appelle auss manteau , un habillement pliste8c troullë, que les femmes serrent avec une cein-ture.

|ÌCP Manteau de nuit, plus ordinairement manteau delit, c’est un espèce de manteau fort court, le plussouvent fourré, dont les femmes 8c les malades íeservent dans la chambre 8c dans le lit.

Manteau en Fauconnerie, signifie la couleur du poilde plusieurs animaux & de plusieurs oiseaux, en-tr’autres de ceux de proie , d’où est venu le nom deeotnexWeemmantelée. Accipitris chlamydes, penuU.Ondit que le faucon a le manteau trop bigarré. dCF Man-teau dans ce sens le dit particulièrement des plumesdes épaules, du dessus des aîles & du dos.

§3“Manteau, terme de Fleuriste. La culotte d’une

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anémone, c’est la naissance des pétales ou feuilles dela sieur. Le manteau est l’extrémité de ces memespétales. La culotte de cette anémone tire fur le vio-let , le manteau tire fur le blanc.

Manteau , en Architecture , est ce qui paroit d unecheminée dans une chambre. On appeloit autrefoismanteau , le haut de la cheminée qui empêche quela fumée n’entre dans la chambre. Cammi tefiudo.Les anciens manteaux de cheminée étoient r a * tsen hotte, comme celui de la grande chambre duPalais de Paris, qui est ce qu on appelle aujour-d’hui faux manteaux. Depuis on les a faits avec degrands ornemens d’Architecture. Ensin , on les aréduits à une petite laillie où l’on met quelques basreliefs, &àune corniche où l’on met quelques but-tes , ou porcelaines. Ce mût se dit donc , selon Fu-stige moderne , plutôt de la partie inférieure de lacheminée , composée des jambages , du chambran-le , de la gorge , 011 attique & de la corniche, quede la partie supérieure , qui ne comprend que I etuyau couronné de sa corniche, & orné d’un cadreavec un bas relief, ou d’une bordure avec tableau.Il est ainsi nommé parce qu’il couvre la hotte, & letuyau de la cheminée. C’est ce que les Italiens appel-lent nappa , & M. de Cambrai dans fa Traduction dePalladio , s’est servi de nappe , pour signifier le mari'teau d’une cheminée. On appelle manteau de fer,la barre de fer qui soutient & sert à tenir la plâtrebande , ou anse de panier de la fermeture d’une che-minée. Daviller.

IfT MANTEAU dc porte. Ce font les deux pièces d’uneporte qui s’ouvre des deux côtés. C’est ce que depuison a nommé vantaux. Voyez Vantail. U y en aaux chambres 8c aux dunettes des vaisseaux.

Manteau , se dit figurément en Morale, des prétextesqu’on prend pour déguiser, 8c faire approuver demauvaises actions. Species. Il y a bien des genstrompés fous le manteau de dévotion. Les hypocritesse couvrent du manteau de la Religion , du prétextede la charité. Comme il n’est point d’éroffe si souple,ni si maniable que celle du manteau de la Religion ,les hypocrites trouvent toujours quelque raison decouvrir de ce vénérable manteau le parti qu’sileur plaît de choisir. S. Réal.

Que Timposteur fait bien de traîtresse manière ,

Se faire un beau manteau de tout ce qu on révère '

Mol.

Manteau , se dit proverbialement en ces phrases -O11 dit d’un avare, qu’il mange son pain sousmanteau , pour dire , qu’il mange tout íeul , qU 1ne fait part de son bien à personne. On dit d'& ahomme qui demeure à ne rien taire , pendant q ll?les autres font occupés, ou qui ne participe poMaux plaisirs de ceux qu’il a accompagnés , qu’il gaiyles manteaux. On dit aussi d’un homme qui a l eîfièvres quartes en Septembre, qu’il a un vilainteau pour ion hiver. On dit aussi, faire une ch°fous le manteau , pour dire , en cachette. Les li vtedéfendus se vendent fous le manteau.

MANTÈGUE , st f. Sain - doux du porc sanghf^’que les Boucanniers de Saint Domingue ramalj elde la graille de ces animaux qu’ils tueur dans I echaste.

MANTEL. st m. Vieux mot, qui signifie, Manteau^8c qui ne peut plus avoir d’ufage que dans le but eque. Pallium.

M ANTELAN. Nom d’un lieu célèbre autrefois en f ^raine. Montalomagus , Mantalomagenfîs vicus ,tolomaiis. Valois, Not. Gall.p. jgd. «, un

MANTELÉ , EE. adj. Terme de blason qui ^“ ir ^ ten -.£cu chargé d 'une espèce de chape un peu P an _due , dont la pointe qui prend ía naissance ^ c k e f„gles de la pointe de l’écu, finit au tiers vers ^ tourLacernatus , palliatus. Cujas porte d azur Q stcouverte d’argent mantelée ou chapee e porten rappelle auss des lions manteles , ceux 4 ^ cS