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monta qu’à 16 pieds 9 pouces. Suivant cette règlede la distance de la lune à la terre, le 26 de Sep :tembre, jour de la pleine lune, qui suivoit immé-diatement l’équinoxe , la hauteur de la mer fut deï 7 pieds . 4 pouces, 8c le lendemain de 17 piedssix popces : alors la distance de la lune étoit de1 03871. mais le 11 e d’Oétobre, jour de la nouvellelune, qui n’étoit que de 84680. la mer monta à19 pieds 4 pouces , 8c le lendemain à un pouceplus haut. Il est donc constant que les grandes maréesarrivent quand la lune est dans le périgée.
On dit, qu'on a vent 8c marée 3 pour dire , qu ona le cours de seau & le vent favorables , ou , Allercontrevent & marée ; pour dire les avoir, contraires.Ces deux expressions le disent aussi figurément dansles affaires, pour dire avoir toutes choses fa-vorables pour réussir, ou les avoir contraires.
On appelle la morts marée quand la marée estballe. On dit étaler 1 es marées 3 quand on mouille1 ancre pendant un vent, ou une marée- contraireà la route. Refouler la marée 3 c’est aller contre lecours de la marée. Le vent refoule la marée , lorf-qu’avec Laide du vent on va contre la màrée. Ondit les marées portent au vent, (Lest à dire, qu’ellesVont contre le vent. Entrer , & sortir de toute marée ,c’est entrer, & sortir en quelque état que'soit la mer.On nomme aussi oeuvres de marée , le radoub qu’ondonne aux vaistèaux pendant que les eaux fontbasses.
Prendre la marée , c’est prendre le temps que lamarée est favorable pour entrer dans un port , oupour en sortir. Acad, Fr.
On dit proverbialement : ce qui vient de flot s’enretourne de marée , pour dire que les grands profitsfaits trop promptement , s’en retournent souventde même.
Marée , signifie aussi poiston de mer, qui est frais ,qui n’est point skié. Marinus piscis , vel piscatus an-nona. Il y avoir aujourd'hui bien peu de marée , aumarché. O11 appelle Chajse-marée , le Voiturier quiapporte la marée. Les Chasses-marées font arrivéstrop tard aujourd’hui, vous n’aurez point de marée.Les Vendeurs de marée, font des Officiers Royaux,qui font établis en faveur des Chasses-marées , & quife chargent du recouvrement de Largeur qui leurest dû par les femmes qui vendent la marée endétail.
jpCF - Chambre de la maree, C est une Juriídiction com-posée de membres du Parlement de Paris , qui con-noît de toutes les affaires civiles 8c criminelles ,relatives au poisson de mer frais, sec , salé , & d’eaudouce.
MARELLE, f. f. Vieux mot. Tromperie.
MARENGE: MARVEJOL, MARUÉJE. Nom d’unepetite Ville de Languedoc , située dans le Gévaudan ,fur la petite rivière de Colange , à quatre ou cinqlieues au couchant de Mende. Marengïum , Marue-cum , Marologium.
MARENNES. Marina, petite ville de France en Sain-tonge avec une élection , renommée par les Fîuitresvertes qu’on pêche fur fes côtes, 8c par le sel qu’ellefournit. Long. 16. d. 27. lat. 48. d. 48'.MARÉOTE.Nom d’un quartier d’Egypte. Contrée d’É-gypte. Maréotis. L'analogie demanderoit, ce semble ,que l’on dît Maréotule , car nous terminons en ideles noms Grecs 8c Latins en is , qui ont au génitifidos , comme nous lavons deja remarqué ailleurs.Cependant je trouve la Maréote. Les Eufébiens per-suadèrent au Comte Denis qu’il falloir envoyer desCommissairos à la Maréote , qui s’instruisistènt exac-tement de la vérité fur les lieux. Fleury. Ils dépê-chèrent un Courier, pour faire venir des Méléciensde tout le reste de l’Egypte dans la Maréote , où iln ’y en avoir point encore. Id.
M ARÉOTIDE. f. f. Nom ancien . d’un lac d’-Égypte.Maréotis. On l’appelle aujourd’hui lac d’Alexandrie.l' oye^ Alexandrie. Quelques uns disent aussi Ma-réote. L’analogie demande qu’on dise Maréoùde ;tuais l’ufage ne fuit pas toujours l’analogie.
Tome M.
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MARÉSA. Nom d’une ville de la ferre sainte. Marésa.Elle étoit dans la Tribu de Juda. Jof. XV. 4.4. C’estRoboam qui la fit bâtir. II. Parai. XI. 8. C’écoit la pa-trie du Prophète Michée. Il ne faut point écrireMare^a , comme a fait Saci.
MARESCAGE. Voye-r Marécage.
MARESCAGEUX. Voye Marécageux:'
MARESCALC 1 E. 1 . f. Vieux mot. Tribunal , jurifdic-tion des Maréchaux : aujourd’hui on L appelle Con-nétablie & Maréchaúiíée de France;'les Maréchauxde France en font les chefs, depuis que la chargede Connétable est supprimée. On trouve aussi Ma-réchase 8c Marescalfie dans le même sens.
MARESCAUCIER. v. a. Vieux mot, qui véut dire ferrer,mettre des fers. Marescaucier un cheval. Soleis fer-reis equi ungulam munire,
MARESCHAIS. Voye 3; MàRÉchais.
MARESGHAL. Voye\ Màréchal.
MARESCHAUSSÉE. Voye ^ Maréchaussée.
MARESCHIÈRE. f. f. Vieux mot , qui signifie ma-rais , lieu marécageux, marécage. Palus 3 locus pa-lustris. Li Flamens fe font rendus à grant preste prèsd’une Mareschière. Guiart.
MARESHUAN, ou MÉTASVAN. f. m. Nom duVIII e mois de l’année' des Juifs, dans lequel il n’yavoir ni fete, ni aucune autre chose remarquable.Mareshuanus mensis . Voyez Sigonius, Kalend Hebr.
8c, Torniel aux annees du monde 2 444 8c 1 444.Voye\ Marchesvan'.
MARETAMO, ou MARETIMO. Nom d’une petiteîle de la mer Méditerranée. Maritima 3 Hiera, The-rasia. Elle est vers la pointe occidentale de la Si-cile : on en tire quantité d’excellent miel, 8c elleest célèbre par la victoire que Catulle , General dela flotte Romaine , y gagna fur celle des Carthaginois.Maty.
MAlRETH. Nom d’une ville de la Tribu de Juda dansla Terre-fainte. Mareth. Voyez Jos. XV. p p.
MAREUIL. Nom d’un bourg de France fur les con-fins du Berri, du Bléfois 8c de la Tourraine, & furle bord du Cher, d’où vient qu’on Lappelle Ma-reuil íur Cher. Maroilanum Turonum , Maroialensisvicus. Valois, Not. Gall. p. 317. O11 trouve aussiMarogilum 3 mais je ne tais li c’est le même lieu.
ARFIL. ou MORFIL. f. m. Est un nom que les Mar-chands en gros donnent £GP aux dents d’éléphantnon débitées. On les appelle ivoire quand elles fonten morceaux ou façonnées en ouvrage. Ebur. Ilsl’ont pris de l’Efpagnol, où il signifie la même chose,8c vient de l’Arabe fl , qui signifie éléphant.
MARFORE , ou MARFORIO. L m. Furetiere a con-fondu Marsorio avec Pasquin. 11 n’avoit pas été àRome, ni lu les antiquités de cette ville, ni fait ré-flexion à la plupart des pafquinades, où Pasquin8c Marsorio font introduits comme des personnagesdifferens, lis font placés à Rome en des quartiers aíiezéloignés l’un de l’autre pour les distinguer , & ils nefe ressemblent guere. Pasquin est une grande figurecouchée de son long, qui reprefente 3 selon quel-ques-uns , P clticltìiiìti Jovc/ti , ôc íclon d. 3.ucrcs 1 cfleuve du Rhin, ou celui du Nar, appelé aujour-d’hui la rivière de la Néra , qui arrose l’Ombne.Pour ce qui est de Marsorio , l’on n’en fait pointl’origine. Quelques-uns disent qu’il vient de ce qu 4 ilétoit dans le Forum Augusti 3 où il y avoir un Tem-ple de Mars. De vign. Marv. C est a cette figurequ’on attache les satires que 1 on fait à Rome, aussibien qu’à celle de Pasquin, On les fait répondre ré-ciproquement. Quand Marsorio est attaqué, Paíquinrépond; 8c si c est Pal qui n , Marsorio lui réplique.La riposte doit toujours être vive , 8c piquante.Mélan. d’Hist. et de Lit.
MARFORIO est plus usité que Marsore. Pasquinetcit un Tailleur de Rome, grand railleur de pro-fession , un momus cadet, qui dans íes entretiensavec un de les voisins nommé Marsorio , fe diver-tistoit aux dépens du public. L. C. d'Oxensticn.MARGAJAT. f. m. Terme populaire & de méprisqui désigne un homme petit 8c mal fait, fans au-
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