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Ce mot vient de Matricularius. La matricule ctoitun registre public , où l'on enrôloit les pauvres quidemandoient saumoné à la porte des Eglises, òcles Marguilliers étoient les gardes de ces registres j& les distributeurs deces aumônes. Depuis , on ladit de ceux qui ont eu le foin & la garde du revenudes Eglises. Ménage. Borel le dérive de Maire deVEglise. Originairement on choilìllòit quelques-unsd'entre ces pauvres qui étoient aux portes des Egli-ses , pour y rendre les menus services, comme deles balayer , de les orner, 8c de sonner les cloches,dont les Marguilliers d’aujourd’hui ont pris la pla-ce, & qui autrefois se tenoient aux portes des Egli-ses pour les garder 8c avoir foin des autres pau-vres. On a depuis établi des Marguilliers dans lesCathédrales à limitation des Paroislès. Odon Evê-que, en a établi dans l'Eglise de Paris, quatreClercs & quatre Laïques, quia cause de leur mar-giàllerie , font un hommage lige à l’Évêque. Ils dé-voient garder l’Eglise, & sonner les cloches.
On disoit autrefois Marreglier , 8c on dit aujour-d'hui en quelques Provinces, MarilHer.
A la campagne, le Marguillier est celui qui sertà l’Eglise, 8c qui est une espèce de Bedeau. Ceuxqui ont soin de 1 oeuvre Rappellent Gagers. En Au-vergne on appelle les Marguilliers , Luminers.MARI. s. m. Celui qui est joint 8c uni à une femmepar un contrat civil, 8c avec les cérémonies de l’E-glise. Maritus , vir , coajux. Les femmes en Francefont fous la tutelle perpétuelle du mari ,* elles nepeuvent faire aucun acte fans être autorisées parleur mari. Le mari est le maître de la communauté.Mettre le fer entre les mains d’un mari pour vengerson propre honneur, ce n’est pas violer les loix, c'estles observer. S. Evr. En prenant un mari 3 on prendun maître. M. Scud. Une femme se défait d’unGalant quand elle veut ; mais il faut qu’ellc gardeun mari tant qu'il dure. Le Ch. de M. Il semblequ’aujourd hui un mari se sait une ridicule honted'aimer sa femme , 8c que la tendreííè conjugalesoit une pratique bourgeoise. S. Evr.
Le pouvoir des maris en Allemagne, même desPrinces de l’Empire à l’égard de leurs femmes &de leurs enfans , n’est point despotique 8c souverain.Pagenstecher , Jurisconsulte Allemand, a fait uneDissertation pour prouver que selon le droit naturel , un mari n’a pas un pouvoir despotique fur íàfemme , 8c que le mariage n’est pas une Monarchie.Il s’efforce d’cxpliquer le V. 22 e . du Chap. V e . del’Epître de saint Paul aux Ephélîens.
Quand Boileau dans ses vers nous dépeignit les fem-mes j
On crut qu Hymen alloìt éteindre son flambeau ;Mais Renard aussitôt en ralluma les flammes ,
Un donnant des maris aux femmes de Boileau.
Jean - Philippe Palthen , Profelleur de Droit àGrypswald, a fait une Dillertation sur un Mari dela Reine , qui n’est pas Roi , de Marito Regina ,qu’il définit un homme marié avec une Princesse,qui par droit d’héritage possède un Royaume , maisqui n’a contracté mariage avec elle qu'a conditionque son mariage nc changeroit point son état delui' mari j 8c qu’il ne lui donneroit point d’empiresur sa femme , qu’il ne pourroit partager avec ellela Royauté , ni après fa mort avoir aucun droit par-ticulier fur son Royaume, en vertu de son contratde mariage foui , 8c sans qu'il intervienne aucunautre acte. De là il conclut que dans ce cas c’est laReine qui est véritable Roi. Ce qui n’empêchepas que son mari ne puille être Roi d’ailleurs , &supérieur à íà femme-, car une fille Reine peutse marier, ou à un Prince regnant, ou à un sujet,soit qu’il soit ion sujet , ou sujet d’un Royaumeétranger. Il donne des exemples de tous ces dictearens cas, qui font Ferdinand 8c Isabelle , dont lemariage ne donna point de droit à l’un sur le Royau®e de Castille , ni à l’autre foir celui d’Arragon.
M Â R.
Jeanne , fille d’isabelie 8c Philippe d’Autnche*Philippe II. Ôc Marie Reine d Angleterre ; ics deuxJeanncs, Reines de Naples , dont 1 une épaula enpremières noces André, puis Louis 1 rince de^ la-rente , ensuite Jacques Baléare , & en quatrièmesnoces Otton , Duc de Brunswic ; & l’autre Jacques deBourbon, Comte de la Marche. Marie, seined’Ecoííe , mariée au Dauphin de France, 8c enfin *la Reine Anne , qui a compté son propre mari P ar “mi ses sujets ; ce que Palthen prouve , i°- Farceque le peuple d’Angleterre ne l’a traité que "SPrince de Dannemar„k. 2°. Parce qu’il rendoithommage à la Reine comme ses autres vassaux.3°. Qu’il lui prêtoit serment de fidélité comme fiâMinistre. Enfin , M. Palthen examine quels fourles Royaumes où ce cas peut arriver, & il ditqu’il ne peut arriver dans un Royaume électif»qu’il peut arriver quelquefois dans un Royaume h e *réditaire , jamais dans un Royaume usufructuaire,d’où il conclut qu’on ne le verra jamais en France,ni en Allemagne , ni en Pologne ; mais qu’il y ena des exemples , 8c qu’il peut encore y en avoirdans toutes les autres Monarchies de l’Europc. íjdit qu’une Reine ne doit point choisir pour mariun Roi, mais un Prince du Sang Royal , ou atfmoins un homme qui ait les qualités d’un Roi »que quand elle devient Reine , elle ne doit pointfaire pour cela divorce avec son mari 3 & que sottmari ne doit point exiger d’elle qu’elle partage aveclui, ou qu’elle lui communique la souveraine puis-sance ; qu’il n est contraire ni à la loi naturelle , nià la loi divine positive , qu’une femme ait la sou-veraine puissance civile ; que sans violer la naturede la société conjugale, le mari peut être soumis àla femme; & enfin, il répond aux difficultés quostpourroit lui fane , fur tout au endroits de l’Ecriturequ’on lui peut opposer. If III. //. Cor. XI fl-34- Gen. III. tó. Epk. K. 23. Col. III. iS. I-P. III. 1.
Le P. Bellati a fait en Italien un fort beau traitesur les obligations d’un mari Chrétien.
Nos femmes de Paris , au lieu de mon mari , di-,soient, mon mafl. Mascur.
Mari commode, floye^ Commode.
MARIABA. Ville de l'Arabie Heureuse. Ce mocsignifie une Métropole , une ville qui a autorité sucles autres.
MARIABLE. adj. m. 8c f. Qui est bon à marier ; quiest en âge de se marier. Matrimonio aptus , ma-turus , nubilis. Une fille à douze ans est mariablepar les loix. Un garçon n’est mariable qu’à quatorzeans.
§ 3 “ MARIAGE, f. m. Contrat civil, élevé à la dignitéde Sacrement, par lequel l'homme & la femmesont joints d’un lien indissoluble, qui n c peut se dis-soudre que par la mort de l’un d’eux. Matrimonium ,Conjugium. On entend ici par contrat civil , le con-sentement des conjoints donné selon les loix dsl’Etat. Car pour la validité du mariage , il n est p aSnécelîàire qu’il y ait un contrat par écrit , qui nesert qu’à constater le droit des parties contractantestouchant la dot, le douaire, le préciput, &c.
D 3 Le mariage est un Sacrement, mais un Sacrementdépendant du contrat civil ; desorte que si le con-trat est nul par défaut du consentement légitime, I eSacrement ne peut y être attaché.
Le Sacrement étant une chose spirituelle , il dépenduniquement de la puissance de l’Eglise ; mais commele Sacrement de mariage suppose une conventi 0 * 1qui précède, convention qui est un contrat civil»ce contrat est dans la main du Prince 8c de l’Érat -c est pourquoi il dépend de fa prudence de le régler»soit par rapport à sage des personnes , soit par ia P^port au consentement des pères 8c mères , soL P arapport à d’autres objets. nient
L’essencedu mariage consiste dans le consensmutuel. Le mariage est du droit des gens, & Çj] ^chez tous les peuples. Le mariage trous ai oCl ■la bonne 8c la mauvaise somme. C. B. Le 0